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La CAF replonge dans la controverse avec Jean-Jacques Ndala
L'arbitre congolais a été au cœur d'une ingérence arbitrale avouée lors de la finale CAN 2025, lorsque le patron de la commission lui avait demandé de ne pas sanctionner les joueurs sénégalais. Sa nomination pour une nouvelle finale majeure est contestée
 
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(SenePlus) - La nomination de Jean-Jacques Ndala comme arbitre central de la finale aller de la Ligue des champions entre Mamelodi Sundowns et l’AS FAR a provoqué une nouvelle déflagration au sein de la Confédération africaine de football. D'après un article publié ce 4 mai 2026 par Romain Molina sur Sport News Africa, cette décision apparaît comme le révélateur d’un climat déjà explosif au sein du Comité exécutif de la CAF.

Selon le journaliste, la tension ne date pas d’hier. Depuis plusieurs mois, le Comex évoluait déjà dans une atmosphère lourde, minée par les suites de la finale controversée de la CAN 2025 et par l’impression persistante qu’aucune réforme structurelle sérieuse n’a été engagée malgré la crise. Le départ du secrétaire général Véron Mosengo Omba, touché par la limite d’âge et poussé par la FIFA à reprendre la tête de la fédération congolaise, n’aurait donc rien changé au fonctionnement de fond d’une institution que Molina décrit comme vacillante.

C’est dans ce contexte que la désignation de Ndala a mis le feu aux poudres. L’arbitre congolais reste étroitement associé à la finale Maroc-Sénégal de la CAN 2025, devenue un cas emblématique des dérèglements de gouvernance et d’arbitrage qui continuent de hanter la CAF. En le choisissant pour officier à nouveau sur une affiche aussi sensible qu’une finale continentale, la confédération a suscité, selon Sport News Africa, une vague d’incompréhension au sein même de ses instances dirigeantes.

Le cœur de cette colère se serait exprimé dans le groupe WhatsApp du Comité exécutif. Romain Molina rapporte que plusieurs membres s’y sont insurgés contre cette nomination, notamment Samuel Eto’o et Faizal Sidat, président de la fédération mozambicaine. Plus significatif encore, Augustin Senghor, habituellement discret sur ces sujets, a lui aussi affiché son mécontentement, dans la continuité de sa position depuis la finale de la CAN. Même Idriss Diallo, souvent présenté comme réservé, serait monté au créneau, signe que le malaise dépasse les rivalités personnelles pour toucher au fonctionnement même de l’instance.

D'après le média, plusieurs membres du Comex ont même réclamé un « changement immédiat ». Cette réaction traduit moins une querelle ponctuelle autour d’un arbitre qu’un doute grandissant sur les critères de décision au sein de la CAF. En privé, certains responsables ne comprendraient pas comment Jean-Jacques Ndala a pu être retenu pour une telle rencontre alors que la FIFA, elle, ne l’a pas sélectionné pour la prochaine Coupe du monde.

Ce décalage alimente la suspicion sur la cohérence de la ligne suivie par la confédération africaine. Si la FIFA n’a pas retenu Ndala pour son grand rendez-vous planétaire, le voir propulsé au centre d’une finale majeure de club en Afrique apparaît, pour plusieurs observateurs internes, comme une décision difficilement défendable. L’affaire renvoie alors à une question plus large : la CAF cherche-t-elle à tourner la page de ses controverses ou continue-t-elle, au contraire, à les recycler ?

Romain Molina rappelle aussi qu’un autre élément nourrit l’exaspération : le maintien en poste d’Olivier Safari, patron de la commission arbitrale. D’après l’article, ce dernier avait reconnu s’être immiscé dans la gestion de la finale Maroc-Sénégal en demandant à Ndala de ne pas appliquer strictement le règlement, notamment sur la question des cartons jaunes visant les joueurs sénégalais ayant quitté la pelouse. Le fait qu’il demeure à son poste malgré un épisode aussi lourd de conséquences renforce, selon Sport News Africa, l’idée d’une impunité institutionnelle devenue structurelle.

La portée de cette nouvelle polémique dépasse donc le seul cas Ndala. Elle renvoie à une CAF où les départs individuels ne suffisent pas à restaurer la confiance et où les promesses de changement paraissent systématiquement suspendues. Pour Molina, la crise actuelle révèle surtout qu’aucune rupture réelle n’a encore été opérée depuis les précédents scandales.

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