(SenePlus) - Le dimanche 5 avril prochain à 16h GMT, le stade de Dakar accueillera le combat royal opposant Modou Lô à Sa Thiès, un événement que Canal+ Sport diffusera en direct, comme le rapporte la chaîne dans un reportage consacré au champion. Une rencontre que le roi des arènes, en poste depuis 2019, qualifie lui-même de « plus grand combat » de sa carrière.
Présent dans les arènes depuis 2006, Modou Lô règne sans partage sur la lutte sénégalaise depuis cinq ans. « Roi des arènes au Sénégal, c'est comme le Ballon d'Or », explique-t-il à Canal+, insistant sur l'ancrage culturel profond de cette discipline. Le lutteur compare l'effet de son statut sur ses adversaires à celui qu'éprouverait un jeune footballeur affrontant « Sadio Mané, Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi ».
Actuellement en France pour peaufiner sa préparation, Modou Lô a notamment effectué un stage avec le boxeur Souleyman Sissoko, détaille Canal+. Une approche qui marque un tournant dans son entraînement : le champion a réduit l'aspect mystique traditionnellement associé à la lutte sénégalaise. « Personnellement, entraînement, puissance, cardio, mon personnel, 100% entraînement vraiment », affirme-t-il dans l'entretien, privilégiant désormais une préparation exclusivement physique.
Cette évolution professionnelle s'accompagne d'une logistique impressionnante. « Quitter le Sénégal, venir à Paris, se préparer, ramenant son équipe et ses coachs », témoigne un observateur sur Canal+, soulignant un degré de professionnalisme comparable aux camps d'entraînement des combattants de MMA, voire supérieur.
À 40 ans, Modou Lô laisse planer le doute sur son avenir. Interrogé par Canal+ sur une éventuelle retraite en cas de victoire le 5 avril, le champion ne ferme pas la porte à cette hypothèse. Après deux décennies dans les arènes et un règne de cinq ans, ce combat contre Sa Thiès pourrait marquer la conclusion d'un parcours exceptionnel.
« Les lutteurs sénégalais, ce sont de véritables stars », conclut le reportage de Canal+, rappelant l'énergie « incroyable » que dégage cette discipline lors des grandes rencontres au Sénégal. Un statut qui fait de l'affrontement du 5 avril bien plus qu'un simple combat sportif : un événement culturel majeur.