La célébration du 66e anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale a vécu. Délocalisé à Thiès, le gigantesque défilé national civilo‐militaire s’est déroulé en présence du chef du l’Etat Bassirou Diomaye Faye et de l’invité d’honneur, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la République du Gabon. Une occasion unique pour le Sénégal de bander ses muscles à travers une démonstration d’une partie de son arsenal de guerre. Une parade dissuasive dans une sous‐région devenue l’épicentre de nombreux conflits et tensions géopolitiques.
4 avril 1960 ‐ 4 avril 2026. Il y a 66 ans le Sénégal est indépendant. Pour la célébration de cette date marquant notre accession à la souveraineté internationale, la grande parade nationale civilo‐militaire quittant le boulevard Général De Gaulle de Dakar s’est déroulée sur l’avenue de Caen à Thiés. Un gigantesque défilé délocalisé présidé par le chef du l’Etat Bassirou Diomaye Faye ayant à ses cotés son invité d’honneur, le Président de la République du Gabon, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema. Un détachement des Forces Armées gabonaises a pris part au défilé pour symboliser la solidité des liens d’amitié et de coopération entre Dakar et Libreville.
Celui qui désire la paix devrait préparer la guerre ; surtout dans une Afrique devenue l’épicentre mondial de l’extrémisme violent et du terrorisme islamiste aggravés par des conflits politiques et géopolitiques. Par‐delà ce grand rendez de communion entre l’Armée et la Nation, la fête de l’Indépendance a été une occasion pour le Sénégal de bander ses muscles à travers une démonstration d’une partie de sa puissance de feu par la magie du petit écran, devant la Nation et l’Afrique. Vous conviendrez avec « Le Témoin » que l’attraction de la grande parade nationale de Thiès, était l’exhibition de nos nouveaux outils de défense performants et efficaces.
En dehors du défilé aérien composé d’aéronefs de transport et de défense, la Marine nationale a fait sa revue navale sous forme de projection filmée mettant en valeur ses moyens et ses capacités opérationnelles. Cette démonstration a permis au chef su‐ prême des armées, Bassirou Diomaye Faye et son hôte de marque de découvrir nos grandes catégories de bâtiments : les patrouilleurs de haute mer, les navires lance‐ missiles ainsi que les vedettes côtières dotées de lance‐roquettes.
Ces outils de défense et de sécurité répondent aux besoins en puissance de feu des uni‐ tés de l’Armée de Terre, Air et Mer. Ce n’est que la partie visible de l’iceberg « militaire ». Le Sénégal s’est doté d’une autre nouvelle logistique de défense et de sécurité caractérisée par la haute technologie intégrant l’intelligence artificielle, les essaims de drones de combat et de surveillance, les cyber‐armes etc Qui s’y frotte s’y pique ! Le Sénégal, à travers l’Armée, la Gendarmerie, la Police et la Douane, a montré une partie de ce qu’il garde jalouse‐ ment dans ses casernes et poudrières.
Les retombées d’une délocalisation, l’embellissement !
Aux quatre coins du monde, les défilés civils ou militaires s’enchaînent et se ressemblent. Donc, nul ne peut refaire la définition du mot « défilé » puisqu’il s’agit d’un impressionnant cortège d’hommes et femmes en uniforme disciplinés et alignés d’une manière impeccable dans un mouvement d’ensemble. C’est ce qui s’est passé le samedi 4 avril 2026 sur l’avenue Caen de Thiès. Au‐delà de la parade, la particularité de la 66e édition, c’est la délocalisation. Il est vrai que dans un contexte de crise économique et budgétaire, la délocalisation de la fête de l’indépendance apparait comme un outil d’appui à la décentralisation et au développement local. En effet, la célébration nationale du 4 avril à Thiès devrait être une aubaine pour cette région‐hôte de bénéficier de diverses infrastructures à même de doper leur développement social et économique. C’était également une occasion de réaliser de nouvelles voiries et réseaux divers, des équipements scolaires, sanitaires et sportifs, des logements sociaux, des salles des fêtes ou polyvalentes et surtout des sociétés industrielles et autres usines appuyées par l’Etat à s’installer à Thiès. Mais rien de tout cela ! En dehors de la réfection de l’hippodrome Ndiaw Macodou Diop et de la décoration du « mbaamodrome » pour la fameuse course d’ânes, les Thiéssois n’ont eu comme retombées économiques et sociales… l’embellissement de la ville. En prélude au 4 avril, la capitale du rail a fait peau neuve : pavage des voiries, décoration des arbres, rénovation des façades et portails des édifices publics, « électrification » des lampadaires etc. Mention : l’Etat peut mieux faire.