Etablir une quelconque comparaison, continuité ou proximité entre ces deux personnages que tout semble séparer – l’époque, l’origine, la nationalité, la profession, la fonction, les responsabilités, les convictions, les valeurs – n’obéit point à une volonté de provocation mais bien à une nécessité de compréhension. Disons-le clairement : il n’y a aucune affinité ou affiliation idéologique entre le conseiller florentin et le Président de la République du Sénégal. Non ! Macky Sall n’est pas machiavélique au sens de cynique. Oui ! Il est forcément et foncièrement réaliste et donc machiavélien, notamment au regard de l’importance fondamentale qu’il ne peut s’empêcher de donner à la communication politique. Celle-ci requiert en effet tout un art, une froideur et une ruse politiques pour conquérir, exercer et consolider les positions de pouvoir si fragiles devant la versatilité et la volatilité des électeurs. On peut effectivement être machiavélien sans être machiavélique. Tel Macky par rapport à Machiavel. N’est plus machiavélique qui veut à une époque, davantage marquée par la souveraineté des droits de l’homme et la démocratisation croissante des régimes politiques, sous la vigilance citoyenne grandissante. Mais derrière le machiavélien se cache bien souvent le machiavélique. Masques du pouvoir.
L’art machiavélique de communiquer
Depuis Machiavel jusqu’à Macky, l’on peut identifier un certain nombre de régularités empiriquement constatées, notamment sur le plan de l’intérêt réservé à la communication politique par les gouvernants. La communication politique peut être définie comme l’art de coudre et d’en découdre. L’art de tisser des liens sociaux et politiques pour que la maille sociale soit parfaite ; mais aussi l’art d’en découdre par des duels oratoires. Celles-ci nous conduisent à constater que s’il y a des sociétés sans Etats, il n’y a pas de société sans politique. Encore moins de politique sans communication. La communication politique aurait, dit-on, l’âge de la politique. Communiquer, c’est mettre en commun. Communiquer n’est pas informer. Et vice-versa. Un excellent journaliste n’est pas forcément un excellent conseiller en communication politique. C’est moins le premier terme qui pose problème que le deuxième : la politique. Le Président Macky Sall a-t-il fini par s’en rendre compte ? Entouré essentiellement de journalistes, sa communication est aujourd’hui encore le maillon faible de sa présidence. Communiquer, c’est mettre en commun, tel Macky Sall qui n’envisage pas de gouverner seul. «Gagner ensemble. Gouverner ensemble». Telle est la raison invoquée pour ne pas abandonner les autres malheureux concurrents qui ont finalement décidé de ne pas lui laisser les coudées franches. Ce qui l’arrange. Machiavélien, il évite de se séparer de ceux qui ont perdu. Ce qui lui permet d’éviter d’exposer son magistère à de perpétuels conflits. Communiquer pour que l’obéissance et le commandement soient moins pénibles. Communiquer pour pénétrer l’âme des foules. Communiquer pour la conquête, l’exercice et la consolidation du pouvoir en vue de sa préservation. La communication politique est devenue, pour cette raison, un marché en plein essor. Un véritable business. L’engouement, autour de ce fond de commerce, est énorme comme en atteste la multiplication des vocations intéressées, des agences spécialisées, des écoles de formation aux métiers de la communication et du marketing politique.
