(SenePlus) - C’est une confidence inattendue, livrée au détour d’une interview pour la chaîne égypto-américaine Pharaohtalks. Zohran Mamdani, connu pour son amour du ballon rond et son soutien fervent à Arsenal, a ouvert la boîte à souvenirs. Interrogé sur son moment préféré du football africain, l'édile n'a pas hésité une seconde : « Papa Bouba Diop, 1-0, un de mes meilleurs souvenirs ».
Pour le jeune Zohran d'alors, ce match d'ouverture de la Coupe du monde 2002 était bien plus qu'une rencontre sportive ; c'était un événement immanquable, quitte à transgresser les règles familiales. « D'habitude, mon père ne me laissait jamais arriver en retard à l'école, mais en 2002, quand le Sénégal a battu la France... Ben je suis arrivé en retard », a-t-il raconté avec un sourire complice, dans des propos relayés par L'Equipe.
Né en Ouganda et arrivé aux États-Unis à l'âge de sept ans, Mamdani a grandi en s'identifiant aux porte-drapeaux du continent. Faute de voir son pays natal au Mondial, il a reporté sa ferveur sur les voisins : « J'ai grandi en supportant chaque équipe africaine qualifiée. Donc j'ai oscillé entre le Sénégal, l'Algérie, le Maroc, l'Égypte... ». L'épopée des Lions de la Teranga, emmenés par « Henri Camara, Khalilou Fadiga, El-Hadji Diouf », a ainsi bercé sa jeunesse.
Aujourd'hui, l'actualité footballistique du maire reste rythmée par les compétitions africaines. Alors que la CAN bat son plein, il garde un œil optimiste sur les Cranes de l'Ouganda, espérant une qualification via « une 3e place de groupe » malgré une défaite initiale contre la Tunisie.
Mais quand il s'agit de pronostiquer un vainqueur ou un outsider crédible pour le sacre final, le réalisme reprend le dessus sur le patriotisme. « Je pourrais dire l'Ouganda, mais c'est un peu trop ambitieux », plaisante-t-il, avant de miser à nouveau sur ses favoris de cœur : « Je dirais le Sénégal ou l'Égypte ». Une fidélité aux Lions qui ne se dément pas, plus de vingt ans après Séoul.