L’ancien Premier ministre français, François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, se dit victime d’une “opération d’une extrême ampleur, de calomnie très professionnelle”, après les nouvelles révélations de l’hebdomadaire Le Canard enchaîné sur les emplois fictifs de son épouse Penelope et de ses enfants.
“À ma connaissance, dans l’histoire de la Vème République, cette situation ne s’est jamais produite, jamais à moins de trois mois d’une élection présidentielle », a-t-il réagi mardi, au lendemain d’une audition séparée de son épouse et lui-même.
“Une opération d’une telle ampleur et aussi professionnelle n’a été montée que pour essayer d’éliminer un candidat autrement que par la voie démocratique”, a affirmé, devant l’Electronic Business Group à Paris, François Fillon. Il avait été désigné le 27 novembre 2016 au second tour de la primaire de droite dans laquelle il a successivement éliminé l’ex-président Nicolas Sarkozy et l’ancien Premier ministre Alain Juppé.
Selon les nouvelles révélations de l’hebdomadaire à paraître mercredi, Penelope aurait touché plus de 900 000 euros brut comme collaboratrice de son mari et à la Revue des Deux Mondes. Une semaine auparavant, Le Canard enchaîné faisait état de 330.000 euros de moins. Non pas seulement de 1998 à 2002, comme écrit la semaine dernière, mais aussi de 1988 à 1990.
Alors qu’une perquisition se déroulait mardi à l’Assemblée nationale au sujet de cette affaire, le Canard enchaîné a révélé également que deux des enfants du couple auraient touché 84.000 euros brut comme assistants parlementaires, à savoir 57.084 euros bruts perçus par Marie Fillon et 26.651 euros par Charles Fillon.
Le parquet national financier a ouvert une enquête comprenant des auditions, des perquisitions et des saisies, notamment des déclarations de patrimoine et d’intérêts du député François Fillon.