Le règne des conseillers machiavéliques
Machiavel ne voulait pas du pouvoir. Il se contentait de conseiller le Prince. Macky voulait le pouvoir. Il chercha des conseillers et s’entoura d’amis d’une fidélité sans faille qui l’accompagnèrent jusqu’au pouvoir. Il eut le pouvoir. Il semble l’exercer aujourd’hui sans état d’âme ; n’hésitant pas à se séparer de tout ami encombrant ; laissant la justice faire son travail sans porter atteinte à l’idéal de séparation des pouvoirs. Il veut conserver le pouvoir. Se faire réélire. Il a cherché, cherche et cherchera des conseillers qui pourraient se révéler plus machiavéliques que lui. Les nouveaux conseillers veulent du pouvoir puisqu’ils sont militants actifs, affiliés à un parti politique. Leur signe distinctif est qu’ils sont pratiquement tous des journalistes. Le pouvoir les intéresse. Ils s’intéressent donc au pouvoir. En politique, les conseillers sont souvent plus machiavéliques que leur patron. Les Médicis étaient moins machiavéliques que Machiavel. Ce dernier prévenait le Prince de se méfier de tels soldats de l’intérêt personnel bien compris en ces termes : «Le prince qui fera fonds sur de tels soldats ne sera jamais en sûreté, parce qu’ils sont toujours désunis, ambitieux, sans discipline et peu fidèles, braves contre les amis, lâches en présence de l’ennemi en temps de guerre».
Machiavel est la figure emblématique du conseiller politique. Le plus illustre représentant de cette école de pensée considère que «la fin justifie les moyens». Peu importe que ces moyens soient légaux ou pas. Il a fait naître beaucoup de vocations. Son œuvre a vécu et survécu faisant encore sens dans la vie politique contemporaine mais aussi recevant un écho favorable auprès de ceux qui pratiquent le machiavélisme sans l’avoir lu. On ne compte plus ses fils spirituels illégitimes de par le monde. D’hier à aujourd’hui, le conseiller, spécial ou ordinaire, est le plus grand danger que court l’homme politique et la société. Machiavel prévient encore en soutenant que : «le Prince court autant de dangers par la nature de ses ennemis que par celle de ses défenseurs». Le conseiller peut penser des scénarii peu conformes à l’éthique républicaine et à l’intérêt général pour préserver sa capacité d’influencer le pouvoir politique afin de s’offrir une bonne planque. Il a intérêt à cacher la réalité au Président qui est bien souvent le dernier à découvrir l’immensité de son impopularité. Le conseiller politique cache souvent la vérité pour sa propre conservation plus que pour la réélection du Président. Il nie l’évidence. La sincérité et la bonne foi ne sont pas chez lui des vertus à magnifier. Vérité et politique ne font pas bon ménage. Aussi, il divorce avec la sincérité pour épouser la volonté narcissique du Président. Tel Machiavel, le conseiller du Président peut se révéler machiavélique. Dans son Discours sur la Première décade de Tite Live, Machiavel étale froidement sa science en ces termes d’une violence inouïe : «un meurtre est toujours utile pour consolider tout nouveau gouvernement».
Le conseiller en communication, aujourd’hui, ne saurait oser franchir ce cap et conseiller à un Macky Sall, nouvellement élu Président, de recourir à la violence illégale et illégitime. Un meurtre n’est plus nécessaire pour gouverner ses concitoyens et susciter l’adhésion populaire. Un meurtre est même suicidaire. Toutefois, ils participent à la «tuerie politique» sans verser une seule goutte de sang. Mais, les dommages collatéraux peuvent se révéler cinglants et sanglants. Par leurs conseils machiavéliques, l’amitié, la vérité, la sincérité, le bon sens, la sagesse, la lucidité, ces biens si précieux, sont envoyés à la potence. Certaines vertus sont appréhendées et rejetées comme des défauts encombrants dont il faut se départir. Le leader politique se retrouve à la merci des intérêts personnels du conseiller qui cherche à le manipuler en mettant en œuvre une série de stratégies égoïstes et égocentriques qui, telles des œillères, plongent l’élu dans un état de cécité politique. Aussi, les conseils infligés ne sont jamais objectifs et restent motivés par l’intérêt ou une visée politique, tactique ou stratégique.
