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Par Olivier Vallee
Les États-Unis et les routes du soufre
EXCLUSIF SENEPLUS - De la RDC à l'Indonésie, Washington déploie une stratégie agressive visant à évincer la Chine des chaînes de valeur de la transition énergétique
 
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1003525
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Le mécano minier US

Durant toute l’année 2025, l’administration Trump s’est montrée extrêmement rapide et offensive dans le déploiement de sa stratégie minéralière. Des produits clés de la transition énergétique et numérique comme le cuivre, le cobalt et le nickel ont été au centre d’un redéploiement géographique des investissements US. Le nouveau pouvoir à Washington voulait réduire sa dépendance politique vis-à-vis des mines latino-américaines où de plus la teneur finale en minerais dans l’extraction est plus faible qu’en Afrique. D’autre part, il poursuit l’objectif de contrer, à travers la conquête du domaine minier mondial, la présence de la République Populaire de Chine, antérieure, reconnue et décisive pour la percée technologique de ses filières automobiles, solaires, et numériques, etc. Le risque politique des investissements US dans des parties du monde instables serait, semble-t-il, amoindri par la posture du gouvernement américain qui engage résolument l’autre État « partenaire » à lui ouvrir l’accès à ses ressources énergétiques et minérales. De plus Washington conditionne l’accès au marché américain et sa protection militaire à la sécurité des entreprises minières US dans le pays contractant. En Afrique, l’administration Trump a achevé de mettre en place en RDC l’imposante logistique de transport de pondéreux qui débouche sur Lobito, port atlantique de l’Angola, que le président Biden avait initié. L’accord signé avec la RDC pour établir un partenariat minier avec les États-Unis s’est conclu très vite par le rachat du groupe congolais Chemaf et de son important gisement de Mutoshi. 

En attendant Rubaya

Cette transaction a été réalisée très rapidement car les autres objectifs des États-Unis en RDC restaient difficiles à atteindre, en particulier l’accès aux gisements les plus prometteurs. La transformation industrielle de la mine de coltan de Rubaya, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, nécessiterait un investissement compris entre 50 et 150 millions de dollars. Selon l’agence de presse Reuters, cette estimation figure dans la liste initiale des 25 actifs proposés aux investisseurs américains dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat stratégique sur les minerais critiques, signé entre la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis le 4 décembre 2025. D’après ce document, ces investissements permettraient d’accélérer une production commerciale structurée, avec un retour sur investissement jugé rapide en raison de la forte demande mondiale de tantale, métal stratégique extrait du coltan.

Le site est régulièrement présenté comme l’un des gisements de coltan les plus importants au monde. Il représenterait environ 15 % de la production mondiale de coltan, avec des teneurs en tantale comprises entre 20 % et 40 %. Dans le cadre de l’accord entre Kinshasa et Washington, les entreprises américaines bénéficient d’un droit de première offre sur les actifs retenus. Bien avant la signature de cet accord, des groupes occidentaux avaient déjà manifesté leur intérêt pour le site. Selon Bloomberg, repris par plusieurs médias spécialisés, le négociant suisse Mercuria Energy Group et la société d’investissement TechMet, soutenue notamment par la U.S. International Development Finance Corporation (DFC), étudient la possibilité de développer et de moderniser l’exploitation du gisement de tantale situé près de Rubaya. Le Financial Times a également rapporté l’intérêt de l’homme d’affaires texan Gentry Beach, présenté comme proche de Donald Trump, à travers sa société America First Global.

Malgré cette importance stratégique, l’exploitation du site reste largement artisanale et informelle. Ces conditions précaires sont régulièrement à l’origine d’accidents meurtriers. Dans un communiqué publié le 4 mars 2026, le ministère congolais des Mines a par exemple fait état d’un éboulement survenu le 3 mars sur les sites miniers de Rubaya, provoqué par de fortes pluies. Dans ce contexte, l’industrialisation du site est présentée comme un moyen de sécuriser davantage l’exploitation et de réduire les risques humains, en remplaçant progressivement les pratiques artisanales par des opérations minières mieux encadrées. De plus, « Le développement des sites qui figurent sur la liste et se trouvent en zone occupée passe par le retrait des troupes rwandaises, tel que prévu dans l’accord de paix RDC-Rwanda conclu en juin 2025 », a indiqué, dans une interview accordée au journal Jeune Afrique en février dernier, le vice-Premier ministre congolais chargé de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, signataire pour son pays de l’accord stratégique avec les États-Unis. Il faudra de surcroit clarifier les droits préexistants accordés à des sociétés chinoises sur le site de Rubaya.

