Passeur décisif à Lorient où Dijon a gagné (3-2) samedi, le milieu du DFCO, Marvin Martin, semble cette fois sur la voie du retour après trois ans de cauchemar marqués par de multiples blessures.
Celles-ci avaient gâché son séjour dans le Nord où il avait été transféré en 2012 de Sochaux, pour dix millions d'euros avec un contrat de cinq ans, prolongé jusqu'en 2019, en étant affublé de l'étiquette de futur "Zidane".
Au Losc, il était censé prendre la relève d'Eden Hazard parti à Chelsea. Ni ZZ ni Hazard... ni Martin: le meneur de jeu a replongé dans l'anonymat en s'abonnant à l'infirmerie.
Face aux Merlus, il a enfin retrouvé le geste décisif en permettant à Loïs Diony d'ouvrir la marque en début de partie, sa première passe décisive depuis plus de deux ans, la dernière remontant au 2 décembre 2015 lors d'un Lille - Saint-Etienne (1-0).
Et le Dijon mise évidemment sur lui pour se qualifier à Bordeaux mardi, pour les 16e de finale de la Coupe de France.
Le tout sera de savoir s'il sera apte à enchaîner en étant aligné dès le coup d'envoi alors que la gestion de son temps de jeu est minutieuse pour tenter de lui éviter une nouvelle rechute.
- 'Trouver le bon équilibre' -
Le 19 novembre, Martin (28 ans), prêté avec option d'achat par Lille qui prend en charge 120.000 des 180.000 euros de son salaire mensuel, n'avait fait qu'une courte apparition à Nancy (défaite 1-0).
Sur la surface synthétique du stade Marcel-Picot, il était entré en cours de jeu et n'avait joué que 29 minutes.
"Revenu de ses problèmes récurrents aux adducteurs, il a compensé et s'est abîmé un ischio-jambier (derrière une cuisse)", avait alors déploré l'entraîneur Olivier Dall'Oglio.
Avant son éphémère apparition à Nancy, le joueur, formé à Sochaux où il a débuté en professionnel (2008-2012), n'avait plus joué en Ligue 1 depuis le 13 février 2016, au Parc des Princes face au Paris Saint-Germain avec Lille (0-0).
Depuis, le meneur de jeu a fait sa rentrée en 16e de finale de Coupe de France contre Louhans-Cuiseaux (CFA2, 2-0), durant 73 minutes.
Contre Lille (0-0) le 22 janvier, sur un terrain gelé, pour sa première titularisation en Ligue 1 cette saison, Marvin Martin a pleinement donné satisfaction à Dall'Oglio qui l'a remplacé au bout de 68 minutes. Une semaine plus tard, il faisait une passe décisive contre Lorient.
"Il vient d'enchaîner deux matches consécutivement. Marvin apporte sa technique, la qualité de ses coups de pied arrêtés et sa faculté à conserver le ballon", a souligné lundi l'entraîneur dijonnais en conférence de presse.
"Il n'est pas encore au top, ce qui est logique, car il n'a pas encore quatre-vingt-dix minutes dans les jambes. Il a besoin de jouer, mais aussi de se reposer. C'est pour cela qu'il faut trouver le bon équilibre. Mais il progresse bien car il ne ressent aucune gêne aux adducteurs", s'est-il réjoui.