(SenePlus) - Dans la tourmente après la diffusion de propos haineux par l'une de ses collaboratrices sur les réseaux sociaux, l'Université Internationale de Casablanca a réagi avec fermeté. L'établissement annonce le licenciement immédiat de l'enseignante et réaffirme son identité panafricaine.
La tension post-finale Maroc-Sénégal a débordé du cadre sportif pour éclabousser le monde académique. L'Université Internationale de Casablanca (UIC) a annoncé, dans un communiqué daté du 22 janvier, avoir mis fin aux fonctions d'une de ses enseignantes. Cette décision fait suite à la publication par cette dernière de propos jugés « choquants » et « racistes » à l'encontre de la communauté sénégalaise, en marge de la défaite des Lions de l'Atlas.
Bien que l'université précise que ces déclarations ont été faites « à titre strictement personnel » et « en dehors de tout cadre institutionnel », elle a choisi d'assumer sa « responsabilité morale ». « La personne concernée n'exerce désormais plus aucune fonction au sein de l'établissement », tranche le communiqué, évoquant une sanction prise « avec diligence, sérieux et fermeté » après un examen rigoureux des faits.
Face à l'émotion suscitée, notamment au sein de sa communauté étudiante très cosmopolite, l'UIC a tenu à rappeler ses fondamentaux. Se définissant comme une « université panafricaine », elle insiste sur son attachement indéfectible aux valeurs de « respect, de dignité humaine, de diversité et de vivre-ensemble ». Ces principes, qualifiés de « non négociables », constituent selon elle le socle de son projet éducatif.
L'établissement appelle désormais à « l'apaisement » et au « respect mutuel », promettant de tirer les leçons de cet incident pour garantir un environnement « serein, sûr et respectueux » à tous ses membres.