Réélu, dimanche dernier, au poste de président de la Fédération sénégalaise de karaté (Fsk), Mamadou Sarr s’engage à faire rayonner la discipline sur la scène continentale et internationale.
Hier, il était attendu qu’il se bombe la poitrine pour montrer qu’il a triomphé devant ses détracteurs. Montrer qu’il n’est pas ce banni du karaté sénégalais que le camp de Yatma Lô voulait bouter hors de l’instance dirigeante de la discipline. Que nenni. En gentleman, Mamadou Sarr a fait fi du passé. Il a refusé de revenir sur ce tourbillon qui a freiné, pendant près de deux mois, le fonctionnement du bureau fédéral.
Face à la presse, hier, au siège de la Fédération sénégalaise de Karaté (Fsk), Mamadou Sarr veut être un fédérateur, un président qui va travailler pour le développement et le rayonnement du Karaté sénégalais sur la scène continentale et internationale. Au cours de son mandat de quatre ans, il s’est engagé à œuvrer «pour la réunification du karaté, de réussir une bonne gouvernance et de gérer la structure sous le signe de la transparence dans la gestion. Comme tâche, je m’engage à être un fédérateur. Et, je ne faillirai, pour rien au monde, de réussir cette mission de fédérer la Fédération», a promis le patron du karaté sénégalais.
Interrogé sur le démarrage de la saison, il a fait noter que celle-ci va commencer incessamment. «Je compte démarrer la saison, parce que nous avons accusé un léger retard. Nous allons commencer à la fin du mois. Plus précisément, nous allons tenir notre premier Comité directeur le dernier week-end du mois de mars. Et la semaine suivante, nous allons démarrer la saison par un stage technique», a détaillé Mamadou Sarr. «Je m’engage à appliquer une politique de développement du karaté, d’une manière générale. Et pour réussir cette politique, je mise pour la réconciliation, la réunification de la famille du karaté au tour de l’essentiel : son développement».
Par ailleurs, le patron du karaté sénégalais n’a pas manqué l’occasion de relever son gros souci. Celui-ci, renseigne-t-il, est relatif à la formation de la petite catégorie. Sur ce volet, Mamadou Sarr assure qu’il ne va ménager aucun effort pour sortir la discipline de l’ornière. «Je compte mettre l’accent sur la formation des jeunes. Cela nous permettra à l’avenir de reconquérir des médailles sur la scène internationale».
Répondant à la question relative au cas des athlètes qui disparaissent à l’issue des compétitions organisées hors du pays, Mamadou Sarr précise que c’est un mal du sport au Sénégal en général, et du karaté en particulier. Il préconise dans le secteur dont il dirige, une politique sociale, c’est-à-dire, créer au niveau de la Fsk une coopérative pour les athlètes au niveau national. «Au niveau de la fédération, nous comptons tisser un partenariat avec les sociétés de la place, afin de trouver des lendemains meilleurs pour nos athlètes»
Elu président de la Fsk, à l’issue de l’Assemblée générale du mois de mars 2012, Mamadou Sarr, après neuf mois passés à la tête de la structure, est devenu persona non grata. Il a été accusé d’un manque de professionnalisme dans sa manière de manager, de mauvaise gestion et d’incompétence dans le travail par une partie du bureau fédéral. Il sera destitué de son poste au sortir d’une réunion du Comité directeur, du 08 décembre dernier (15 voix contre 5). A sa place, Sensei Yatma Lô sera promu. Dimanche dernier, la grande famille du karaté sénégalais a réinstallé Mamadou Sarr au trône. Mettant ainsi fin à une injustice.