(SenePlus) - D'après les informations rapportées par l'agence de presse Reuters ce mercredi, les prévisions de croissance du pays devraient s'effondrer à 2,5%2,5% cette année, marquant une chute drastique par rapport aux 6,7%6,7% enregistrés en 2025. Cette contraction de l'activité s'explique principalement par une baisse inattendue de la production nationale d'hydrocarbures.
Le pays navigue dans un environnement financier complexe depuis la révélation d'une dette dissimulée s'élevant à 1313 milliards de dollars. Ce passif occulte, imputé à l'administration précédente, a eu des répercussions immédiates sur la signature de l'État. Ce scandale de falsification des données a en effet entraîné la suspension des financements du Fonds monétaire international (FMI) et d'autres bailleurs internationaux. Pour combler ses besoins urgents de trésorerie, Dakar se voit contraint de s'appuyer massivement sur le marché obligataire sous-régional depuis l'an dernier.
Malgré cette conjoncture difficile, le ministère de l'Économie note de légères améliorations comptables. Dans un document de perspectives économiques cité par Reuters, les autorités soulignent que le ratio de la dette publique par rapport au PIB est passé de 121,3%121,3% en 2024 à 116,2%116,2% en 2025. Le document officiel nuance toutefois cette baisse en avertissant que « le risque global de surendettement souverain reste élevé à moyen terme ».
La politique de rigueur budgétaire imposée par le gouvernement semble également modifier la trajectoire des finances publiques. Le déficit budgétaire a été ramené à 6,2%6,2% du produit intérieur brut (PIB) en 2025, contre un inquiétant 13,7%13,7% l'année précédente. Une coupe drastique qui a été rendue possible, souligne le rapport, grâce à « de fortes réductions des dépenses publiques ».
Cette dynamique d'assainissement devrait se poursuivre avec un déficit attendu autour de 5,4%5,4% en 2026. Ce nouveau resserrement s'appuiera sur de nouvelles mesures fiscales intégrées au programme de relance, tandis que les recettes des hydrocarbures devront compenser le rebond programmé des investissements publics. L'exécutif maintient ainsi son cap : ramener le déficit à la norme régionale ouest-africaine de 3%3% du PIB d'ici 2027.