Quoiqu’il en soit, le grand réaménagement de la politique minéralière US intervient au terme d’une vingtaine d’années pendant lesquelles les mines des pays de l’Alter Sud se sont industrialisées ou doivent impérativement le faire. Les équipements de creusage, les normes de sécurité, le processus de lixiviation et la consommation d’intrants importés comme l’acide sulfurique induisent de nouvelles obligations de l’investisseur auxquelles l’investisseur US n’est pas toujours prêt. Pourtant, le pacte minier à l’américaine repose sur le souci de complète autonomie de la chaine de valeur établie sous la devise America First.

L’inquiétante étrangeté indonésienne ?

Il y a neuf mois, les États-Unis avaient réussi à conclure un autre accord stratégique avec l’Indonésie à propos du nickel. Dans le cadre de ses négociations tarifaires avec Washington, l’Indonésie avait proposé aux États-Unis de co-investir dans un projet stratégique lié aux minerais critiques. Cette offre permettait de renégocier certains accords commerciaux et d’abaisser les barrières tarifaires sur les exportations indonésiennes vers les États-Unis. En proposant un partenariat sur les minerais critiques, le pays espérait obtenir des concessions en retour de Washington, tout en valorisant son rôle clé dans les chaînes d’approvisionnement mondiales de l’énergie propre.

Ce projet, qui s’inscrit dans une volonté de renforcer les relations économiques bilatérales, implique la participation du fonds souverain Danantara Indonesia, récemment mobilisé par Jakarta pour soutenir les investissements nationaux dans des secteurs jugés prioritaires, comme les ressources naturelles et la transition énergétique.

L’Indonésie est l’un des principaux producteurs mondiaux de nickel, un composant essentiel pour les batteries électriques. Elle cherche depuis plusieurs années à monter en gamme dans la chaîne de valeur, en attirant des partenaires étrangers non seulement pour l’extraction, mais aussi pour la transformation et la fabrication de composants à haute valeur ajoutée. Dans ce contexte, un accord avec les États-Unis permettrait à Jakarta de s’insérer plus solidement dans les chaînes d’approvisionnement occidentales, alors que Washington cherche activement à diversifier ses sources d’approvisionnement en minerais stratégiques, notamment pour réduire sa dépendance à la Chine.

Ce nouvel accord garantit aux États-Unis un accès illimité au nickel indonésien et remet en cause la position privilégiée de la Chine sur ce marché, selon les analystes. La Chine va donc accélérer ses investissements hors d’Indonésie dans des sources alternatives d'approvisionnement en nickel et renforcer son rôle tout au long de la chaîne d'approvisionnement de ce métal, ont indiqué les analystes, suite à l'accord entre les États-Unis et l'Indonésie. Mais il n’est pas sûr que l’industrie minière US accepte de participer à un co-investissement lourd de lixiviation permettant d’amorcer une chaine de valeur indonésienne. America first n’est pas seulement un slogan mais un mode d’agir économique qui doit fixer sur le sol des États-Unis les conditions de la sécurité, de l’indépendance et de la production des biens à haute valeur ajoutée.

Le prototype Tenke Fungurume

La Chine en RDC a contribué à la mutation de l’industrie du cuivre et du cobalt en développant la transformation minérale en aval de la mine de Tenke Fungurume, non loin de Kolwezi.  C’est une des plus grandes exploitations de minerai de cuivre d’Afrique. Le groupe chinois CMOC y a investi 2,5 milliards USD et en a pris le contrôle en 2016 avec un chiffre d’affaires annuel de 6 milliards USD pour le cuivre et de 1,3 milliard USD pour le cobalt. L’ambition de ce complexe est d’arriver à vendre pour 9 à 10 milliards USD de produits. CMOC se positionne comme un fournisseur privilégié de composants pour les batteries de véhicules électriques. La CMOC a renouvelé le processus de lixiviation utilisé habituellement dans la zone de Kolwezi. La lixiviation généralement utilisée dans les industries minières du district de Kolwezi est la lixiviation par agitation. Le minerai broyé ou le concentré est lixivié dans des tanks munis d'un système d'agitation pneumatique et/ou mécanique. Le minerai concassé et broyé, est lixivié dans des réservoirs agités. La récupération du cuivre se fait en peu de temps (quelques heures à quatre jours). Les principaux agents de lixiviation sont l'acide sulfurique, l'acide sulfurique et le sulfate ferrique; et l'oxygène.

