Koussan : l’expulsion qui choque et interroge
C’est à croire que nous ne sommes plus dans un État de droit. Le Sénégal hospitalier et ouvert semble céder la place à un Sénégal plus fermé et plus méfiant. À Koussan, des personnes nées dans le village mais ayant grandi au Mali ont été expulsées vers ce pays dans des conditions qui suscitent l’incompréhension et l’indignation de nombreux habitants. Le chef de village, Amadou Sy, qui avait informé les autorités de leur présence, est aujourd’hui la cible de critiques. Selon plusieurs témoignages, il ne pensait pas que cette démarche conduirait à leur expulsion. Profondément affecté par les événements, il aurait décidé de démissionner de ses fonctions. L’intervention des forces de sécurité dès l’aube et l’usage présumé de grenades lacrymogènes contre des jeunes opposés à l’opération ont accentué le malaise. Au-delà des faits rapportés, une question demeure : comment des personnes considérées comme des compatriotes peuvent-elles être éloignées sans qu’une décision de justice ou un acte administratif clairement établi ne soit porté à la connaissance du public ? Cette affaire risque d’avoir des conséquences durables sur la confiance entre les populations et l’État. Car lorsque les citoyens craignent que les informations transmises aux autorités puissent conduire à de telles issues, c’est tout le lien de confiance qui se fragilise. Le Sénégal mérite un débat serein, transparent et respectueux des droits de chacun.
Deux morts et 4 blessés sur l’axe Thiawando-Koutal
Deux personnes ont perdu la vie et quatre autres ont été blessées dans un accident de la circulation survenu ce lundi matin à la sortie de Thiawando, sur la route menant au village de Koutal, dans la région de Kaolack. Selon les premières informations, le drame a impliqué un véhicule 4x4 en provenance de Dakar et trois motos de type « Jakarta ». Les circonstances exactes de la collision n’ont pas encore été établies. Alertés à 8h45, les éléments de la 31e Compagnie d’incendie et de secours de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers de Kaolack sont intervenus sur les lieux à 9 heures pour prendre en charge les victimes. Les deux corps sans vie ainsi que les quatre blessés ont été évacués vers le Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass (CHREIN) de Kaolack pour les constatations d’usage et les soins nécessaires. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie afin de déterminer les causes et les circonstances exactes de cet accident mortel.
Le Gouverneur de Diourbel tape du poing sur la table
Le gouverneur de la région de Diourbel, Ibrahima Fall, a vivement critiqué hier la qualité des opérations de curage réalisées dans le cadre des préparatifs à l’hivernage. En visite de terrain pour évaluer l’état d’avancement des travaux, l’autorité administrative a constaté plusieurs insuffisances sur les chantiers exécutés par l’entreprise prestataire de l’Office national de l’assainissement du Sénégal. L’inspection a porté sur un linéaire de dix kilomètres de canalisations destiné à améliorer l’évacuation des eaux pluviales dans la commune de Diourbel. Sur les quatre axes concernés, le gouverneur a relevé des manquements qu’il juge incompatibles avec les exigences de qualité attendues. Parmi les défaillances constatées figurent notamment l’absence de ramassage des déblais après les opérations de curage ainsi que la présence persistante de sable au fond de plusieurs canaux. Face à cette situation, Ibrahima Fall a annoncé qu’aucun procès-verbal de réception des travaux ne serait signé tant qu’une nouvelle inspection technique n’aura pas confirmé leur conformité. Il a insisté sur la nécessité pour l’entreprise concernée de reprendre les travaux afin de corriger les insuffisances relevées. Dans le même temps, le gouverneur a appelé la municipalité de Diourbel à renforcer son implication dans les préparatifs de l’hivernage en assurant le curage des canaux secondaires non pris en charge par l’ONAS. Selon lui, une meilleure coordination entre les différents acteurs permettra d’optimiser le réseau d’assainissement et de réduire les risques d’inondation dans la ville durant la saison des pluies.
Barth tire sur Sonko
Le président du mouvement Sénégal Biñu Bokk, Barthélémy Dias, est monté au créneau après la récente interview du Premier ministre Ousmane Sonko accordée à RFI et France 24. Dans une réaction particulièrement virulente, l'ancien maire de Dakar a accusé le chef du gouvernement de « lâcheté » et de « trahison », relançant ainsi les tensions politiques sur la scène nationale. Selon Barthélémy Dias, les déclarations d'Ousmane Sonko lors de cet entretien médiatique soulèvent de nombreuses interrogations quant à sa responsabilité politique et à sa gestion des affaires publiques. Il reproche notamment au leader du Pastef certaines prises de position qu'il juge contradictoires avec les engagements pris devant les Sénégalais.
Le COUD interdit l’accès aux balcons et toits
À l’occasion de la Coupe du monde, le Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) a pris des mesures de sécurité destinées à prévenir les accidents au sein des résidences universitaires. Dans un communiqué, la direction du COUD informe les étudiants qu’il est désormais strictement interdit d’utiliser les rebords des fenêtres, les balcons, les toits des pavillons ainsi que toute autre installation similaire pour regarder les rencontres de la compétition. L’institution souligne que ces comportements exposent les étudiants à des risques importants d’accidents pouvant avoir de graves conséquences. Pour permettre aux résidents de suivre les matchs dans des conditions sécurisées, le COUD rappelle que plusieurs espaces aménagés sont mis à leur disposition. Chaque campus externe, notamment Aline Sitoé Diatta, l’ESP/ENSETP et la FASTEF, bénéficie d’une fan zone dédiée. Au niveau de la Grande cité universitaire, trois fan zones ont été installées à la place Omar Pène, au terrain de basket du pavillon A et sur l’esplanade du pavillon E. Le COUD invite l’ensemble des étudiants au respect strict des consignes de sécurité et des règles d’organisation mises en place, réaffirmant que la protection des étudiants demeure sa priorité absolue.
