(SenePlus) - Lors du lancement de KIIRAAY — La Patrie d'abord, ce samedi à Dakar, Bassirou Diomaye Faye a présenté la défense des institutions constitutionnelles comme un serment qui prime sur toute appartenance partisane, y compris la sienne.
« Quiconque affaiblit une institution affaiblit la maison de tous », a lancé le président devant ses militants, rappelant que protéger les institutions « n'est pas défendre un pouvoir » mais honorer son serment présidentiel. Il a insisté sur le fait qu'aucune formation politique, pas même celle qu'il vient de créer, ne saurait passer devant la nation : « la nation est au-dessus de nous, la patrie est au-dessus de nous », a-t-il affirmé, érigeant cette hiérarchie en principe fondateur de KIIRAAY.
Le chef de l'État a également revendiqué son parcours personnel comme preuve vivante du fonctionnement méritocratique des institutions républicaines. Fils de paysans devenu président, il a assuré que « la République » lui doit son ascension et qu'elle doit la même chance à « la fille de Matam » comme à « l'enfant de Kédougou ».
Le président a longuement évoqué l'héritage légué par les générations précédentes : la teranga, le dialogue et une cohésion sociale résumée par la maxime wolof Nit Nitay Garabam (l'homme est le remède de l'homme). Il a également rendu hommage aux Sénégalais ayant payé de leur vie les tensions politiques des dernières années, appelant à ce qu'« un désaccord politique » ne coûte plus jamais une vie.
Se présentant comme dépositaire et non propriétaire de cet héritage institutionnel, il a exhorté ses militants à le transmettre « intact » aux générations futures, et si possible « grandi ». Il a conclu son allocution par un parallèle agricole, confiant les valeurs de sa nouvelle formation « à la terre sénégalaise, à la nation sénégalaise, au peuple sénégalais ».