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Les Piques de l'As de ce mardi 9 juin 2026
 
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1005525
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Serigne Khadim Mbacké condamné à 20 ans de réclusion criminelle 
La justice a tranché dans une affaire qui a profondément marqué l’opinion publique à Diourbel. La Chambre criminelle du tribunal de grande instance a condamné, hier, Serigne Khadim Mbacké à 20 ans de réclusion criminelle pour des faits de viol et de pédophilie commis sur 28 fillettes, dont 27 fréquentaient son école coranique. Tout au long du procès, l’accusé a fermement rejeté les accusations portées contre lui. Devant la barre, il a soutenu être victime d’un complot fomenté par des personnes hostiles à son influence religieuse. Il a également affirmé que l’affaire aurait été déclenchée par une femme dont il aurait repoussé les avances. Face à ces dénégations, les victimes entendues par le tribunal ont maintenu les déclarations faites au cours de l’enquête préliminaire et de l’instruction. Leurs témoignages, jugés concordants et crédibles, ont convaincu les magistrats de la matérialité des faits. Les avocats des parties civiles, notamment Me Michel Mahécor Diouf, Me François Senghor, Me Elias Sy et Me Serigne Diongue, ont réclamé une peine à la mesure de la gravité des actes reprochés. De son côté, la défense, assurée par Me Cheikh Sy, a plaidé l’innocence de son client et sollicité son acquittement. Le ministère public avait requis une peine de 20 ans de réclusion criminelle. Au terme des délibérations, la juridiction a suivi ces réquisitions en déclarant l’accusé coupable de l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés et en le condamnant à 20 ans de réclusion criminelle. Cette décision met un terme judiciaire à l’une des affaires criminelles les plus sensibles examinées ces dernières années par le tribunal de Diourbel. 

Six individus arrêtés à Guinaw Rail 
Le Commissariat d’arrondissement de Guinaw Rail a interpellé six individus impliqués dans une affaire d’association de malfaiteurs, de vol en réunion commis la nuit, de recel et de complicité. L’opération fait suite à une plainte déposée le 31 mai 2026 par un usager victime du vol de deux motocyclettes de type Honda SH. L’enquête a connu une avancée rapide après la localisation de l’un des engins dans une station de lavage. Un suspect, déjà connu des services de police, a été surpris en possession de la moto et a indiqué l’avoir achetée auprès d’un tiers. Les investigations ont permis d’identifier puis d’arrêter le vendeur, qui a reconnu son implication dans un réseau spécialisé dans le vol de deux-roues. Guidés par les déclarations du principal mis en cause, les enquêteurs ont effectué plusieurs perquisitions ayant conduit à la saisie d’un moteur et d’une carcasse de scooter Piaggio Beverly volés, ainsi que de trois motocyclettes de provenance douteuse. Les investigations ont également révélé l’existence d’un système de modification de la couleur des engins volés afin d’échapper aux contrôles. Entendus sur procès-verbal, les six suspects ont reconnu leur participation aux faits. Ils ont tous été placés en garde à vue, tandis que la procédure judiciaire suit son cours. 

Viol sur mineure 
Le Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul COMICO a procédé, ce 5 juin 2026, à l’interpellation et à la conduite au parquet d’un individu mis en cause pour viol sur mineure. Selon un communiqué, le 1er juin 2026, les services de police ont été saisis d’une lettre-plainte dénonçant des faits de viol commis sur une jeune fille de seize (16) ans, élève en classe de Troisième. Il ressort des déclarations de la plaignante (la mère/le tuteur) que, dans la nuit du 31 mai 2026, aux environs de 20 heures, la victime est rentrée des cours du soir dans un état de détresse manifeste. Interpellée par sa famille pour clarifier la situation, l'adolescente a révélé avoir été abordée sur le chemin du retour par un inconnu. Ce dernier lui a d'abord proposé des cours de renforcement en ligne afin de l'aider à préparer ses examens, ce qui a conduit à un échange de numéros de téléphone. Profitant de ce premier contact, le mis en cause a sollicité l'aide de la jeune fille pour monter des sachets d'eau jusqu'à sa chambre. Face à ses insistances répétées, la victime a fini par accepter. Une fois à l'intérieur, l'individu a verrouillé la porte à clef avant de la contraindre à des rapports sexuels sous la menace d’un couteau. Les constatations médicales, consignées dans le rapport de réquisition gynécologique transmis aux enquêteurs, ont mis en évidence une déchirure hyménale en position de 19 heures, venant corroborer en tout point les déclarations de la victime. À l'issue des investigations et des recherches opérationnelles menées par les éléments du service, le suspect a été localisé et interpellé dans la nuit du 3 au 4 juin 2026. Conduit au siège du commissariat pour les besoins de l'enquête et interrogé sous le régime de la garde à vue, le mis en cause a partiellement reconnu les faits qui lui sont reprochés. 