Le processus de lixiviation mis en place par le groupe chinois CMOC à Tenke Fungurume utilise peu d’acide sulfurique et privilégie les procédés de flottaison et d’hydrométallurgie. Ainsi, les usines de la mine produisent déjà des cathodes de cuivre répondant aux normes du London Metal Exchange. L’évacuation des extrants se fait par la Tanzanie et l’Afrique du Sud tandis que le projet US-Chemaf de Virtus Minerals (voir infra) empruntera le corridor de Lobito. La Gécamines conserve 20% des parts de Tenke Fungurume et bénéficie des recettes de 20% des ventes tandis que l’État taxe les 80% de la partie chinoise. La Chine a réussi son business model minier en RDC et certains observateurs pensaient que l’investissement US pourrait utiliser la courbe d’apprentissage chinois et les processus de lixiviation existant de la CMOC. Ce ne sera pas le cas car Chemaf, le support du premier projet minier de taille de l’administration de Trump, se dessine comme en opposition avec la logique de la CMOC.

Virtus Minerals face à la lixiviation

Virtus Minerals Inc. cherche à travers le rachat du minier congolais Chemaf, propriété de la famille indienne Virji, à s’approprier des gisements prometteurs et non pas à remonter la filière avec une lixiviation moderne et peu polluante.  Chemaf , certes, est une des premières entreprises à avoir investi dans un processus de lixiviation du cuivre et du cobalt en RDC. Cependant ces deux minéraux étaient et sont encore exportés avant l’extraction des composants en cuivre et en cobalt qui doivent être séparés par la percolation d’acide sulfurique. L’investissement de Chemaf en 2004 et en 2006 dans le remontage d’une usine australienne de lixiviation n’a pas suffi à transformer en minerais toute la production des mines et de plus s’avère couteux. et Mais au vu de l’abondance des réserves de la RDC pour ces deux minerais et de leur richesse en contenu il était déterminant pour Virtus Minerals Inc. d’acquérir Chemaf et son site de Mutoshi.

Cependant l’usine de traitement par lixiviation de Mutoshi n’est pas achevée et il faudra donc pour Virtus Minerals recourir soit à l’acide sulfurique,  soit exporter les minerais pour un traitement hors de la zone de Kolwezi.

L’achat de Chemaf traduit la volonté US de participer dès l’origine à la chaine de valeur mais avec comme horizon de pouvoir diriger sans interférence les minerais vers les États-Unis. En effet se contenter d’un accord de vente de minerais avec la société étatique congolaise Gécamines Trading ne garantissait l’approvisionnement en continu et sans hausse des prix d’achat du cuivre. Les gisements de cuivre et de cobalt connus les plus abondants de Tenke Fungurume et de Kamoa-Kakula sont encore aux mains de la Chine depuis une décennie. Une autre compagnie US, KoBold Metals, qui dispose d’un permis de 3000 km2 se heurte à des contraintes gouvernementales et au contrôle chinois des infrastructures d’extraction et d’évacuation des minerais. Virtus Minerals devra donc aussi consentir à des efforts supplémentaires pour atteindre un rythme d’extractions et une quantité rentable de produits acheminés aux États-Unis.

L’indépendance du nickel ?

En RDC, comme en Indonésie, l’administration Trump entend déclasser les modalités de traitement des minéraux mis en place par les Chinois. Même si les investissements chinois ont soutenu l'expansion des capacités de traitement du nickel en Indonésie, renforçant ainsi l'influence croissante du pays sur le marché de ce métal. La récente flambée des cours mondiaux du nickel – qui a vu le prix de ce métal de base bondir de plus de 30 % entre mi-décembre 2025 et janvier 2026 – a été largement imputable à la décision de l'Indonésie de limiter les volumes de minerai pouvant être extraits, indique Goldman Sachs. Une marge de manœuvre du partenaire indonésien qui n’est pas du goût de l’administration Trump.

