(SenePlus) – Avant même le coup d'envoi du Mondial 2026, une controverse enfle sur les réseaux sociaux. Des vidéos circulant ces derniers jours montrent des sélections nationales soumises à des contrôles policiers et douaniers particulièrement stricts à leur arrivée sur le sol américain. Parmi les équipes visées : les Lions de la Téranga. RMC Sport rapporte les faits.
La scène se passe en Caroline du Nord. À leur descente d'avion, les joueurs sénégalais sont passés au détecteur, un par un, directement sur la piste d'atterrissage par le Bureau des douanes et de la Protection des frontières américain. Une inspection minutieuse, filmée et largement diffusée, qui intervient quelques jours seulement avant que les Lions n'affrontent la France le 16 juin en match d'ouverture de leur groupe.
Ce traitement n'est pas isolé. La sélection d'Ouzbékistan a elle aussi subi une fouille musclée à New York, à même la rue, dès sa descente du bus devant l'Icahn Stadium. Chiens renifleurs, détecteurs de métaux, inspection des bagages : le dispositif déployé par les autorités locales était complet, en marge d'un match amical contre les Pays-Bas.
Ce qui choque, c'est moins la rigueur des contrôles que leur apparente sélectivité. Sur les réseaux sociaux, la question fuse : les équipes européennes sont-elles soumises au même traitement ? « Est-ce que les Pays-Bas ont été fouillés ou pas ? Simple question hein », s'interroge un internaute, cité par RMC. « Je me demande si les équipes européennes bénéficient du même traitement. Parce que, d'après les vidéos que je vois, cela semble concerner un certain type d'équipe », observe un autre.
Le paradoxe n'échappe à personne : « C'est une folie, tout le monde a des fusils d'assaut là-bas, mais ils inspectent comme ça des joueurs pro qui jouent la Coupe du monde et qui ont déjà été contrôlés 150 fois. »
Ces images s'inscrivent dans un contexte plus large : quelques jours plus tôt, l'arbitre somalien Omar Artan, sélectionné par la FIFA, s'était vu refuser l'entrée sur le territoire américain. Des journalistes iraniens et africains ont également signalé des refus de visa. Le Mondial 2026 s'ouvre sur une question que ses organisateurs auraient préféré éviter : l'accueil réservé aux délégations africaines est-il vraiment le même que celui réservé aux autres ?