Un réseau international de trafic de migrants démantelé 
L’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) de Ziguinchor a démantelé un important réseau de trafic de migrants opérant entre le Sénégal et la Gambie. Quatre suspects ont été déférés devant le Pool Judiciaire Financier le 21 mai 2026. Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants par voie maritime, complicité, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie en bande organisée. Selon les enquêteurs, le réseau disposait d’une organisation logistique bien structurée à Kafountine. Les candidats à la migration irrégulière recevaient des tickets numérotés après paiement de sommes variant entre 400 000 et 800 000 FCFA, selon leur nationalité. Les migrants étaient ensuite regroupés dans un appartement de transit où des règles strictes leur étaient imposées, notamment le confinement, l’interdiction de faire du bruit et la confiscation des téléphones afin d’éviter toute détection par les autorités. L’intervention de la Police nationale a permis de déjouer l’embarquement imminent d’une trentaine de personnes, alors qu’une centaine de candidats figuraient déjà sur les listes du réseau. Les perquisitions ont permis la saisie d’une grande pirogue équipée d’un moteur hors-bord, d’une motocyclette utilisée pour les opérations logistiques ainsi que d’un million de francs CFA en espèces. L’enquête se poursuit pour retrouver d’éventuels complices toujours en fuite. 

Un violent incendie ravage le marché central à Tambacounda 
Un violent incendie s’est déclaré tôt dans la matinée du lundi au marché central de Tambacounda, causant d’importants dégâts matériels chez les commerçants. Selon les sapeurs-pompiers, l’alerte a été reçue à 4h 52. Les secours sont intervenus sur les lieux seulement six minutes plus tard afin de circonscrire le sinistre. Malgré cette intervention rapide, les flammes ont entièrement détruit sept cantines ainsi que plusieurs étals du marché. Aucun bilan humain n’a été signalé dans l’immédiat. Les pertes matérielles sont considérables pour les commerçants touchés, dont les marchandises et équipements ont été réduits en cendres. Cet incendie est le deuxième enregistré au marché central de Tambacounda en moins d’un mois, relançant les inquiétudes sur les conditions de sécurité et de prévention des risques dans ce principal espace commercial de la région. 

Plus d’un million d’euros en billets noirs saisis 
Dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme et la criminalité organisée, la Brigade de Recherches de Dakar a procédé, le vendredi 5 juin 2026, à l’interpellation de cinq individus poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative d’escroquerie, faux monnayage et détention de matériels destinés à la contrefaçon. L’opération fait suite à l’exploitation d’un renseignement signalant l’existence d’un réseau criminel détenant une importante quantité de billets noirs. Les enquêteurs ont alors mis en place une stratégie d’infiltration leur permettant d’entrer en contact avec les suspects et de recueillir des informations déterminantes sur leurs activités. Après trois jours de surveillance et d’échanges avec les membres présumés du réseau, les gendarmes ont mené une intervention dans une maison située à Mbour. Une première perquisition a permis la découverte de plusieurs sachets contenant des billets noirs. Les investigations se sont ensuite poursuivies dans une concession à Nguérigne, où était dissimulée une autre partie du stock. Les enquêteurs y ont saisi une importante quantité de billets noirs, ainsi que divers produits chimiques et équipements utilisés dans les opérations de faux monnayage. Au total, les perquisitions ont permis la saisie de 2 115 coupures de 500 euros, représentant 1 057 500 euros, de 919 coupures de 100 dollars américains, soit 91 900 dollars, ainsi que de 685 coupures de 10 000 francs CFA, pour un montant de 6 850 000 francs CFA. Deux véhicules, un Chevrolet 4x4 et un Toyota Prado, utilisés par les membres du réseau, ont également été saisis. Une enquête est en cours afin d’identifier d’éventuelles ramifications de cette organisation criminelle. 

