L’AFARD S’INDIGNE ET RECLAME…
LISTES NON PARITAIRES DES LOCALES DU 29 JUIN DERNIER

L’Association du réseau des femmes africaines pour la recherche et le développement (Afard) conteste la légitimité des listes non paritaires dans la mise en place des bureaux et commissions des conseils municipaux et départementaux dans certaines localités du pays. Elles l’on fait savoir hier jeudi, lors d’un point de presse, à leur siège, à Dakar.
Le non respect de la parité dans la mise en place des bureaux et commissions des conseils municipaux et départementaux constaté notamment à Foudiougne et ailleurs selon les premières informations a poussé le Réseau des femmes africaines pour la recherche et le développement à qualifier cette attitude de «net recul démocratique» après l’espoir suscité par le vote de la loi sur la parité en 2010 au Sénégal. «Ces remarques graves sont susceptibles de constituer une cause de nullité conformément à l’article 99 du code général des Collectivités locales et aux articles 219 et suivant et 253 du code électoral», a souligné Odile Ndoumbé Faye, porte parole du jour et secrétaire exécutif de l’Afard.
En réponse à cette mal donne «les OSC demandent ainsi à toutes les organisations ou personnes physiques ayant noté des cas de violations fragrantes des dispositions de la loi et de son décret d’application d’intenter un recours au niveau du conseil d’état pour faire invalider toute instance municipale ou départementale non paritaire. Le cadre de veille des OSC offre ainsi ses services pour accompagner les demandes de recours sur les listes non paritaires», a prévenu son secrétaire exécutif. A l’en croire «le gouvernement qui dicte l’ensemble des politiques et programmes dans son pays ne peut être bien appréhendé si on ignore la constitution que pourrait apporter la moitié de la population que sont les femmes et les filles dans les prises de décisions», s’est-elle offusquée.
Selon ses explications, «au plan économique, on peut noter globalement que les secteurs économiques n’ont significativement contribué à améliorer les situations des femmes faute de programmes inadéquats et de l’insuffisance des ressources budgétaires affectées à la lutte contre la pauvreté féminine. Mais aussi et surtout le non respect des engagements politiques pris dans le cadre des orientations et programmes spécifiques adoptés au niveau de national et les programmes au niveau international comme les Objectifs du Millénaire pour le développement (Omd)».
«L’égalité de sexe est un objet majeur de développement car elle influe aussi bien dans les résultats du développement que dans la formulation des politiques», a-t-elle soutenu. Toutefois, l’Afard se dit prête à faire de ce combat qu’est le leur, un défi.










