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Diomaye face à Pastef
Le président de la République est contraint de gouverner dans un environnement politique fragmenté, où il doit à la fois affirmer son autorité et préserver les équilibres internes d’un parti traversé par des tensions de plus en plus structurelles
 
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1005994
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(SenePlus) - Un article de Jeune Afrique du lundi 23 juin 2026, signé par la journaliste Marième Soumaré, revient sur la solitude du président Diomaye Faye. Ce dernier, désormais engagé dans un rapport de force politique de plus en plus visible avec son propre camp, doit faire face à la machine de Pastef, dont il est issu. 

D’après Jeune Afrique, les tensions entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, figure centrale de Pastef et ancien Premier ministre, se sont intensifiées au fil des mois autour de la conduite de l’action gouvernementale et de la répartition de l’influence politique. Les divergences, d’abord feutrées, ont fini par s’exprimer publiquement, installant un climat de méfiance au sommet de l’État.

Toujours selon Marième Soumaré, cette fracture atteint un tournant en 2026 avec la dissolution du gouvernement et la mise en place d’une nouvelle équipe exécutive largement éloignée des cadres de Pastef. Dans ce contexte, une partie du parti défend la légitimité historique de Bassirou Diomaye Faye au sein du mouvement. Comme le rappelle un responsable cité par Jeune Afrique, « Diomaye a fait ce parti, il en est l’artisan. Les personnes sincères, présentes depuis le début, le savent. Ce n’est pas pour rien que Sonko l’avait choisi comme remplaçant [pour briguer la magistrature suprême alors que lui-même en était empêché], pas pour rien qu’il était secrétaire général avant l’élection ».

L’article souligne que cette crise ne se limite pas à une rivalité personnelle mais traduit un désaccord plus profond sur la nature du pouvoir et les méthodes de gouvernance. Le président a semblé, depuis le début, privilégier une logique institutionnelle et de compromis, tandis que certaines franges de Pastef continuent de défendre une ligne plus militante et conflictuelle, héritée des années d’opposition.

Diomaye Faye est désormais contraint de gouverner dans un environnement politique fragmenté, où il doit à la fois affirmer son autorité et préserver les équilibres internes d’un parti traversé par des tensions de plus en plus structurelles.

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