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Macky Sall à l'ONU, une candidature soutenue mais loin de faire l’unanimité
Entre appuis politiques, mobilisations citoyennes et critiques persistantes, l’ancien chef de l’État joue une partition délicate sur la scène internationale
 
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Auditionné hier, mercredi 22 avril pour le secrétariat général de l’ONU, Macky Sall avance une candidature atypique, sans adoubement officiel du Sénégal, ni de l’Union africaine. Entre appuis politiques, mobilisations citoyennes et critiques persistantes, l’ancien chef de l’État sénégalais joue une partition délicate sur la scène internationale.

C’est une étape décisive qui s’est ouverte pour Macky Sall. En lice pour diriger l’Organisation des Nations unies (ONU), l’ancien chef de l’État sénégalais a été auditionné hier, mercredi 22 avril, dans une procédure où chaque prise de parole peut peser lourd dans la balance.

Sa candidature est notamment portée par Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine (UA), qui défend l’idée d’un leadership africain à la tête de l’institution. Pourtant, cette dynamique a été loin de faire l’unanimité. L’organisation panafricaine, tout comme le Sénégal, n’a pas exprimé de soutien officiel, révélant des lignes de fracture entre États membres. Vingt pays sur les 55 qui composent l'UA, se sont opposés à cette initiative portée par le président du Burundi. 

Sur le plan national, les lignes de fracture sont nettes. Une frange de la société civile sénégalaise rejette l’initiative, rappelant les tensions politiques ayant marqué les dernières années de son pouvoir. En contrepoint, des figures de l’opposition prennent fait et cause pour l’ancien président, mettant en avant son expérience internationale et son profil de négociateur. Cependant, audelà du Sénégal, des organisations de la société civile africaine ont décidé d’anticiper la bataille en lançant une campagne de soutien, cherchant à influencer les opinions et à peser dans les cercles diplomatiques. Une mobilisation qui traduit l’existence d’un socle de soutien, malgré l’absence d’un consensus institutionnel.

En début de semaine, à New York, Macky Sall est sorti de sa réserve en évoquant publiquement les événements politiques de 2021 et 2024 au Sénégal. Une prise de parole inédite depuis son départ du pouvoir, interprétée comme une tentative de clarification à l’adresse de la communauté internationale. À l’épreuve de l’audition, l’ancien président sénégalais joue désormais gros. Dans une course où les équilibres géopolitiques comptent autant que les trajectoires personnelles, sa capacité à dépasser les controverses pourrait s’avérer déterminante. 

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