(SenePlus) - C'est une décision de la FIFA qui fait grand bruit à la veille du choc USA-Belgique. L'instance mondiale a confirmé, dimanche, la suspension du ban d'un match infligé à Folarin Balogun après son expulsion contre la Bosnie-Herzégovine mercredi. L'attaquant américain, meilleur buteur du dispositif de Mauricio Pochettino, sera donc bien titulaire lundi à Lumen Field. L'information avait été révélée en exclusivité par The Athletic avant confirmation officielle.
Pour justifier son choix, la FIFA invoque l'article 27 de son propre code disciplinaire, qui permet à sa Commission de discipline de suspendre l'exécution d'une sanction déjà prononcée, moyennant une période probatoire d'un an. Un mécanisme déjà utilisé pour Cristiano Ronaldo en début de tournoi, dont les deux derniers matches d'une suspension de trois rencontres avaient été gelés dans les mêmes conditions.
La Belgique accuse la FIFA de se contredire elle-même
Mais c'est précisément cette décision de la FIFA que conteste frontalement la Fédération royale belge de football (RBFA). Dans un communiqué cinglant, elle se dit stupéfaite par le choix de l'instance de déclarer Balogun éligible pour la rencontre de lundi, 17 heures heure de Seattle.
La fédération belge retourne contre la FIFA ses propres textes. Elle rappelle que l'article 66.4 du code disciplinaire prévoit sans équivoque qu'un carton rouge entraîne automatiquement une suspension pour le match suivant, comme cela avait été le cas pour tous les autres cartons rouges distribués durant ce Mondial. Une manière de souligner que la FIFA applique un traitement différencié à un cas similaire, sans justification apparente.
La RBFA va plus loin en affirmant que la décision de l'instance est en contradiction directe avec le règlement de la compétition elle-même, en particulier l'article 10.5, selon lequel tout joueur exclu pour carton rouge direct ou indirect est automatiquement suspendu pour la rencontre suivante de son équipe, des sanctions complémentaires pouvant en outre être prononcées.
Plus embarrassant encore pour l'instance mondiale, la fédération belge rappelle que ce caractère automatique avait été explicitement réaffirmé par la FIFA elle-même dans sa circulaire n°16, distribuée à toutes les fédérations participantes le 12 mai 2026, et qu'il est rappelé à chaque réunion de coordination avant les matches ainsi que dans l'ensemble des présentations remises aux équipes durant le tournoi. Autrement dit, selon Bruxelles, la FIFA se met elle-même en défaut face à ses propres consignes, diffusées et répétées tout au long de la compétition.
Face à ce que la fédération belge considère comme une atteinte aux droits légitimes des équipes engagées et aux principes fondamentaux du fair-play, tant pour cette édition du Mondial que pour les suivantes, la RBFA affirme explorer toutes les options possibles pour contester la décision de l'instance.
Du côté américain, à l'inverse, le soulagement domine. Le président américain Donald Trump a salué sur Truth Social la réparation d'une injustice, tandis que la Fédération américaine de football a dit accepter et se réjouir du choix de la FIFA.