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Si le président dit oui, c’est oui, s’il dit non, c’est non
Fraîchement nommé premier Ministre du Sénégal, Al-Aminou Lô affiche une loyauté totale envers le président de la République.
 
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1005207
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Fraîchement nommé premier Ministre du Sénégal, Al-Aminou Lô affiche une loyauté totale envers le président de la République. Dès l’annonce de sa nomination, il tranche avec le style offensif et autonome de son prédécesseur Ousmane Sonko, affichant ainsi une fidélité assumée à Bassirou Diomaye Faye

Le pouvoir semble amorcer un recentrage institutionnel et un changement de méthode à la tête de l’exécutif. Nouvellement nommé chef du gouvernement, Al-Aminou Lo a clairement affiché son positionnement. Celui d’un Premier ministre d’exécution, entièrement aligné sur la vision et les orientations du chef de l’État. 

Entièrement aligné sur la vision et les orientations du chef de l’État, le nouveau chef du gouvernement se veut clair: «Si le Président dit oui, c’est oui, s’il dit non, c’est non!». Une posture qui rompt avec l’ère Ousmane Sonko, marquée par des prises de parole souvent perçues comme un contre-pouvoir interne au sommet de l’État. Pendant plusieurs mois, les prises de positions publiques de Sonko contre le Président avaient alimenté le sentiment d’un exécutif bicéphale, parfois traversé par des tensions stratégiques et des prises de position contradictoires. 

Le désormais ex-Premier ministre occupait souvent le devant de la scène, allant parfois jusqu’à donner l’impression d’imposer son propre tempo politique, au risque d’éclipser la parole présidentielle. Avec Al Aminou Lo, le chef de l’État semble faire le choix inverse, celui d’un profil technocratique, discret et discipliné, dont la mission première sera de coordonner et appliquer la vision présidentielle sans interférence politique. Son discours de prise de fonction, centré sur la «cohérence institutionnelle» et la «conduite de l’action gouvernementale», confirme cette volonté de reprise en main. Ce changement intervient dans un contexte particulièrement sensible marqué par des tensions budgétaires et des négociations attendues avec le Fonds monétaire international, une pression sociale ainsi que des inquiétudes sur les marchés. 

Dans ce climat, le pouvoir semble vouloir privilégier la stabilité administrative et la lisibilité institutionnelle plutôt que les rapports de force politiques permanents. 

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