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L'Oeil du Témoin de ce mardi 21 avril 2026
 
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1004268
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POUR RELANCER L’ECOLE APRES LES PERTUBATIONS LE MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE MET EN PLACE UNE BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE 
Le ministère de l’Éducation nationale a officialisé, ce 20 avril à Dakar, le lancement d’une bibliothèque numérique nationale destinée à soutenir la continuité des apprentissages. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par les récentes perturbations du calendrier scolaire, consécutives aux mouvements d’humeur des enseignants, aujourd’hui apaisés après un accord avec l’État. Pensée comme une réponse structurante, cette plateforme centralise des ressources pédagogiques validées et produites par des enseignants sénégalais. Accessible gratuitement sur téléphone, tablette ou ordinateur, elle cible l’ensemble des élèves, du préscolaire au secondaire, avec un accent particulier sur les classes d’examen. Deux portails constituent l’ossature du dispositif : SENKALA, orienté vers les exercices interactifs, les révisions et les évaluations de niveau ; et PROMET, dédié aux cours en ligne, avec des contenus téléchargeables pour un usage hors connexion. À travers cette double approche, le ministère entend conjuguer interactivité et accessibilité, tout en diversifiant les méthodes d’apprentissage. « L’objectif est de garantir à chaque élève un accès équitable à des contenus pédagogiques de qualité, quel que soit son lieu de résidence », souligne une source au sein de la Direction de la formation et de la communication. Une ambition qui se heurte toutefois à la question persistante de la fracture numérique, notamment dans les zones rurales où l’accès à Internet reste limité. Conscient de cet enjeu, le ministère annonce des mesures d’accompagnement en collaboration avec les autorités territoriales et académiques. Des solutions alternatives sont en cours de déploiement afin de ne pas exclure les élèves les plus vulnérables. Reste à savoir si ces dispositifs suffiront à combler les inégalités d’accès et à garantir une appropriation effective de l’outil. Du côté des enseignants, l’appel est lancé pour intégrer ces ressources dans les pratiques pédagogiques. Une transition qui nécessitera, selon plusieurs observateurs, un effort d’adaptation et de formation. « Le numérique ne remplace pas l’enseignant, mais il peut renforcer son action s’il est bien utilisé », confie un inspecteur de l’éducation. Au‐delà de l’innovation technologique, cette bibliothèque numérique s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du système éducatif sénégalais. Elle pose les bases d’un enseignement plus flexible, capable de résister aux aléas et de mieux préparer les élèves aux exigences académiques. 

ACQUISITION DES VÉHICULES DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE LA COMMISSION DE CONTRÔLE ET COMPTABILITÉ SE FÉLICITE DE LA CLARTÉ ET DE LA RIGUEUR DE LA PROCÉDURE 
Se fondant sur les prérogatives que lui confère le Règlement intérieur, la Commission de Comptabilité et de Contrôle de l’Assemblée nationale, présidée par l’honorable député Abdoulaye Sow, a organisé, ce lundi 20 avril 2026, une séance consacrée à la présentation de la procédure d’acquisition des véhicules de l’Assemblée nationale. Conformément aux dispositions de l’article 34 du Règlement intérieur, ladite Commission est chargée du contrôle, de la comptabilité ainsi que de la gestion des crédits inscrits au budget de l’institution parlementaire. À cette occasion, Madame le Questeur Aïcha Touré, ainsi que Monsieur Sadibou Niassy, Coordonnateur de la Cellule de passation des marchés de l’Assemblée nationale, ont apporté des éclaircissements exhaustifs et répondu avec précision à l’ensemble des interrogations, en détaillant le processus d’acquisition des véhicules de la XVe législature. Les échanges ont permis de dissiper toute équivoque, et les participants ont unanimement salué cet exercice, qui s’inscrit pleinement dans l’exigence de transparence érigée en principe fondamental par la XVe législature. La Commission se félicite du respect scrupuleux de l’ensemble de la procédure, depuis les phases préparatoires jusqu’à la validation et à l’exécution. Elle souligne que toutes les étapes ont été intégralement observées, dans le strict respect des règles en vigueur, témoignant ainsi de la rigueur et de la conformité du processus. 