Six dragues détruites à la frontière sénégalo-malienne
Le Secteur frontalier de Moussala a mené, les 13 et 14 juin 2026, une opération de sécurisation le long de la frontière sénégalo-malienne. Cette intervention s'inscrit dans le cadre de l'application du décret interdisant les activités d'orpaillage et d'exploitation minière dans un rayon de 500 mètres du fleuve Falémé. Au cours de l'opération, les éléments de la Police aux Frontières ont intercepté puis détruit six dragues utilisées pour l'exploitation illégale de l'or. Deux embarcations ont été neutralisées dans le village de Faranding, tandis que quatre autres l'ont été à Kolia. Selon les autorités, les exploitants, tous de nationalité étrangère, ont pris la fuite en se jetant dans le fleuve afin de rejoindre le territoire malien dès l'arrivée des forces de l'ordre, échappant ainsi à toute interpellation. La Police aux Frontières souligne que cette opération illustre sa volonté de faire respecter la réglementation en vigueur, de protéger les ressources minières nationales et de renforcer la surveillance des zones frontalières face aux activités illicites.
Réélection de Bacre Waly Ndiaye à l’ONU
La diplomatie sénégalaise enregistre un nouveau succès sur la scène internationale. Le juriste sénégalais Bacre Waly Ndiaye a été reconduit au sein du Comité des droits de l’Homme des Nations unies pour un nouveau mandat couvrant la période 2027-2030. Cette réélection est intervenue lors de la 42e Réunion des États parties au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, tenue hier à New York. Les États membres étaient appelés à renouveler une partie des sièges de cet organe chargé de veiller au respect des engagements pris par les pays signataires en matière de droits civils et politiques. Pour les autorités sénégalaises, ce résultat traduit la crédibilité dont jouit le Sénégal auprès de ses partenaires internationaux ainsi que la qualité du travail accompli par son représentant au sein du Comité. Le gouvernement considère également cette reconduction comme une reconnaissance de son engagement constant en faveur de la défense des libertés fondamentales et du renforcement du multilatéralisme. Dans sa réaction, Dakar a remercié les États ayant apporté leur soutien à la candidature de Bacre Waly Ndiaye, estimant que cette confiance renouvelée permettra au Sénégal de poursuivre sa contribution aux mécanismes internationaux de protection des droits humains.
Plainte du collectif des sinistrés des inondations
Après plusieurs années d'attente, le collectif des sinistrés des inondations de 2005 à Pikine et Guédiawaye a décidé de porter l'affaire devant la justice. Une plainte a été déposée hier auprès du procureur de la République pour réclamer la restitution de 386 logements de Plan Jaxaay, que le collectif affirme voir occupés illégalement par des tiers, communément appelés « Ubi dëkk ». Selon le secrétaire général du collectif, Ibrahima Aly, cette démarche intervient après près de vingt ans de démarches restées sans issue auprès des autorités, notamment du ministère chargé de l’Urbanisme. Il a dénoncé une situation sociale particulièrement difficile pour de nombreuses familles sinistrées, confrontées à la précarité et à la hausse du coût de la vie. Il a également indiqué que 43 membres du collectif sont décédés au cours de cette période, après avoir passé des années à supporter des charges locatives importantes.
Inauguration du poste de santé de Keur Balla Lo
La commune de Malicounda a franchi une nouvelle étape dans sa politique de rapprochement des services de santé aux populations avec l’inauguration du nouveau poste de santé de Keur Balla Lo financé à hauteur de 100 millions. Cette infrastructure moderne comprend un poste de santé, une maternité, un logement ainsi qu’une ambulance destinée à améliorer la prise en charge des urgences médicales. L’infrastructure a été inaugurée par le député maire, Maguette Sène.
91 kg de chanvre indien saisis
La Brigade Régionale des Stupéfiants (BRS) de Sédhiou a réalisé une importante opération de lutte contre le trafic de drogue en saisissant 91 kilogrammes de chanvre indien dans la nuit du 10 au 11 juin 2026, aux environs de 3h30, dans la commune de Bona. Cette intervention fait suite à l’exploitation d’un renseignement signalant le passage imminent de convoyeurs de drogue par un embarcadère clandestin. Après près de six heures de surveillance sur plusieurs points stratégiques, les agents ont repéré un individu suspect qui venait d’arrêter sa moto à proximité du dispositif mis en place. Au moment de son interpellation, le suspect a réussi à prendre la fuite. Ses cris ont alerté un second complice, qui est également parvenu à s’échapper en profitant de l’obscurité. Le ratissage effectué dans la zone a permis aux enquêteurs de découvrir une moto et un vélo de transport dissimulés dans la mangrove. Les fouilles ont conduit à la découverte de cinq sacs de chanvre indien solidement arrimés aux deux moyens de transport. Selon les constatations officielles, trois sacs transportés sur la moto contenaient 61 kg de chanvre indien, tandis que les deux sacs fixés sur le vélo totalisaient 30 kg. Le poids global de la drogue saisie s’élève ainsi à 91 kg de chanvre indien de la variété dite « verte ». La drogue ainsi que les moyens de transport ont été placés sous scellés. Les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller les deux trafiquants en fuite. Cette saisie s’inscrit dans le cadre des opérations de lutte contre le trafic de stupéfiants menées par les services spécialisés dans la région de Sédhiou.