Dans toutes les expériences humaines, il existe des littératures, orales, écrites, musicales, imaginales ou symboliques.
Chaque littérature est un monde en soi. En les reliant, on fait "Littérature", sans déterminant et avec majuscule.
L'idée "Littérature" contient des mondes, et autant de mondes autres. Son échelle est celle du monde en sa totalité relationnelle.
L'idée "Littérature" est donc l'égrégore inatteignable qui surgit du concert de toutes nos littératures.
Vivre au Tout-monde, c'est vivre à l''échelle du "tout" relié à "tout", et à chaque détail.
L'idée de "monde relationnel" est l'archipel inatteignable vers lequel tend toute pensée ou vouloir du monde.
C'est un impossible en soi.
Un impensable en soi.
Mais, une littérature n'atteint à sa plus haute vitalité, sa pleine santé, que confrontée à un impossible. Impossible à voir, à dire, à faire ou à penser. C'est par-là qu’elle peut se rapprocher au mieux de l'idée "Littérature".
Tout artiste, tout écrivain, est donc sensible au monde, car il tend à s'élever (par la Beauté) vers l'idée la plus haute de l’Art ou de l'intention "Littérature".
La manière la plus lucide d'être sensible à la présence du monde en soi, est de l'être, non par le haut, mais par le bas, par la souffrance que l'on éprouve et que l'on partage depuis le plus lointain.
C'est un effet du "vivre-en-Relation".