Derrière le conseiller, se cache bien souvent un futur candidat aux postes de ministre, Premier Ministre, voire Président de la République. Le meilleur des conseillers est celui qui n’a pas de couleur politique, ni d’affiliation partisane. Cette denrée rare ne court pas dans les palais de nos républiques où la carte du parti est le «sésame, ouvre-toi» des postes et privilèges. Montesquieu pouvait écrire : «Lorsque Dieu, dans sa colère, veut châtier les peuples, il permet que des flatteurs se saisissent de la confiance des princes qui plongent bientôt leur Etat dans un abîme de malheurs. Mais, lorsqu’il veut verser ses bénédictions sur eux, il permet que des gens sincères aient le cœur de leurs rois et leur montrent la vérité dont ils ont besoin comme ceux qui sont dans la tempête ont besoin d’une étoile favorable qui les éclaire». C’est le lieu de méditer sur ces vers de David Diop qui écrivait dans un poème : «Ne cherchez pas la vérité dans la grimace de leurs phrases…».
Le sacrifice machiavélique de l’amitié au profit de l’intérêt
«Il n’y a pas d’ami en politique», dit-on souvent. La mise à l’écart de certains des principaux, premiers souteneurs et fidèles amis politiques du Président Macky ainsi que la refonte de son Cabinet et de sa Cellule de communication semblent valider cette thèse. L’amitié qui exige de la reconnaissance, de la solidarité et de l’espérance, apparaît comme un leurre dès qu’elle a comme toile de fond la politique. L’on s’en sert comme un projectile dès que l’occasion se présente. Selon Machiavel, «les hommes sont généralement ingrats, changeants, dissimulés, timides et âpres au gain. Tant qu’on leur fait du bien, ils sont tout entiers à vous ; ils vous offrent leurs biens, leur sang, leur vie et jusqu’à leurs propres enfants…Lorsque l’occasion se présente, ils se révoltent contre vous. Et le prince qui, faisant fond de si belles paroles, néglige de se mettre en mesure contre les évènements, court le risque de périr parce que les amis qu’on se fait à prix d’argent, et non par les qualités de l’esprit et de l’âme, sont rarement à l’épreuve des revers de la fortune et vous abandonnent dès que vous avez besoin d’eux. Les hommes, en général, sont plus portés à ménager celui qui se fait craindre que celui qui se fait aimer». La trahison est une constante en politique.
La réalité du pouvoir pousse les hommes à se séparer des «amis de 30 ans». La trahison est une pratique politique assez régulière. L’on se rappelle de l’épisode Senghor/Mamadou Dia au Sénégal dont le duo se transforma en un duel qui mena l’ancien Président du Conseil en prison, accusé par Senghor de fomenter un coup d’Etat. Que penser de la déception de Senghor vis-à-vis de l’attitude de son dauphin Abdou Diouf qui n’aurait pas respecté son testament politique ? Que dire des multiples trahisons dont fut victime Wade de la part de ses principaux lieutenants qui opérèrent une scission (Serigne Diop) ou allèrent soutenir Diouf en 2000 avant de revenir, à ses côtés, à la faveur de l’Alternance (Ousmane Ngom) ? A son tour, Wade n’hésita pas à sacrifier l’amitié à l’intérêt. Que regretter des transhumants ? Aujourd’hui, les ex-compagnons de Macky sont convoqués et inquiétés par la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite. Les convocations à la gendarmerie et les interrogatoires de Karim Wade et d’anciens ministres, qui ont gouverné avec Macky, donnent encore la preuve que l’on n’hésite pas à sacrifier l’amitié sur l’autel de l’intérêt.
