PREMIER GOUVERNEMENT DE BARROW : Un accouchement difficile
Le premier gouvernement gambien de l’après Yahya Jammeh est tombé. Le nouveau président élu, Adama Barrow, a publié une liste de dix ministres, tous des technocrates. Ces nouveaux ministres gambiens ont la redoutable tâche de répondre aux aspirations du peuple gambien qui a décidé de changer d’ère le 1er décembre dernier. Portrait des nouveaux membres du gouvernement qui ont prêté serment hier, mercredi 1er février
POUR FAIRE FACE A LA GESTION «AUTOCRATIQUE » DE MACKY SALL : La Cos M23 pour une liste commune de l’opposition
La Commission orientation stratégie Cos/M23 milite pour un axe programmatique commun et une liste commune unique de l’opposition lors des prochaines élections législatives. Dans un communiqué rendu public hier, mercredi 1er février, Abdourahmane Sow, coordonateur du Cos/M23 et compagnie trouvent que l’individualisme partisan et le positionnement crypto personnel ne sauraient faire face à la majorité parlementaire de la 13ième législature. Ils se sont, en outre, défoulés sur le chef de l’Etat, Macky Sall et son régime.
MENACE DE DEGUERPISSEMENT DES HABITANTS DES CITES CELIBATAIRE SICAP BAOBAB ET RUE 10 : L’Etat et la Sicap au banc des accusés
202 familles habitant, soit 1900 personnes, habitant les cités Célibataires de la Sicap Baobab et Rue 10 depuis 1954 sont aujourd'hui menacées de déguerpissement par la Société immobilière du Cap-Vert (Sicap) moyennant un terrain de 150 m2 plus 2 millions de F Cfa. Face à la presse hier, alors que le collectif des habitants de ces cités a dénoncé une mesure injuste, les défenseurs des droits humains ont insisté sur les préalables pour déguerpir une personne, conformément au Code des obligations civiles et commerciales (Cocc). Aussi ont-ils relevé que ces habitations étant un patrimoine hérité de la colonisation française, l’Etat et la Sicap ont l’obligation de donner des logements abordables à leurs occupants.
FELWINE SARR PROFESSEUR D’ECONOMIE, UNIVERSITE GASTON BERGER DE SAINT-LOUIS : «Nos universités vont former des monstres si....»
De l’avis du professeur Felwine Sarr, les enseignements fournis dans les universités sénégalaises doivent être revus. Il fonde son avis sur le fait que des étudiants s’autorisent souvent à prendre la parole en public sans pour autant avoir l’esprit critique nécessaire. «Il y a une démocratisation de la parole scientifique, ce qui n’est pas une bonne chose. Il y a une exigence avant de prendre une parole qui n’est autre que du savoir. Si les universités ne sont concernées que par les compétences, la technique, la culture générale et l’esprit critique, nous allons former des monstres. Car, nous allons former des gens à qui nous donneront des diplômes, le droit de parler, sans qu’on leur enseigne l’humilité scientifique, la réflexion critique et la culture générale nécessaire à la véracité de ce qu’ils ont à dire», a-t-il affirmé