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La Plateforme progressiste panafricaine appelle à la justice sociale et à une refonte institutionnelle
Entre analyse du contexte politique et appel aux réformes, Seen égal-e Seen égalité invite les autorités à engager un nouveau contrat social afin de répondre aux attentes sociales et démocratiques des Sénégalais.
 
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1003835
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(SenePlus) - Dans un communiqué publié à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, Seen égal-e Seen égalité, la Plateforme progressiste panafricaine analyse la situation politique et économique du pays et appelle les autorités à engager des réformes institutionnelles, à apaiser les tensions sociales et à renforcer la justice sociale.

Le mouvement dit s’être volontairement abstenu d’intervenir dans le débat public durant les deux dernières années « par souci patriotique, par respect du verdict électoral et par empathie pour la situation complexe que devait relever la frange de gauche au sein du nouveau régime ».

Selon ses responsables, le Sénégal traverse « une période tendue, tumultueuse mais aussi exaltante », marquée par une recomposition politique dans la sous-région et l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle coalition portée par le PASTEF et ses alliés. Le communiqué rappelle que cette alternance s’est opérée dans un contexte particulier, où « des leaders encore emprisonnés quelques jours auparavant sont désormais à la tête d’un projet qualifié de souverainiste et panafricain ».

La plateforme estime toutefois que le nouveau pouvoir se trouve confronté à des défis institutionnels et politiques importants. Elle évoque notamment « l’ossature constitutionnelle » qui « ne s’accommode pas d’un pouvoir bicéphale », ainsi que des contradictions internes au sein du noyau dirigeant et du parti au pouvoir. Malgré ces tensions, le communiqué reconnaît que « ces turbulences n’ont pas empêché le fonctionnement des affaires courantes » et que certaines initiatives gouvernementales ont été engagées, notamment autour de la vision « Sénégal 2050 » et d’une stratégie nationale de développement.

Le texte souligne également plusieurs mesures attribuées au gouvernement, parmi lesquelles « une maîtrise relative de l’inflation avec une baisse de prix de certaines denrées », l’adoption de budgets et de politiques publiques, ou encore « une fermeté dans la négociation avec le FMI et les agences de notation ». La plateforme mentionne aussi la diversification des sources de financement et l’ouverture de discussions jugées plus transparentes dans certains secteurs stratégiques comme la pêche, le pétrole et le gaz.

Cependant, l’organisation estime que les effets de ces mesures restent encore peu perceptibles pour la population. Elle évoque notamment une situation économique difficile et des tensions sociales dans plusieurs secteurs. Le communiqué fait référence à un audit affirmant que le régime précédent aurait accumulé environ « 7 milliards de dollars de dette non rapportée », portant la dette totale à un niveau équivalant à 130 % du produit intérieur brut.

Face à cette conjoncture, la Plateforme progressiste panafricaine appelle les autorités à prendre plusieurs mesures, parmi lesquelles « une commission d’enquête indépendante sur les crimes de sang et les crimes économiques pour la fin de l’impunité », ainsi qu’un arrêt des « querelles de positionnement électoralistes » afin de privilégier l’intérêt général. Elle plaide également pour « un apaisement des tensions sociales », une politique plus orientée vers la justice sociale, notamment en faveur des femmes et de la jeunesse, et un renforcement de l’intégration régionale.

Sur le plan institutionnel, la plateforme défend l’idée d’une assemblée constituante chargée d’élaborer une troisième République. Selon le communiqué, cette démarche permettrait « l’avènement d’une démocratie substantive résolument africaine » et contribuerait à corriger les déséquilibres institutionnels, notamment en limitant l’hyperprésidentialisme et en renforçant la séparation des pouvoirs.

Enfin, l’organisation affirme vouloir promouvoir un « nouveau contrat social » fondé sur l’égalité, les droits humains et le progrès social. Elle appelle l’ensemble des forces politiques et sociales à s’unir pour « la construction de notre avenir continental », dans une perspective panafricaine et inclusive.

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