(SenePlus) - Désigné le 19 juillet dernier président de la commission de la Cedeao, le général Birame Diop entrera officiellement en fonction le 1er septembre. Un choix que la présidence sénégalaise justifie moins par le poids politique du personnage que par un parcours professionnel jugé rare, à la croisée du militaire et du diplomatique.
Pilote formé à l'école de guerre de Paris et à l'école royale de l'air du Maroc, Birame Diop s'est spécialisé au fil de sa carrière dans la résolution des conflits. Un cadre de la diplomatie sénégalaise, cité par Jeune Afrique, souligne que cette double casquette en fait un « interlocuteur crédible », capable de dialoguer aussi bien avec les états-majors qu'avec les chancelleries.
Cette expertise s'est construite sur le terrain onusien où entre 2021 et 2024, il a occupé le poste de conseiller militaire du secrétaire général des Nations unies au sein du département des opérations de maintien de la paix, après être passé par des missions en RDC. Un passage qui lui a permis, selon la présidence sénégalaise citée par JA, de se constituer un solide réseau diplomatique international.
Ancien chef d'état-major général des armées puis ministre des Forces armées, Birame Diop a également géré directement la résurgence des tensions sécuritaires à la frontière est du Sénégal, face à la pression croissante des groupes jihadistes dans la région.
Dans les rangs de l'armée sénégalaise, son nom est associé à une réputation de consensus rare dans les hautes sphères militaires. Un gradé cité par le magazine panafricain le décrit comme quelqu'un qui « n'est pas clivant » et qui « a toujours fait l'unanimité » dans les postes qu'il a occupés. Une aptitude renforcée par plusieurs avancées sociales obtenues pour les militaires durant sa période à la tête de l'armée, qui lui ont valu un soutien large au sein de l'institution.