Skip to main content
La démocratie, c'est de l'esclavage pour Ibrahim Traoré
Un an après la proclamation de la Révolution progressiste populaire, le président burkinabè a livré jeudi une critique frontale du modèle démocratique occidental, qu'il accuse de « tuer »
 
ID
1003832
{"id":1003832,"title":"La démocratie, c'est de l'esclavage pour Ibrahim Traoré","subheadline":"Un an après la proclamation de la Révolution progressiste populaire, le président burkinabè a livré jeudi une critique frontale du modèle démocratique occidental, qu'il accuse de « tuer » ","image":"/sites/default/files/2026-04/Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202026-04-03%20a%CC%80%2019.04.34.png","link":"/article/la-democratie-cest-de-lesclavage-pour-ibrahim-traore"}
  • https://www.youtube.com/watch?v=Z0xroLNltHk

(SenePlus) - « Il faut que les gens oublient la question de la démocratie », a martelé le capitaine Ibrahim Traoré lors d'un entretien au palais présidentiel de Koulouba diffusé jeudi par la radiotélévision du Burkina (RTB). Le président burkinabè, interrogé sur les dispositions de la charte de la révolution récemment adoptée, n'a pas mâché ses mots : « La démocratie, c'est pas pour nous. La démocratie telle que ces gens-là nous font voir la démocratie, c'est pas ça, ça nous intéresse pas. On ne veut même pas de ça. »

Pour le chef de l'État burkinabè, cette notion constitue même un danger mortel pour le continent. « Normalement, si on parle de démocratie à un africain, celui qui vient comme ça, vous parlez de démocratie, faut fuir comme ça. La démocratie tue », a-t-il affirmé devant des journalistes burkinabè.

À l'appui de sa démonstration, Ibrahim Traoré a invoqué le cas libyen. « Regardez la Libye, c'est un exemple à côté de nous. Il vivait en paix. L'eau était gratuite. Il y avait tellement de choses gratuites. Quand les gens se marient, ils avaient déjà des primes sociales et tout. Mais aujourd'hui, les Libyens, il y en a qui se promènent avec des bidons pour chercher l'eau un peu partout », a-t-il déclaré lors de l'entretien retransmis. « Regardez la misère qu'il y a. Combien de centaines de milliers d'enfants sont morts ? C'est ça la démocratie. Partout où ils veulent installer la démocratie dans le monde, c'est dans le sang », a-t-il poursuivi.

Le président a enfoncé le clou : « Que Dieu nous épargne de cette démocratie. Nous, nous avons notre modèle. On ne cherche même pas à ressembler à quelqu'un. » Interrogé par la RTB sur sa vision politique, il a ajouté : « Les gens sont là, la démocratie c'est de l'esclavage. Il y a pas de démocratie dans ce monde. Ils le font quand ils veulent et pour l'instaurer, il tue. La démocratie qui tue. Nous ne voulons pas de démocratie. »

En fin d'entretien, revenant sur le message adressé à la jeunesse africaine, Ibrahim Traoré a réitéré sa position. « Il faut que les africains arrêtent de se leurer. La démocratie telle que on nous l'a dit ne développe pas. C'est faux. Tous les peuples sont passés par une révolution avant d'arriver à la démocratie », a-t-il déclaré sur la RTB. « Si on se met en tête que nous sommes dans les années 1800 par rapport au pays développés, il faut une vraie révolution », a ajouté le chef de l'État burkinabè.

Selon lui, cette révolution doit être globale : « Révolution dans le comportement, c'est-à-dire le mental, révolution industrielle, révolution dans tous les secteurs pour essayer de créer et devenir nous-même pour rattraper ce retard. » Le président a conclu sur une mise en garde : « Il faut oublier la notion de démocratie. Il faut prendre l'esprit révolutionnaire, révolutionner nos vies. Et l'esprit révolutionnaire, ça demande beaucoup de sacrifice. »

Cet entretien, diffusé jeudi par la RTB, intervient un an jour pour jour après la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP) au Burkina Faso, le 1er avril 2024.

1003832
ID
1003832
Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
1
2

Vos Articles Préférés de la Semaine

3