(SenePlus) - La fête du football africain a été entachée par des débordements en tribunes lors de la finale opposant le Sénégal au Maroc. La police marocaine a procédé à l'interpellation de dix-huit ressortissants sénégalais et d'un Algérien, soupçonnés d'actes de violence et d'envahissement de terrain dans une fin de match sous haute tension.
Si le Sénégal a soulevé le trophée, la "troisième mi-temps" se joue désormais sur le terrain judiciaire pour une poignée de ses supporters. Selon une information rapportée par Le Parisien avec l'AFP ce lundi soir, dix-huit supporters sénégalais ont été placés en garde à vue sur instruction du parquet de Rabat. Ils doivent répondre « d’actes de hooliganisme commis à l’intérieur du stade ».
Un supporter algérien a également été interpellé, soupçonné pour sa part « d’incitation au hooliganisme », précise une source judiciaire citée par le quotidien francilien.
Les incidents ont éclaté dans les ultimes instants du temps réglementaire, alors que la tension était à son comble sur la pelouse. Suite à un penalty controversé accordé au Maroc et au mouvement de protestation des joueurs sénégalais, la situation a dégénéré en tribunes.
« Près d’un millier de supporters sénégalais ont tenté d’envahir la pelouse pendant près de 15 minutes », rapporte Le Parisien. Les forces de l'ordre et les stadiers ont dû intervenir pour contenir la foule, alors que des projectiles, « dont au moins une chaise », étaient lancés vers le terrain. Ces débordements sont survenus juste avant que Brahim Diaz ne manque sa tentative face au but, permettant ensuite au Sénégal de l'emporter en prolongation.
Ces arrestations s'inscrivent dans une politique de fermeté affichée par les autorités marocaines tout au long de la compétition. Début janvier, le parquet avait déjà annoncé le traitement de « 152 infractions » depuis le début du tournoi, la principale étant « l’accès ou la tentative d’accès frauduleux aux stades » (61 cas recensés).