Le royaume n’a pas démordu, jamais démordu. A aucun moment, je n’ai pensé qu’ils en arriveraient là avec nous. Toutes les théories d’ancienneté de nos liens religieux et diplomatiques ont été rangées aux oubliettes. Les espoirs qu’ils nourrissaient sur la CAN, organisée chez eux, se sont envolés du fait des nègres sénégalais. Le football n’est et ne restera qu’un jeu. Le meilleur a gagné.
Le Sénégal a gagné avec une magnifique équipe constellée d’étoiles virevoltantes et étincelantes. Cela a été constaté et vérifié par tous les sportifs du stade de Rabat et du monde rivés devant le petit écran. Nos joueurs ont été sacrés devant un public consterné et sont rentrés au bercail avec le trophée et les médailles. Le royaume frustré au plus haut point, commença donc à montrer son véritable visage de mauvais perdant. On oublie vite fait l’épisode du recours à la CAF et les manipulations et les discordances de cette instance. Tout un peuple a rejeté son verdict de retirer la coupe au Sénégal.
Comme tous les vrais sportifs du monde sauf ces Marocains qui ont pavoisé de recevoir ce trophée après recours. Ces sujets marocains avaient carrément oublié que le foot se joue au stade. Pas dans des bureaux climatisés occupés par des acteurs corrompus. Le président de la Fédération royale de football voyait tous ses plans annihilés par les Sénégalais. Il se voyait déjà, dans ses rêves, remettre la Coupe à son roi immédiatement après le sacre au Palais et devant les télévisions du monde entier. Et au lieu d’en vouloir à Birahim Diaz et son Panenka manqué, lui et sa suite déversent toute leur bile sur le Sénégal.
Non seulement en prenant en otages des supporters qu’ils traitent de hooligans, ce qui est faux car toutes les vidéos montrent qu’ils ont répliqué à des attaques de policiers et supporters marocains. Leur procès du lundi dernier était simplement bancal. La justice marocaine ignore que le Sénégalais préfère être tué que d’être déshonoré.
Ainsi après les péripéties avec la CAF, le Sénégal s’est adressé au TAS pour régler définitivement ce dossier. En attendant ce verdict, nous ne pouvons que nous désoler de ces prises de positions farfelues des médias qui ont tout oublié sauf d’être marocains. Et que dire du Net où tous les extrêmes sont constatés de part et d’autre sauf qu’ils ne parlent jamais de foot, définie comme intelligence en mouvement. Ce football étalé lors de cette finale avec ses péripéties certes mais jouée jusqu’au bout sous les yeux d’un arbitre qui a accordé un pénalty au Maroc et validé autant que faire se peut le but anthologique de Pape Gueye. Ce soir‐là, au stade ou devant la télé, la fierté d’être sénégalais a envahi tous les spectateurs. Ce missile de Pape signifiait non seulement une victoire mais aussi une deuxième étoile sur la poitrine.
Cette joie et cette fierté que simplement le Royaume marocain veut nous arracher. Impossible parce que réactions instantanées d’un peuple aux anges. Les Marocains nous fréquentaient sans nous connaitre. Nous sommes nègres et très chevaleresques.
A Dieu ne plaise si le TAS vous désignerait gagnant, vous seriez le seul pays au monde à jubiler ou pas sur le bien légitime d’Autrui.