En visite sur le chantier de reconstruction de l’aéroport de Ziguinchor, les ministres Déthié Fall et Yankhoba Diémé ont réaffirmé l’exigence du respect strict de l’échéance du 30 avril 2026. Malgré des avancées jugées satisfaisantes, ils préviennent que toute défaillance ne sera tolérée, dans un contexte d’exigences accrues en matière de sûreté et de sécurité aéroportuaires.
Le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a réaffirmé la détermination du gouvernement à faire respecter «strictement» les délais de livraison des travaux de l’aéroport de Ziguinchor, fixés au plus tard au 30 avril 2026, conformément aux instructions du chef de l’État.
En visite sur le chantier en compagnie de son collègue en charge des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, le ministre des Infrastructures s’est dit satisfait de l’état d’avancement des travaux, malgré des niveaux d’exécution encore variables, selon les entreprises engagées. Il a rappelé que cette échéance du 30 avril avait été arrêtée lors d’une visite du chef de l’État sur le site, en présence de l’ensemble des parties prenantes. «Il s’agit d’un engagement majeur pris devant la plus haute autorité. Toutes les entreprises doivent impérativement s’y conformer», a-t-il insisté.
Dans un ton ferme, Déthié Fall a martelé que «le respect des délais ne souffre d’aucune exception». «Nous ne badinons pas avec les délais. Le chef de l’État n’y transige pas, mon collègue non plus, et moi également. Aucune excuse ne sera acceptée en cas de retard», a-t-il averti. Le ministre a par ailleurs salué l’implication des autorités administratives et locales, ainsi que celle des structures techniques, notamment celles en charge des infrastructures aéroportuaires. Il a également annoncé, à terme, la réhabilitation de l’aéroport de Cap Skirring. S’agissant de l’état d’avancement, il l’a qualifié de «satisfaisant», estimant qu’il est «bien possible» que le chantier soit livré dans les délais impartis.
De son côté, le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a qualifié la visite de «très satisfaisante», mettant en avant non seulement les infrastructures physiques, mais également les dispositifs techniques indispensables au fonctionnement d’un aéroport moderne. «Un aéroport, ce n’est pas seulement des infrastructures. C’est aussi, et surtout, ce que nous appelons le système nerveux, fondé sur deux piliers essentiels : la sûreté et la sécurité», a-t-il expliqué.
Il a insisté sur l’importance de ces normes, rappelant que le Sénégal est certifié dans ces domaines depuis 2025. «Nous ne pouvons plus livrer un aéroport comme auparavant, au risque de perdre ces certifications obtenues après une longue lutte entamée depuis les premières années de l’indépendance», a-til souligné. Le ministre a également justifié certaines contraintes ayant pesé sur les délais, tout en saluant les efforts de son collègue des Infrastructures. «Je félicite le ministre Déthié Fall, qui a su accélérer les dossiers relevant de son département avec la pression nécessaire pour obtenir les résultats actuels», a-t-il déclaré, estimant que «les principales inquiétudes sont désormais levées».
Dans cette dynamique, Yankhoba Diémé a annoncé le passage prochain de l’avion de calibrage de l’ASECNA, prévu le 15 avril, une étape décisive pour la validation technique des installations. «Les entreprises sont tenues de s’aligner sur ce délai, malgré les contraintes évoquées çà et là. Aujourd’hui, nous sommes très optimistes, car le plus difficile a été fait», s’est-il réjoui. Il a assuré que les entreprises sont pleinement mobilisées, avec des équipements de dernière génération déjà installés sur le site. Il a également félicité l’AIBD et l’ensemble des acteurs impliqués, qui travaillent «jour et nuit» pour permettre l’ouverture de l’aéroport dans le respect strict des normes de sûreté et de sécurité.
Selon lui, les dispositifs essentiels, notamment la tour de contrôle ainsi que la formation des contrôleurs aériens, sont en phase d’achèvement. Se voulant rassurant, le ministre a exprimé sa confiance quant au respect des engagements pris devant les autorités et les populations. «Les délais sont des impératifs. Tous les entrepreneurs sont engagés. C’est ce qui a motivé cette visite. Nous pourrons dire au président de la République et au Premier ministre que les engagements pris devant les Sénégalais seront respectés. Aucune entreprise n’aura le droit de remettre en cause cette parole, qui est aujourd’hui celle du peuple sénégalais», a-t-il conclu.