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L'APR dénonce la répression des manifestations et réclame le retrait du projet de révision
L'Alliance pour la République condamne les violences survenues autour de l'Assemblée nationale ce lundi, exige la libération des personnes arrêtées et appelle au retrait immédiat de la proposition de révision de la Constitution
 
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1006123
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L'Alliance pour la République (APR) est montée au créneau pour dénoncer les événements survenus ce lundi autour de l'Assemblée nationale, où était examinée une proposition de révision de la Constitution. Dans une déclaration rendue publique le 29 juin 2026, le parti d'opposition condamne ce qu'il qualifie de « répression brutale et sauvage » contre des citoyens venus exercer, selon lui, un droit garanti par la Constitution.

L'APR estime que l'interdiction faite aux citoyens d'accéder à l'Assemblée nationale afin d'assister aux travaux en séance publique constitue une violation de la Constitution. Le parti considère que cette mesure porte également atteinte au principe du contrôle citoyen de l'action publique.

Dans son communiqué, l'ancienne formation au pouvoir dénonce également les incidents ayant opposé des députés au sein de l'hémicycle. Elle affirme que les violences exercées contre les parlementaires de l'opposition, en particulier le député Abdou Mbow, qu'elle dit avoir été « brutalisé et humilié », traduisent une volonté de « museler la démocratie » et de « réprimer l'État de droit ».

L'APR met par ailleurs en cause le président de la République et son gouvernement, qu'elle accuse de garder un « silence coupable » face à la situation. Le parti reproche au pouvoir de laisser s'installer ce qu'il décrit comme une « vassalisation des institutions » sous l'impulsion du Premier ministre Ousmane Sonko et de la majorité parlementaire.

Le parti dénonce également l'arrestation de plusieurs de ses responsables et militants à l'occasion des manifestations. Il exige leur libération immédiate, estimant qu'ils n'ont fait qu'exercer leur droit à défendre la Constitution et les institutions républicaines.

Dans la même déclaration, l'APR renouvelle son appel aux « forces vives de la Nation » afin qu'elles poursuivent la mobilisation contre le projet de révision constitutionnelle. Selon elle, cette mobilisation doit se poursuivre jusqu'au retrait pur et simple du texte soumis à l'Assemblée nationale.

Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour de la réforme constitutionnelle, vivement contestée par une partie de l'opposition ainsi que par plusieurs organisations de la société civile, qui dénoncent la procédure engagée et ses implications institutionnelles.

En publiant cette déclaration, l'APR réaffirme sa volonté de poursuivre son combat politique contre le projet de réforme et appelle les autorités à garantir le respect des libertés publiques, notamment le droit de manifester et l'expression des opinions divergentes.

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