Un but de Gaëtan Laborde, inscrit au bout du temps additionnel, a permis à Bordeaux de passer l'obstacle Dijon (2-1), mardi au Matmut Atlantique, pour atteindre les 8es de finale de la Coupe de France.
Cette qualification est méritée pour les Girondins, dominateurs tout au long de cette rencontre disputée dans un stade quasi désert vu l'horaire de son coup d'envoi.
Devant au score grâce à un but de Malcom (53), ils se sont pourtant mis en danger à la suite de la rentrée décisive de Loïs Diony.
Passé par le centre de formation bordelais, le Montois de Dijon a égalisé à sept minutes de la fin d'une frappe de l'extérieur de la surface, imparable pour Cédric Carrasso, de retour à la compétition après plus de trois mois d'absence.
Alors que l'on se dirigeait vers la prolongation, Jérémy Ménez, entré en jeu juste après ce coup du sort, se lança dans un rush dont il a le secret sur le côté gauche, avant de délivrer un centre impeccable sur le tête victorieuse de Laborde (90+2), un autre Montois de naissance, esseulé.
De quoi soulager les hommes de Jocelyn Gourvennec qui ont parfaitement géré ce 16e de finale avec beaucoup d'initiatives et du mouvement.
Si Valentin Vada s'est montré le plus actif face au but de Benjamin Leroy, avec des frappes lointaines parfois dangereuses (35, 36, 50), c'est le Brésilien Malcom, comme au tour précédent à Clermont, qui a débloqué le tableau d'affichage en sanctionnant d'une frappe du droit un mauvais renvoi plein axe de Yunis Abdelhamid (53).
Derrière, les vagues girondines n'ont jamais pu aller au bout et ainsi mettre les Aquitains à l'abri d'un retour bourguignon, à l'image de cette reprise de Jaroslav Plasil, admirablement servi par François Kamano, qui partait dans le virage (80).
Avant la rentrée de Diony, les hommes d'Olivier Dall'Oglio s'étaient montré timides dans leurs tentatives. On dénombrait cette frappe soudaine de Jordan Marié (30) bien repoussée par Carrasso, qui s'était également bien couché sur deux tirs cadrés de Dylan Bahamboula (68) et Anthony Belmonte (73).