Aux termes de l’accord Indonésie-États-Unis, les projets de traitement et de fusion des minerais impliquant des technologies chinoises, des équipements d'origine chinoise ou des entités à capitaux chinois pourraient ne plus être conformes aux normes nouvelles, ce qui compliquerait l'expansion des investissements des entreprises chinoises, comme l'indiquait le cabinet d'avocats pékinois Jingtian & Gongcheng dans un article paru en février 2026. En fin de compte, cet accord « risque de fragmenter les marchés mondiaux, d’augmenter les coûts et de compliquer les ambitions de l’Indonésie dans le secteur aval, à mesure que la concurrence entre grandes puissances s’intensifie autour des ressources stratégiques », a-t-elle conclu.

La dépendance au soufre

L’Acid Test est l’indicateur financier qui mesure la capacité d’une entreprise à couvrir ses obligations à court terme. En l’occurrence, il est fait référence à l’acide sulfurique dont la disponibilité et le coût vont conditionner le succès du rachat de Chemaf, voire de la survie du secteur minier dans certaines parties de l’Afrique. Malgré son allant,  la pression américaine sur la captation des minerais stratégiques se heurte aux besoins de séparer cuivre, nickel et cobalt de leur gangue de terre et d’autres minéraux. Pour cela il faut de l’acide sulfurique, issu du soufre. La production mondiale de soufre élémentaire est réalisée à 51,6 % par désulfuration du gaz naturel et à 43,4 % par désulfuration du pétrole. Le soufre est utilisé pour fabriquer de l'acide sulfurique, un élément essentiel au lixiviat des métaux lors du raffinage du nickel et du traitement du cuivre. Les principaux producteurs de soufre sont les sociétés productrices de gaz naturel et de pétrole : Aramco en Arabie Saoudite, Gazprom en Russie, Exxon Mobil, Abu Dhabi National Oil Company (Adnoc), ConocoPhillips, Valero Energy , Chevron, Shell, BP, Total Énergies. Le soufre brut  est transporté, en grande partie, sous forme de granulés ou liquide entre 124 et 145°C. Il ne concerne que le soufre élémentaire. 

Les producteurs de cuivre et de nickel, en Afrique comme en Indonésie, sont directement affectés les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, résultant des attaques américaines et israéliennes contre l'Iran et de la riposte croissante de Téhéran. Ces échanges menacent de restreindre les approvisionnements en acide sulfurique.  Le Moyen-Orient représente environ 24 % de la production mondiale de soufre, soit 83,87 millions de tonnes métriques l'an dernier, d'après l'U.S. Geological Survey. L'Indonésie, qui abrite plus de 50 % de la production mondiale de nickel, importe environ les trois quarts de son soufre du Moyen-Orient, selon Peter Harrisson, analyste au cabinet de conseil CRU. Le nickel du pays est principalement utilisé pour la fabrication d'acier inoxydable.

Les stocks de soufre dans les usines de nickel par lixiviation acide à haute pression (HPAL) ne représentent en moyenne qu'un à deux mois de consommation, selon deux sources au sein de raffineries chinoises en Indonésie, ayant requis l'anonymat car elles ne sont pas autorisées à s'exprimer publiquement. Le soufre représentait déjà environ la moitié des coûts d'exploitation d'une usine HPAL avant le déclenchement du conflit en raison d'une forte hausse des prix, selon Marco Martins, analyste chez Project Blue. Faute d'alternatives, les usines pourraient être contraintes de réduire leur production dès le mois prochain, a-t-il ajouté. Une ruée sur les stocks mettrait en concurrence les raffineurs de nickel en Indonésie avec les mineurs de cuivre en Afrique, et tous deux face aux fabricants d'engrais du monde entier, qui cherchent également des substituts au soufre du Moyen-Orient. M. Harrisson de CRU a précisé que les prix du soufre avaient déjà atteint environ 500 dollars la tonne avant le début du conflit et ont, à titre indicatif, grimpé de 10 à 15 % supplémentaires depuis lors.

Alternative nord-américaine ?

En Afrique australe, les stocks actuels de soufre d'environ 900 000 tonnes dans les entrepôts ne dureront que quelques semaines, a déclaré une source logistique basée en Zambie. La République démocratique du Congo a importé environ 1,3 à 1,4 million de tonnes de soufre pour produire du cuivre l'an dernier, la majorité provenant du Moyen-Orient, selon M. Harrisson.