Dix ans de réclusion criminelle 
Dix ans de réclusion contre dix des accusés et l’acquittement pour le onzième, telle est la requête formulée hier par le Procureur de la République, dans le cadre de l’affaire de la mort atroce de Bassirou Mbaye, alors que la partie civile a réclamé la somme de 150 millions de Fcfa à titre de dommages et intérêts. Les faits macabres se sont déroulés au village de Ndièye, situé à 4 kilomètres de Pire et liés à une polémique autour de la construction d’une mosquée, engagée par Bassirou Mbaye, qui était le muezzin de la grande mosquée du village. C’est en effet à la suite d’une expédition punitive menée par une frange importante de la population, que le Muezzin Bassirou Mbaye a été atrocement tué. L’enquête s’est traduite par l’arrestation de 12 notables du village dont l’Imam et ses 2 frères, le porte-parole du chef de village et son fils. Mais l’un des accusés ayant rendu l’âme à la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Thiès des suites des maladies, c’est finalement 11 accusés qui étaient à la barre de la Chambre Criminelle du Tribunal de Grande Instance de Thiès. Et ils répondaient du chef d’accusation d’association de malfaiteurs, meurtre ; actions diverses ayant causé des dommages et les personnes et aux biens, entrave à l’exercice du culte et détention illégale d’armes. 

Seydina Oumar Touré vire Maty Sarr Niang 
Une décision administrative prise au sein de l’Agence de Sécurité de Proximité (ASP) suscite des interrogations. Le directeur général de l’institution, Seydina Oumar Touré, a procédé à un réaménagement interne marqué par le retrait de Maty Sarr Niang de ses fonctions de chargée de communication. Elle a été déchargée de ses responsabilités au sein de la cellule de communication et mise à la disposition de la Direction des ressources humaines (DRH). Ce qui a provoqué de vives réactions des militants de PASTEF sur les réseaux sociaux. 

Utilisation de chatons 
La Direction des Parcs nationaux (DPN) a fermement condamné l'utilisation de chatons dans le cadre de pratiques à caractère mystique observées lors du combat de lutte ayant opposé les lutteurs Reug Reug et Boy Niang 2, le 7 juin 2026. Des images largement relayées sur les réseaux sociaux ont suscité une vive émotion et soulevé des interrogations sur le respect du bienêtre animal. Dans un communiqué, la DPN exprime sa préoccupation face à la recrudescence d'actes de maltraitance animale constatés ces derniers temps au Sénégal. L'institution déplore notamment l'utilisation d'animaux dans des pratiques mystiques ou lors de spectacles, estimant que ces comportements portent atteinte au bienêtre animal et aux efforts de conservation de la biodiversité. La Direction rappelle que le Sénégal est signataire de la Convention sur la diversité biologique et dispose d'un cadre juridique visant à protéger la faune à travers le Code de la chasse et de la protection de la faune ainsi que les textes réglementaires en vigueur. Ces dispositions interdisent toute forme de mauvais traitement infligé aux animaux. La DPN souligne également que la capture, la détention, l'utilisation, le transport ou le mauvais traitement d'espèces de faune sauvage en violation de la réglementation exposent leurs auteurs à des sanctions administratives et pénales. Face à cette situation, l'institution appelle les citoyens, les acteurs sportifs, les médias et les utilisateurs des réseaux sociaux à promouvoir une culture de respect envers les animaux. Elle invite par ailleurs la Fédération Sénégalaise de Lutte à prendre les mesures nécessaires afin d'empêcher la répétition de tels incidents lors des compétitions. La DPN assure enfin qu'elle veillera avec la plus grande vigilance au respect de la réglementation et que toute infraction constatée fera l'objet des sanctions prévues par la loi.

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