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Pape Malick Ndour sous mandat de dépôt
Cette décision confirmée par la cour surprême, ouvre la voie à l’incarcération de l’ancien ministre et ex-coordonnateur du PRODAC, dont la défense dénonce une mesure injustifiée et contraire au principe selon lequel la liberté doit rester la règle
 
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La Cour suprême du Sénégal a confirmé, ce mardi 28 avril 2026, le mandat de dépôt visant Pape Malick Ndour, mettant ainsi fin à son placement sous contrôle judiciaire. L’ancien ministre et ex-coordonnateur du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC) devrait donc être incarcéré dans les prochains jours, conformément à la décision rendue. Les éléments évoqués dans le dossier portent sur des soupçons d’irrégularités financières et administratives, notamment des allégations d’association de malfaiteurs, de détournement de fonds publics estimés à plus de 2,7 milliards de francs CFA, ainsi que de blanchiment de capitaux.

Réagissant à cette évolution, son avocat, Omar Youm, a exprimé sa déception et son désarroi face à une décision qu’il estime contraire aux principes fondamentaux du droit. Selon lui, cette situation traduit « un sentiment d’une justice qui met la détention au-dessus de la liberté », rappelant que, selon les règles de droit, la liberté doit rester le principe et la détention l’exception.

L’avocat a notamment invoqué les dispositions du droit pénal ainsi que les engagements internationaux du Sénégal, citant en référence la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui encadre strictement les mesures privatives de liberté. Il souligne qu’une détention ne peut être décidée que si elle est nécessaire et proportionnée aux besoins de l’instruction.

Sur le fond du dossier, Me Youm affirme que son client n’a jamais été mis en cause dans les différents rapports administratifs, notamment ceux de l’Inspection générale des finances ou de la Cour des comptes. Il explique que les faits reprochés à son client reposeraient sur un rapport d’expertise contesté, établi dans le cadre d’une procédure impliquant d’autres responsables.

Selon la défense, certaines accusations reposeraient sur des confusions, notamment concernant des paiements supposés de retenues de garantie ou des avances de démarrage. L’avocat soutient que Pape Malick Ndour n’a jamais ordonné de tels paiements et qu’il a, au contraire, demandé des vérifications administratives.

Malgré ces arguments, le pourvoi introduit par la défense a été rejeté, ce qui rétablit pleinement la décision antérieure ordonnant le mandat de dépôt. Me Youm estime toutefois que cette issue est injustifiée, soulignant qu’aucun fait pénalement répréhensible n’a été clairement établi contre son client.

Il a enfin exprimé l’espoir que le juge d’instruction, désormais saisi à nouveau du dossier, fasse une appréciation souveraine des faits et renonce à toute mesure de détention. « Pape Malick Ndour n’a absolument rien fait », a-t-il insisté, dénonçant une confusion entre responsabilité administrative et responsabilité pénale.

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