L’intérêt, aujourd’hui, d’un Macky Sall est de faire preuve d’une absence totale de sentimentalisme pour se donner du crédit. Comme si sa réélection dépendait, en partie, de sa capacité à laisser la Justice faire son travail. L’intérêt est le trait d’union entre Macky Sall et les membres de Bennoo Siggil Sénégal. Un mariage d’intérêt plus que d’amour. L’heure des petites lâchetés et trahisons viendra. Les divergences sont, pour l’instant, publiquement tues au profit de l’intérêt collectif à gouverner ensemble après, disent-ils faussement, avoir gagné ensemble. Il est, pour l’instant, dans l’intérêt de Macky de garder cette liaison plus dangereuse pour l’Opposition, devenue introuvable. Le slogan «la Patrie et non le Parti» semble aussi correspondre à une sorte de trahison. La rétribution escomptée à la faveur d’un militantisme actif n’est pas assurée. L’on récompense comme, sous Wade, des individus qui n’ont pas contribué à l’effort de conquête du pouvoir. L’alibi de la compétence ne tient pas. Nombre de compétences ne sont pas là où il fallait. Rien d’anormal. La représentativité en politique obéit à d’autres logiques qui n’ont rien à voir avec la compétence ou l’éthique.
L’écologie machiavélique du renseignement.
En politique, connaître son adversaire est au moins aussi important que se connaître soi-même. Simple principe de précaution. Ainsi, l’homme politique se livre, par le biais des services secrets et autres renseignements généraux, à l’art espiègle du renseignement. Il commandite en secret des sondages pour mesurer son taux de popularité. Avec cet outil, le Président dispose ainsi d’un sérieux avantage de pression et d’oppression envers l’Opposition et les meneurs des mouvements sociaux, journalistes, intellectuels et autres syndicalistes, filés et placés sur écoute. Le monopole des services secrets dont ils disposent à travers les structures et cellules d’enquêtes dans la Police, la Gendarmerie, l’Armée, l’Université, les Médias, etc. constituent de bonnes sources pour tâter l’état de l’opinion publique et la température sociale qui peut se transformer en tsunami social. Le système Wikileaks en est une parfaite illustration. Toujours fidèle à Machiavel, qui disait que «le Prince punit les coupables, surveille les suspects et se fortifie dans les endroits les plus faibles».
La surveillance apparaît, pour lui, comme une délivrance. Se délivrer de toute mauvaise surprise. Surveiller et se méfier. Se prémunir et nuire au «mal» latent. Se lancer à la poursuite du secret pour trouver la vérité. Débusquer ce qui se terre dans l’intimité des confidences et discussions. Le Politique commandite des sondages et organise des systèmes de renseignement afin de colmater les brèches qui pourraient l’affaiblir ou le perdre face au spectre malveillant du peuple-surveillant, peuple-veto, peuple-juge, peuple-bourreau. Machiavel pouvait ainsi justifier l’utilité du renseignement : «le caractère des peuples est mobile, facile à entraîner vers une opinion, mais il est difficile de l’y maintenir. Il faut que les dispositions à son égard soient tellement prises, qu’au moment où il n’y croît plus, on puisse le forcer à croire».
Les sondages commandités par Macky Sall n’ont pas d’autres objectifs. Pour soutirer du secret, le Politique dissémine ses agents dans toutes les structures de la société. Ceux-ci sont à l’affût de toute menace. Pour durer en politique, il faut éviter de se laisser surprendre par les évènements. Gouverner, c’est prévoir, ne cesse-t-on de répéter. Les sondages secrets commandités pour l’écologie du renseignement permettent ainsi d’étoffer l’offre programmatique. Fabriquer des promesses en procédant à une archéologie du secret. Se renseigner fait partie des techniques du pouvoir. Le nouveau régime, comme ceux qui l’ont précédé, se livre à la subtilité de soutirer du renseignement. Pour arracher le secret. Il faut se lancer à la poursuite de l’inconnu et des non-dits ; percer le secret des sentiments non avouables publiquement. Une sorte de viol de l’intimité et de la conscience politique des foules suspectes. Percer le mystère.
