Skip to main content
LA FACTURE DE L’ELECTRICITE REPRESENTE 10% DU CHIFFRE D’AFFAIRE DE SENELEC
30 MILLIARDS DE DEPENSES PUBLIQUES D’ELECTRICITE PAR AN
 
ID
94390
{"id":94390,"title":"LA FACTURE DE L’ELECTRICITE REPRESENTE 10% DU CHIFFRE D’AFFAIRE DE SENELEC","subheadline":"30 MILLIARDS DE DEPENSES PUBLIQUES D’ELECTRICITE PAR AN","image":"/sites/default/files/migrated_images/centrale_electrique.jpg","link":"/article/la-facture-de-lelectricite-represente-10-du-chiffre-daffaire-de-senelec"}

L’étude sur «l’analyse suivi et réduction des dépenses d’électricité du secteur public»’ de l’Agence pour l’Economie et la maitrise de l’électricité (Aeme) a révélé que la facture d’électricité annuelle de l’Etat est de 30 milliards Fcfa dont les 17 milliards consommés par les services de Dakar. Par ailleurs, du fait des anomalies, fraudes, estimations de facture entre autres, l’Etat perd beaucoup d’argent. L’Aeme a pu permettre une économie de plus de 400 millions de Fcfa et veut 4 milliards.

La maitrise de l’énergie, la rationalisation de sa consommation sont primordiales pour la baisse des coûts et un accès universel à cette ressource. Constatant d’énormes gâchis liés à la consommation publique d’électricité, l’Agence pour l’Economie et la maitrise de l’électricité (Aeme) a lancé l’étude «Analyse suivi et réduction des dépenses d’électricité du secteur public» (Sardel). Présentant les résultats de cette étude, le Directeur technique de l’Aeme, Daouda Gassama, a indiqué que la facture d’électricité du secteur public sénégalais a été de 30 milliards Fcfa en 2014 soit 10% du chiffre d’affaire de la Senelec. Cela fait de l’Etat et de ses services, avec 7000 abonnements  représentant seulement 0,1% des clients de Senelec, le consommateur de 7% des ventes de la Senelec.

L’ETAT PREMIER CONSOMMATEUR D’ELECTRICITE

La région de Dakar est la région où les services de l’électricité consomment plus d’énergie avec une facture de 17 milliards Fcfa soit 57% de la consommation globale de l’Etat. Dans la capitale, l’administration centrale est facturée à 7 milliards Fcfa par an, les collectivités locales à 6 milliards et le reste est consommé par les établissements publics autonomes. Le Directeur Technique de l’Aeme, Daouda Gassama, explique cette forte consommation par le fait de beaucoup d’anomalies dont des consommations nulles à la suite d’un déménagement de l’Etat sans qu’il y ait résiliation de l’abonnement ; l’Etat continue de payer les factures des bâtiments qu’il n’occupent plus. Il y a aussi des abonnements inadaptés et la fraude de l’électricité par des non ayants droit. En 2015, pour 26 bâtiments inoccupés par l’Etat, ses services ont continué à payer des factures de 19 millions de francs Cfa. Concernant la problématique de l’éclairage public, l’étude de l’Aeme explique que les factures élevées sont le résultat de lampadaires allumés toute la journée, faute d’horloges astronomiques devant fonctionner de 19 heures à 6 heures du matin.

Cependant, le plus frappant dans cette étude, ce sont les cas d’erreurs de facturation qui font perdre au service public beaucoup d’argent. C’est ainsi qu’un centre de formation qui payait 400.000 Fcfa a vu sa facture passer à 20 millions Fcfa.

L’université Alioune Diop de Bambey qui recevait des factures 5 millions Fcfa a vu sa consommation grimper à 75 millions Fcfa du fait d’erreurs de la Senelec. 

LA SENELEC ESTIMAIT AU MEME NIVEAU LES FACTURES DU STADE LSS, DU BUILDING ADMINISTRATIF, CONSOMMATION OU PAS 

Les estimations de la Senelec du fait du non passage des agents releveurs sont aussi pointées du doigt concernant le coût excessif de l’électricité. Sur ce, plusieurs cas ont été relevés par l’étude. Le stade Léopold Sédar Senghor a attiré l’attention de l’Aeme, car sa facture reste figée entre 6 et 7 millions Fcfa qu’il y ait événement ou pas dans cet établissement. Dans le même sens, le building administratif qui recevait une facture estimée par la Senelec à 12 millions Fcfa lorsqu’il abritait les ministères continuait de recevoir le même montant en 2015, même sans consommation, pendant la période de réfection. Compte tenu de cette irrégularité, l’agence dirigée par Birame Faye a saisi la Senelec pour la baisse de cette facture qui a été ramenée à 40.000 francs Cfa soit le prix de la taxe fixe. En raison de tout cela, l’Aeme a relevé 2,8 milliards Fcfa de factures estimées par la Senelec. Pour 2016, ce chiffre est estimé à 13 milliards Fcfa pour le secteur public.

SOUSCRIPTIONS PAS ADAPTEES DU TRIBUNAL DE DAKAR ET DU TUNNEL DE SOUMBEDIOUNE

L’étude constate aussi des abonnements à des puissances inadaptées. C’est le cas du Tribunal de Dakar qui, depuis sa construction, avait une souscription dont les 900 Kilowatts ne servaient à rien. Après la correction de cette souscription par l’Aeme, la facture d’électricité du tribunal a baissé de 11 millions Fcfa en quelques mois. Le tunnel de Soumbédioune aussi a eu une souscription à 870 kilowatts, soit une prime fixe de 3 millions Fcfa par facture quelle que soit la consommation ; après la correction de cette souscription, la facture d’électricité du tunnel est passée de 9 millions à 6 millions Fcfa. Ce qui fait dire à M. Gassama, par ailleurs, coordonnateur du programme Sardel, qu’avec la correction des mauvaises souscriptions, l’Etat va gagner 800 millions Fcfa. Avec un investissement de 750 millions Fcfa pour l’efficacité énergétique, dit-il, le Sénégal va économiser 4 milliards Fcfa. Ainsi, le Directeur de l’Aeme, Birame Faye, indique qu’avec le programme Sardel, l’Etat vise à réduire sa facture d’électricité estimée à 30 milliards Fcfa dont 22 milliards pour l’administration centrale de 10 à 15%.

94390
ID
94390
Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
1
2

Vos Articles Préférés de la Semaine

3