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L’Afrique se réchauffe plus vite que le reste du monde
En 2025, plus de 13 millions de personnes ont été touchées, par des catastrophes climatiques à travers le continent, tandis que plus de 3.000 décès ont été recensés
 
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(SenePlus) - Les effets du changement climatique se manifestent avec une intensité croissante sur le continent africain. Dans son dernier rapport, publié le 18 juin 2027, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dresse un constat préoccupant. Selon les données, l’Afrique connaît un réchauffement plus rapide que la moyenne mondiale et subit de plein fouet la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes.

L’année écoulée a été marquée par des conséquences humaines particulièrement lourdes. L'année dernière, plus de 13 millions de personnes ont été touchées, par des catastrophes climatiques à travers le continent, tandis que plus de 3.000 décès ont été recensés. Les inondations figurent parmi les événements les plus fréquents et les plus meurtriers. Au Nigeria, de fortes crues ont causé la mort de plus de 200 personnes au mois de mai. Quelques semaines auparavant, des inondations en République démocratique du Congo avaient déjà fait plus de 160 victimes.

D’autres régions ont été confrontées à des conditions climatiques extrêmes. L’Afrique de l’Est a notamment subi une sécheresse qui a touché plus de 8,5 millions de personnes, alors que la saison cyclonique dans le sud-ouest de l’océan Indien s’est révélée particulièrement active.

Au-delà de ces événements, les données recueillies par l’OMM confirment une tendance de fond. Le continent se réchauffe à un rythme accéléré. Les températures observées ces dernières décennies montrent une progression plus importante que lors des périodes précédentes. En 2025, la température moyenne enregistrée sur les terres africaines figurait parmi les plus élevées jamais mesurées.

Les écarts les plus significatifs ont été relevés en Afrique du Nord, notamment sur les côtes méditerranéennes de l’Algérie et de la Tunisie. D’après la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, les manifestations du dérèglement climatique sont désormais visibles dans toutes les régions du continent, qu’il s’agisse de la hausse des températures, des sécheresses prolongées, des inondations ou encore de la montée du niveau de la mer.

Le rapport souligne également la disparition progressive des glaciers africains. Aujourd’hui, ces formations de glace ne subsistent plus que dans quelques zones de haute montagne, notamment sur le Kilimandjaro, le mont Kenya et le massif du Rwenzori. Le cas du Kilimandjaro illustre l’ampleur du phénomène. Sa couverture glaciaire a été réduite à une fraction de ce qu’elle était au début du XXe siècle.

Les scientifiques estiment que les glaciers du continent ont perdu plus de 90 % de leur superficie depuis la fin du XIXe siècle. Cette fonte accélérée modifie les ressources en eau disponibles et accroît certains risques naturels, notamment les inondations liées aux lacs glaciaires.

Parallèlement, les côtes africaines font face à une élévation continue du niveau de la mer. Dans plusieurs régions, cette hausse dépasse la moyenne mondiale observée depuis la fin des années 1990. Les littoraux de l’océan Indien et de la mer Rouge figurent parmi les zones les plus exposées, renforçant les menaces qui pèsent sur les populations côtières, les infrastructures et les écosystèmes.

Face à ces évolutions, l’OMM appelle à renforcer les capacités d’adaptation des pays africains, qui demeurent parmi les plus vulnérables aux conséquences du réchauffement climatique malgré leur faible contribution historique aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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