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L’Etat harmonise sa stratégie
ACCORDS DE PARTENARIATS ECONOMIQUES CEDEAO-UE
 
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3494
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Le Comité National des Négociations Commerciales Internationales regroupant l’Etat et le secteur privé s’est réuni, hier mercredi 13 mars à Dakar pour adopter une stratégie en prélude de la prochaine rencontre de négociations entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union Européenne.

Dans un souci de booster leurs économies pour faire face aux nombreux défis de développement, les Etats de l’Afrique de l’Ouest sur proposition de l’Union Européenne avaient jugé nécessaire de signer en 2007 des Accords de partenariat économique(Ape). Dans toute la zone Ouest, c’est le poumon économique en l’occurrence la Côte d’Ivoire qui avait signé. Aujourd’hui, le «Dinosaure» (Europe) fait pression en faveur de nouvelles règles commerciales qui ouvriraient les pays de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) à la concurrence avec les industries européennes avancées technologiquement et les agriculteurs fortement subventionnés.

En prélude des APE (Accords de Partenariat Economique), un atelier de préparation de la prochaine réunion Ministérielle des pays de la CEDEAO sur les négociations de l’accord de l’APE entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union Européenne, prévue les 21 et 22 mars 2013 à Praia (Cap Vert), s’est tenu, hier, mercredi à Dakar. L’atelier avait pour cadre l’examen des profonds désaccords avec l’Union Européenne sur des questions tel que le traitement des subventions européennes, la clause de la Nation la plus favorisée et pour laquelle l’Afrique de l’Ouest souhaite la prise en compte des différences de niveau de développement. S’y ajoute la clause de non exécution dans l’APE devant prendre en compte l’inexistence de mécanismes communautaires d’assistance juridique en cas de litige impliquant un Etat dans l’application de l’APE. Et enfin les règles d’origine, les ressources additionnelles pour financer le développement et l’extension des préférences Ouest africaines à Ceuta et Melilla. Mais le profond désaccord, c’est celui de la marge minimale de 80% demandée par l’UE alors que la CEDEAO a fixé la barre à 70%.

Pour rappel, le niet catégorique d’une bonne frange des pays de l’Afrique de l’Ouest avait désappointé le principe. Aux yeux de ces décideurs politiques Africains, ces accords commerciaux sont « biaisés » en faveur des pays riches européens et appauvrissent les plus pauvres. Les arguments brandis étaient que les industries moins avancées d’Afrique ne seront pas capables de rivaliser et les nouvelles industries ne pourront pas se développer. Pire, de tels accords mettraient les économies de ces pays pauvres à rude épreuve, ainsi que l'emploi et l'avenir de millions de pauvres seront durement frappés.

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