(SenePlus) - La Guyane française a officiellement intégré la Communauté des Caraïbes (Caricom) en qualité de membre associé, une étape qui marque un renforcement de son ancrage régional. L'adhésion a été actée le 7 juillet 2026, lors de la 51ᵉ Conférence des chefs de gouvernement de la Caricom, organisée à Sainte-Lucie, selon des informations publiées ce 7 juillet 2026 par AFP.
Cette décision intervient un an après l'entrée de la Martinique au sein de l'organisation sous le même statut. Créée en 1973, la Caricom rassemble quinze États membres des Caraïbes, dont Haïti, le Guyana, la Jamaïque et Trinité-et-Tobago, avec pour objectif de renforcer l'intégration économique, la coopération politique et le développement régional.
L'adhésion de la Guyane intervient quelques semaines après celle de la Martinique, devenue officiellement membre associé de la Caricom le 16 juin 2026, après l'entrée en vigueur de l'accord signé en février 2025 à la Barbade par le président du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Martinique, Serge Letchimy. La Martinique a participé pour la première fois en tant que membre associé à la 51ᵉ Conférence des chefs de gouvernement de la Caricom, organisée du 5 au 8 juillet 2026 à Sainte-Lucie. Selon le Secrétariat de la Caricom (5 juillet 2026), cette adhésion porte à sept le nombre de membres associés de l'organisation
En tant que membre associé, la Guyane pourra participer aux réunions de l'organisation et accéder à plusieurs programmes de coopération dans des secteurs comme la santé, l'éducation, la gestion des catastrophes naturelles, l'innovation numérique ou encore la lutte contre le changement climatique. En revanche, elle ne disposera pas de droit de vote et ne pourra pas intervenir sur les questions relevant de la politique étrangère ou de la politique commerciale, compétences qui demeurent respectivement celles de la France et de l'Union européenne.
Cité par l'AFP, Gabriel Serville, président de la Collectivité territoriale de Guyane, estime que cette adhésion ouvre « de nouvelles perspectives de coopération » dans plusieurs domaines stratégiques pour le territoire. De son côté, Olivier Plançon, ambassadeur de France au Guyana et représentant permanent auprès de la Caricom, souligne que l'organisation constitue le cadre de coopération régionale « le plus ancien et le mieux structuré » des Caraïbes, avec des mécanismes couvrant notamment la sécurité, la santé, l'éducation et le financement du développement.
Selon une source diplomatique française citée par l'AFP, les engagements pris par la Guyane au sein de la Caricom seront effectués au nom de la France et devront rester conformes au droit français et au droit de l'Union européenne. Cette contrainte exclut notamment toute participation aux dispositifs de libre circulation des personnes existant entre plusieurs États membres de l'organisation.
La demande d'adhésion de la Guyane remontait à 2012. Comme ce fut le cas pour la Martinique, son entrée dans la Caricom devra encore être validée par le Parlement français avant de produire pleinement ses effets juridiques.