Skip to main content
Grève des transporteurs, un comité tripartite pour trouver un consensus
Réunis dimanche, le ministère des Transports terrestres et aériens et la Fédération des syndicats routiers du Sénégal ont en effet trouvé un terrain d’entente sur plusieurs points de revendication, sans toutefois parvenir à un accord global ...
 
ID
1003883
{"id":1003883,"title":"Grève des transporteurs, un comité tripartite pour trouver un consensus","subheadline":"Réunis dimanche, le ministère des Transports terrestres et aériens et la Fédération des syndicats routiers du Sénégal ont en effet trouvé un terrain d’entente sur plusieurs points de revendication, sans toutefois parvenir à un accord global ...","image":"/sites/default/files/2026-04/gare_routiere.jpg","link":"/article/greve-des-transporteurs-un-comite-tripartite-pour-trouver-un-consensus"}

La grève des transporteurs, déclenchée le 30 mars, se prolonge au Sénégal malgré des progrès enregistrés dans les négociations entre les autorités et les acteurs du secteur. Réunis dimanche, le ministère des Transports terrestres et aériens et la Fédération des syndicats routiers du Sénégal ont en effet trouvé un terrain d’entente sur plusieurs points de revendication, sans toutefois parvenir à un accord global susceptible de mettre fin au mouvement.

Selon une source officielle, six des dix principales doléances portées par les syndicats ont fait l’objet d’avancées jugées significatives par les deux parties. Le ministère souligne, dans un communiqué, que ces résultats traduisent une volonté commune d’apaisement et de réforme du secteur. Néanmoins, les représentants des transporteurs estiment que les garanties obtenues restent insuffisantes pour lever le mot d’ordre de grève. Les discussions, conduites sous l’égide du ministre des Transports terrestres et aériens, Yankoba Diémé, ont permis de dégager des engagements concrets sur plu‐ sieurs volets structurants. Parmi les mesures phares figure la modernisation du contrôle technique des véhicules. Les autorités ont annoncé le déploiement imminent de « bancs mobiles » dans les régions, une initiative des‐ tinée à rapprocher les services des usagers et à désengorger les centres de Dakar. Ce dispositif devrait entrer en service d’ici la fin du mois d’avril 2026, avec une phase d’évaluation pré‐ vue en juin. Dans cette perspective, une prolongation des délais de mise en conformité des véhicules est actuellement à l’étude. Autre point d’accord : la rationalisation des opérations de pesage sur les axes routiers. Face aux nombreuses plaintes liées aux tracasseries, des instructions fermes ont été données pour normaliser les contrôles et en assurer un suivi rigoureux. L’objectif affiché est de mettre un terme aux pratiques abusives dénoncées par les professionnels du transport. Des engagements pris, mais la confiance reste à construire !

La question de la régularisation administrative des véhicules a également été abordée. Les autorités se sont engagées à corriger les anomalies constatées dans les documents, notamment les cartes grises, et à améliorer la fiabilité des bases de données. Un délai de six mois a été fixé pour mener à bien ce processus, accompagné de la publication prochaine d’une circulaire explicative à destination des usagers. 

S’agissant des contrôles routiers, le gouvernement prévoit une harmonisation des interventions des Forces de défense et de sécurité afin de limiter les abus et d’assurer une meilleure coordination sur le terrain. Dans cette optique, la mise en place progressive de la vidéo‐verbalisation est envisagée comme un levier de modernisation et de transparence. Ce chantier est actuellement piloté par un comité ad hoc. Par ailleurs, une réforme en profondeur des gares routières est en cours d’élabora‐ tion. Elle vise notamment la modernisation des infrastructures, l’instauration de comités de gestion et la mise en place d’une cartographie nationale du réseau. Les concertations se poursuivent autour de ce projet structurant, présenté comme un axe majeur de transformation du secteur. Malgré ces avancées, plusieurs points de revendication restent en suspens. Pour y répondre, les autorités ont mis en place un cadre de dia‐ logue permanent à travers un comité tripartite réunissant l’État, les syndicats et les autres acteurs concernés. Cette instance est chargée d’examiner les dossiers non encore résolus et de formuler des propositions consensuelles. Dans ce contexte, la poursuite de la grève traduit la prudence des syndicats, qui conditionnent toute suspension du mouvement à des engagements jugés plus fermes et à des mesures concrètes sur l’ensemble de leurs revendications. Les prochains jours s’annoncent donc décisifs pour l’issue de ce bras de fer, dont les répercussions continuent d’affecter la mobilité des usagers à travers le pays. 

1003883
ID
1003883
Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
1
2

Vos Articles Préférés de la Semaine

3