(SenePlus) – Des responsables gouvernementaux, chercheurs, agriculteurs, représentants d’organisations internationales et acteurs de la société civile se réuniront du 1er au 3 juillet à Accra, au Ghana, dans le cadre de la Conférence CIRAWA sur l’agroécologie. Cette rencontre internationale ambitionne de faire progresser les politiques et les pratiques agroécologiques afin de répondre aux défis du changement climatique, de la sécurité alimentaire et du développement rural en Afrique de l’Ouest.
Organisée dans le cadre du projet CIRAWA, financé par l'Union européenne, la conférence servira de plateforme d'échanges entre décideurs politiques, scientifiques et producteurs agricoles autour des résultats de recherches menées dans plusieurs pays ouest-africains. Les travaux porteront notamment sur les moyens de renforcer les systèmes alimentaires grâce à des approches conciliant savoirs traditionnels et innovations scientifiques.
Selon les organisateurs, les conférences plénières et les ateliers permettront d'examiner les leviers susceptibles d'accélérer l'adoption des pratiques agroécologiques en Afrique de l'Ouest, à travers des politiques publiques adaptées, des programmes de formation et une coopération renforcée entre les différents acteurs du secteur agricole.
La rencontre mettra également en lumière les travaux réalisés dans le cadre du projet CIRAWA dans huit régions du Cap-Vert, de la Gambie, du Ghana et du Sénégal. Ces expériences de terrain visent à démontrer que l'association des connaissances agricoles locales et de la recherche scientifique peut améliorer durablement la résilience des exploitations agricoles face aux effets du changement climatique.
« Cette conférence marque une étape importante dans les progrès réalisés par le projet CIRAWA en vue d'une meilleure compréhension et mise en œuvre de l'agroécologie en Afrique de l'Ouest et au-delà », souligne le professeur Saa Dittoh, économiste du développement agricole et des systèmes alimentaires à l'Université des études du développement (UDS) de Tamale.
Pour ce spécialiste, la combinaison des savoirs traditionnels, de la recherche scientifique et de politiques publiques efficaces constitue un levier essentiel pour développer une agriculture capable d'améliorer simultanément la sécurité alimentaire, la résilience climatique, les débouchés commerciaux et les moyens de subsistance des producteurs.
Dans les différentes zones d'intervention du projet, les chercheurs travaillent en étroite collaboration avec les communautés agricoles afin de promouvoir des pratiques telles que l'agroforesterie, le compostage, l'utilisation du biogaz, le paillage, les terrasses agricoles ou encore les banques de fourrage. Ces techniques seront regroupées dans un inventaire des pratiques agroécologiques destiné à faciliter leur diffusion et leur adoption.