CONTROLE PARLEMENTAIRE ‐ 
Un calendrier d’auditions des ministres mis en place L’Assemblée nationale du Sénégal met en place un calendrier de travail consacré aux auditions des ministres par les commissions permanentes, marquant une évolution notable dans l’exercice du contrôle parlementaire. Ce dispositif introduit une organisation plus régulière des échanges entre députés et membres du gouvernement. En programmant à l’avance ces auditions, les commissions pourront suivre de manière continue la mise en œuvre des politiques publiques, au lieu de s’en tenir à des interventions ponctuelles. L’objectif est de permettre aux parlementaires de mieux exercer leurs prérogatives en matière de suivi et d’évaluation de l’action gouvernementale. Les auditions devraient ainsi gagner en rigueur, avec des discussions plus structurées et davantage centrées sur les résultats. Cette réforme modifie également le fonctionnement interne des commissions permanentes, qui disposeront désormais d’une meilleure visibilité sur leurs activités. Elle devrait contribuer à renforcer la qualité du travail parlementaire, en favorisant une préparation plus approfondie des séances d’audition. Au‐delà de l’aspect organisationnel, cette initiative traduit une volonté de consolider les mécanismes de redevabilité publique. En instaurant un cadre formel pour les auditions, l’Assemblée nationale entend renforcer la transparence et améliorer le suivi des actions menées par l’exécutif. Avec cette nouvelle démarche, le Parlement sénégalais s’inscrit dans une dynamique de modernisation de ses pratiques, en mettant l’accent sur un contrôle plus régulier et plus structuré de l’action gouvernementale. 

ALERTE SUR LES RISQUES DE HAUSSE DU VIH A ZAC MBAO LES ACTEURS MISENT SUR LA PRÉVENTION 
À Zac Mbao, en banlieue dakaroise, les acteurs de santé expriment des inquiétudes face à un risque de hausse du taux de prévalence du VIH/Sida, dans un contexte marqué par des affaires présumées de transmission volontaire. Ces préoccupations ont été soulevées en marge d’une journée de sensibilisation et de dépistage organisée au poste de santé de la localité. À travers cette initiative, les organisateurs entendent anticiper toute progression des cas en renforçant l’information et l’accès au dépistage. Le taux de prévalence, actuellement estimé à 0,3 %, pourrait évoluer si les efforts de prévention ne sont pas intensifiés, alertent‐ils. Une situation qui appelle, selon eux, à une mobilisation accrue des populations. « Nous sommes là pour anticiper par la sensibilisation et l’information. Le dépistage est gratuit et il existe des moyens d’accompagner les personnes concernées », explique notre consœur Zeynab Sankharé, engagée dans la lutte communautaire contre le VIH. Elle insiste sur la nécessité de mieux informer sur les infections sexuellement transmissibles (IST), souvent liées à la propagation du virus. Toutefois, les professionnels de santé mettent en garde contre les amalgames et la stigmatisation. Dans un contexte où certaines affaires judiciaires alimentent les débats, ils rappellent que la lutte contre le VIH doit reposer sur des approches scientifiques et inclusives. Pointer du doigt certains groupes, préviennent‐ils, risque de freiner le recours au dépistage et à la prise en charge. « L’essentiel est d’encourager le dépistage volontaire, l’utilisation des moyens de protection et l’accès à une information fiable », souligne un agent de santé présent lors de l’activité. Une approche qui privilégie la prévention plutôt que la peur. Le Mouvement des femmes d’action, également mobilisé, appelle à intensifier les campagnes de proximité pour toucher davantage de jeunes et de populations vulnérables. Pour ces actrices de terrain, seule une sensibilisation continue permettra de contenir les risques de propagation. Dans une zone urbaine en pleine expansion comme Zac Mbao, la vigilance reste de mise. Entre dépistage, éducation et accompagnement, les acteurs locaux entendent maintenir la riposte afin d’éviter toute recrudescence du VIH et garantir une meilleure prise en charge des personnes concernées.

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