Macky Sall, après 6 mois de présidence, a commandité des sondages pour mesurer l’état de l’opinion et sa popularité. Etait-ce nécessaire 6 mois seulement après la victoire? Sa popularité, si elle n’a pas décliné, ne saurait augmenter en raison notamment de la situation du pays, touchée par la crise. Ce serait un miracle de voir à la hausse le nombre de Sénégalais lui ayant fait confiance dès le 1er tour. Mais, comme on le sait, tout pouvoir se renseigne en cachette et souvent en toute illégalité au nom de la raison d’Etat. Aussi, le ministre de l’Intérieur est le véritable ministre de la Communication et de l’Information. Se renseigner sur tout et sur tout le monde. Depuis Machiavel et ça a évolué avec les NTIC. Le renseignement prend une dimension technologique et informatique incommensurable. Ecoutes téléphoniques, surveillance, espionnage électronique. Et si le fait d’occuper le ministère de l’Intérieur était le meilleur tremplin pour accéder à la Présidence de la République, tel un Nicolas Sarkozy ou un Macky Sall ou un Vladimir Poutine, ancien Chef du KGB ?
L’art machiavélique de promettre
La société se construit autrement que par des promesses. Mais, comme l’écrivait Talleyrand, «en politique, ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai». La promesse de Macky de limiter le gouvernement à 25 ministres n’a pas été respectée. La promesse «la Patrie avant le Parti», non plus. La gouvernance sobre et vertueuse, pas tout à fait. Paroles données, paroles retirées. Dire, puis se dédire, comme d’habitude. Défaite de la sincérité qui servira d’argument, parmi tant d’autres, pour jeter le discrédit sur ce Président, élu par défaut, qui n’étale pas, pour le moment, ses qualités managériales. Un des principes fondamentaux énoncés et défendus par les Assises Nationales, était de mettre un terme à la dualité Chef de l’Etat et de Parti. Une certaine incompatibilité que le Président Sall n’a pas corrigée restant fidèle à cet enseignement de Machiavel : «rien n’est plus propre à faire perdre la considération dont jouit un prince, que de n’être point à la tête de ses troupes».
Les promesses du Politique restent des caresses verbales. La force du discours tranche avec la faiblesse de l’action. Message is massage. Le lexique de l’optimisme officiel vise à susciter l’élan vital face à l’épuisement possible de l’espoir. Yonou Yokouté certes, mais c’est moins l’impact de ce slogan et la surcharge d’espoirs qui l’enveloppait qui l’ont porté au pouvoir que l’image et les circonstances exceptionnelles. Elu par défaut, serait-il un Président sans qualités ? Ne pas faire oublier cette thèse qui prend du terrain le desservira.
Ce ne sont pas les idées qui font perdre ou gagner une élection ou un marché, c’est la communication qui est bonne ou mauvaise. Ainsi, pourrait-on dire, ce qui compte pour réussir en politique, c’est moins la vérité qu’on infligerait aux masses que la victoire que l’on chercherait, quitte à les nourrir de faux espoirs et de vaines promesses impossibles à tenir. Pour se faire admirer des foules et espérer recueillir leurs suffrages, il faut leur apporter de bonnes nouvelles. Comme s’y est pris en février 2012 Macky, contrairement à son prédécesseur. C’est l’une des raisons pour lesquelles, un certain Nicolas Machiavel, prenant le contre-pied d’un Montesquieu faisant l’éloge de la sincérité, avait suggéré au Prince d’émanciper la politique de la morale et d’éviter de sombrer dans des pensées spéculatives idéalisant des sociétés, de fait inexistantes, sauf dans des cavernes imaginées. En fin de compte, l’argent ne sera pas toujours le nerf de la guerre. «Quand l’argent parle, la vérité se tait». Le silence est complice et coupable. Se taire est une manière d’être machiavélique. A moins de croire qu’on est soi-même un argument.
Le mot d’ordre attribué au Président Macky Sall est sans équivoque : «Celui qui perd sa localité perd son poste ! Il faut communiquer !». De la Première Dame au dernier des citoyens. La Première Dame ? Une autre histoire à écrire...