Le Secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine, Bakary Sarr, a procédé hier soir à l’ouverture officielle de la 34ᵉ édition du Festival International de Jazz de Saint‐Louis, au nom du gouvernement et du ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. C’était en présence du maire de la ville, Mansour Faye, des adjoints du gouverneur Khoudia Leye, du préfet Cheikh Abdoukhadre Dieylani Sarr, du Di‐ recteur des Arts, de l’ambassadrice du Royaume‐Uni au Sénégal, Carine Robrats, et des représentants des institutions partenaires.
Dans son discours, Bakary Sarr a salué Saint‐Louis comme une « mémoire vivante » et un « carrefour des civilisations », classée patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour lui, la ville incarne le dialogue des cultures et le métissage sénégalais, et devient chaque année, grâce au festival, « le cœur battant du jazz africain et mondial ». Le Secrétaire d’État a insisté sur la dimension stratégique de l’événement, devenu en 30 ans un patrimoine culturel national, un outil de diplomatie culturelle et un moteur économique territorial. « Pendant le festival, les hôtels, les restaurants, les artisans et les guides vivent. C’est toute une économie locale qui s’anime », a‐t‐il déclaré, rappelant que les grands festivals sont aujourd’hui des plateformes d’innovation et des leviers d’attractivité.
Bakary Sarr a appelé à une transformation profonde du festival pour l’adapter aux mutations du secteur culturel mondial. Dans le cadre de la Vision Sénégal 2050, il plaide pour une culture pensée comme un investissement stratégique. L’objectif : faire de Saint‐Louis Jazz un marché professionnel, une plateforme numérique, un laboratoire d’innovation musicale et un hub des indus‐ tries créatives africaines. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner cette modernisation et soutient également la candidature de Saint‐Louis pour accueillir la Journée Internationale du Jazz UNESCO 2027.
« Le jazz est une musique de liberté, de dialogue et de résistance créative. À travers cette 34ᵉ édition, SaintLouis envoie au monde un message puissant : le Sénégal reste debout par sa culture et rayonne par ses artistes », a conclu Bakary Sarr.
Accueillant l’événement au nom de la Commune, Mansour Faye a exprimé joie, fierté et émotion. Il a rappelé que depuis 34 ans, le Festival de Jazz de Saint‐Louis est un patrimoine vivant et un symbole de l’identité culturelle de la ville, un carrefour de dialogue qui rassemble les peuples au‐ delà des frontières. Le maire qui a augmenté sa subvention de plus de 60 % via une convention pluriannuelle afin de structurer et professionnaliser l’événement a salué cette présence comme le reflet des liens historiques, culturels et humains entre Saint‐ Louis et l’Afrique, et comme la célébration d’une Afrique créative tournée vers l’avenir. Il a aussi présenté les projets de la ville : la requalification de la place Baya, la réhabilitation patrimoniale, et la signature d’un protocole pour la création d’un centre d’ex‐ position et d’une salle culturelle multifonctionnelle.
Mansour Faye a enfin annoncé officiellement la candidature de Saint‐Louis à l’organisation de l’International Jazz Day 2027 de l’UNESCO.
Pour Idriss Bengeloune, président du comité d’organisation, l’ouverture de la 34ᵉ édition marque la poursuite d’une histoire commencée il y a plus de 30 ans
Le Festival International de Jazz de Saint‐ Louis, c’est également le côté OFF, avec une programmation qui mêle figures établies et nouvelles voix. Des live en plein air, des apéro‐concerts et jam session dans l’ambiance unique des nuits saint‐louisiennes.
Parmi les artistes : Souleymane Faye, Wasis Diop, Timshel, Mama Sadio, Cheikh Lô, Pape Niang, Vieux Mac Faye, Nneka, Ashs The Best, Samba Laobé, Tex LBK, Ndary Diouf, Amadeus, Pape et Cheikh, Carlou D, Guneyi Meta et Thérèse Cornerstones. Un Takusanu Ndar est également prévu ainsi qu’une exposition‐photos et une collection de voitures anciennes.
La Côte d’Ivoire est l’invitée d’honneur de cette édition placée sous le thème « Ouverture vers l’Afrique », une façon de renforcer les liens artistiques et fraternels entre les peuples africains et de célébrer une Afrique créative et tournée vers l’avenir.