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Fada tire à boulets rouges
Invité du Grand Jury de RFM ce dimanche 7 juin, le président de LDR/Yessal et membre du Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) a livré une charge en règle contre la gestion politique et économique du régime en place
 
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1005477
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  • https://www.youtube.com/watch?v=YeD89RTe4SY

(SenePlus) - Sur la question institutionnelle qui domine l'actualité, Modou Diagne Fada a été sans ambages. L'élection d'Ousmane Sonko à la tête de l'Assemblée nationale constitue selon lui « un coup d'État législatif », opéré par une majorité mécanique au mépris des dispositions du code électoral. L'ancien ministre soutient que Sonko n'a jamais été officiellement installé comme député, et n'a pas respecté l'obligation légale de démissionner du gouvernement dans les huit jours suivant son élection. Il se dit confiant que le Conseil constitutionnel, saisi par des députés de l'opposition, le déclarera non-député et en tirera les conséquences.

Sur la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, Fada balaie la thèse du complot. Pour le FDR, les deux hommes forment un seul et même régime, collectivement responsable de l'échec. « Sonko est encore Diomaye, Diomaye est encore Sonko », a-t-il martelé sur les ondes de RFM, ajoutant que leurs tensions relèvent avant tout d'une lutte de positionnement en vue de la présidentielle de 2029.

La situation institutionnelle, a-t-il averti, est « grave ». Avec deux institutions désormais dirigées par des hommes en conflit ouvert, le risque de paralysie est réel : blocage législatif, motion de censure, voire recours à l'article 52 de la Constitution permettant au président de suspendre provisoirement le fonctionnement de l'Assemblée nationale.

Sur le plan économique, l'ancien directeur général de la Sonacos a relativisé le « record de collecte » arachidière vanté par le gouvernement, y voyant un effet mécanique de l'éviction des acheteurs étrangers du marché. Il a dénoncé les difficultés de financement de la campagne, les paysans non payés ou réglés en bons, et l'accumulation de stocks que les capacités industrielles de la Sonacos ne permettent pas d'absorber. Sur la dette publique, il juge une restructuration inévitable à court terme, citant l'exemple ghanéen.

Interrogé sur sa candidature à la présidentielle de 2029, Fada n'a pas démenti l'ambition, indiquant que ses militants la réclament et qu'il attendra « le moment opportun » pour l'officialiser.

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