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Italie: Giovanni Simeone, le nom du fils
 
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Simeone, un nom dur à porter pour un footballeur ? Pas vraiment pour Giovanni Simeone, le fils de Diego l'entraîneur de l'Atletico Madrid, qui, pour sa première expérience en Europe, a déjà marqué 10 buts avec le Genoa en Championnat d'Italie.

Le 27 novembre, l'Italie du football a eu un flash: à presque 17 ans d'écart, la famille Simeone malmenait à nouveau la Juventus Turin.

En avril 2000, Simeone père avait en effet marqué sous le maillot de la Lazio le but d'une victoire 1-0 contre la "Juve" qui allait s'avérer cruciale sur la route du titre décroché par les Romains.

Retour en 2016 et, cette fois, c'est sous les coups de Simeone fils que les Turinois s'inclinent lourdement face au Genoa: 3-1 et doublé du jeune Argentin de 21 ans.

"Je lui avais parlé cette semaine et il m'avait dit que les Simeone ont dans le sang de marquer contre la Juve", plaisantait après le match Giovanni, débarqué quelques mois plus tôt de River Plate pour moins de cinq millions d'euros.

S'il avait porté un autre nom, on pourrait dire qu'il est arrivé en Serie A dans l'anonymat, destiné à être le remplaçant de Leonardo Pavoletti et à "apprendre" le football européen.

Mais pour lui, l'anonymat est impossible. Et puisque son nom était déjà connu, Giovanni Simeone s'est chargé par ses performances de se faire un prénom.

- 'fils de' -

Né à Madrid, Simeone connaissait déjà l'Italie pour avoir vécu, enfant, à Rome ou Milan au gré des contrats de joueur de son père.

"Je me souviens de lui l'année du scudetto (2000, ndlr). Il avait quatre, cinq ans. Il venait sur le terrain avec son père et il voulait prendre le ballon. Il envahissait l'entraînement", racontait ainsi mi-janvier l'entraîneur de la Lazio Simone Inzaghi, avant-centre du club romain à l'époque.

La suite a parfois été moins gaie, le nom de Simeone pouvant en certaines occasions virer au fardeau.

"A 12-13 ans, à mon arrivée dans les équipes de jeunes de River, certains coéquipiers pensaient que je n'étais là que parce que j'étais un +fils de+. Ils ne me considéraient pas comme un des leurs", explique ainsi celui qui s'est fait tatouer au-dessus du poignet gauche le logo de la Ligue des champions.

Mais le jeune homme n'a évidemment pas lâché, ça n'est pas le genre de la famille. De son père, il dit ainsi avoir hérité "la détermination, l'entêtement et la rage", ainsi qu'un conseil: "L'effort est la seule chose qui ne soit pas négociable dans le football."

- 'je préfère Gio' -

Pour le reste, Simeone Jr coupe court: "Les comparaisons avec lui n'ont pas de sens. Nous sommes des joueurs différents."

"El Cholo", son père, était un milieu de terrain au monstrueux volume de jeu; lui est un attaquant complet, rapide, malin, très travailleur et bon buteur, qui dit s'inspirer du capitaine de l'Inter Mauro Icardi, avant-centre comme lui et à peine plus âgé (23 ans).

Son président au Genoa, Enrico Preziosi, qui l'évalue déjà à 30 millions d'euros, voit de son côté en lui "un Filippo Inzaghi en encore plus volontaire, meilleur technicien aussi". "Je le verrais bien à la Juve. Il a des statistiques de grand joueur", ajoute Preziosi.

Dix buts en Championnat avant d'aller défier Naples vendredi, de quoi effectivement parvenir à parler parfois d'autre chose que de ce père, joueur adulé devenu entraîneur admiré et convoité.

Mais "ce nom n'est pas un poids, c'est un motif de fierté", assure celui qu'on surnomme parfois "Cholito", le petit "Cholo". "Cholito ? Je préfère Gio", a-t-il pourtant lâché il y a quelques semaines. Les références au père, ça va un moment.

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