L'acide sulfurique peut également être produit comme sous-produit de la fusion du cuivre. Les mineurs de cuivre en Afrique qui possèdent ou sont situés à proximité de fonderies seront au moins partiellement protégés des pénuries. Les opérations de cuivre de First Quantum Minerals en Zambie ne sont pas affectées car l'entreprise s'approvisionne en acide auprès de ses propres fonderies, a déclaré Anthony Mukutuma, directeur pays, à Reuters.

Robert Friedland, fondateur d'Ivanhoe Mines (un des groupes miniers US du dispositif Trump), copropriétaire d'une usine d'acide sulfurique produisant 1 200 tonnes par jour sur son projet de cuivre Kamoa-Kakula au Congo aux côtés de Zijin Mining, a déclaré sur X que les prix risquaient de continuer à augmenter. ;« Si les flux de navires sont restreints pendant plus de deux semaines, il semble inévitable que la consommation doive soit être reportée, soit ralentir », a conclu M. Harrisson de CRU.

Aux États-Unis la production d’acide sulfurique est abondante et diversifiée. La désulfuration du pétrole a fourni 7 millions de tonnes, celle du gaz naturel, 280 000 tonnes , la production de cuivre a co-produit, 508 000 tonnes et celle de zinc, plomb et molybdène, 74 000 tonnes.  La production est réalisée à 55 % au Texas et en Louisiane avec des ports qui peuvent recevoir les concentrés de Chemaf. Glencore Canada, partenaire de la galaxie minière US prône des processus de production de soufre moins polluants au Canada et aussi d’autres méthodes de séparation par grillage des minerais. Novation et autonomie mais aussi des coûts et des risques qui peuvent dissuader le nouveau partenaire américain dans les terres lointaines d’Asie et d’Afrique.

  1. Strategic Advantages of Direct US-DRC Copper Trade Partnerships

    American copper imports traditionally flowed from three primary Latin American sources: Chile providing approximately 35% of total volumes, Peru contributing 25%, and Mexico supplying another 15%. This regional concentration created systemic risks during labor disputes, environmental regulatory changes, and political transitions. For instance, the 2019 Chilean mining strikes, Peru's 2021 political uncertainty, and Mexico's evolving mining policies demonstrated how geographic concentration translates into supply vulnerability. DR Congo copper export to US arrangements offer diversification benefits that extend beyond simple volume distribution. African copper deposits generally contain higher concentrations of essential minerals including cobalt, making them particularly valuable for battery manufacturing and renewable energy applications. Furthermore, the Tenke Fungurume Mine produces copper with cobalt co-production ratios that align precisely with electric vehicle battery chemistry requirements.

  2. Voir précédents articles Olivier Vallée
  3. Idem.
  4. https://www.mac4ever.com/divers/190324-l-indonesie-propose-aux-etats-unis-un-partenariat-en-or-enfin-en-nickel
  5. Entrepreneur Shiraz Virji founded Chemaf in 2001, having seen the opportunity at a time when the DRC was privatizing the mining industry. Acquiring several mining concessions in the DRC paved the way for Chemaf’s first processing facilities which formed the start of Chemaf’s growth strategy. Shiraz has wide commercial and entrepreneurial experience, having started his career in Kenya in the wood carvings business, and subsequently moving to the UK in 1971 to launch and grow a wholesale cash and carry business in handicrafts and gift items. In 1981, Shiraz formed a pharmaceutical enterprise in India which began his association with the DRC, as a primary region to which the business exported generic medicines.
  6. According to reporting from Reuters and other sources, the DRC now accounts for more than 70% of global cobalt supplies and produced approximately 3.3 million metric tons of copper in 2024. These figures alone underscore why so many countries and corporations are vying for a foothold in the region. The latest flashpoint is Chemaf SA, a copper and cobalt producer controlled by the Virji family. Chemaf, despite carrying around $900 million in debt, remains a strategic prize due to its significant reserves at the flagship Mutoshi project and its ongoing expansion at the Etoile mine.
  7. Virtus Minerals Inc., a Delaware-registered firm led by U.S. military and intelligence veterans, has agreed to acquire Chemaf SA and assume all its liabilities, including the substantial debt owed to commodities trader Trafigura Group. Phil Braun, Managing Director of Virtus Minerals, outlined ambitious plans to deploy approximately $750 million in debt and equity to expand production. The deal, if completed, would see Orion Resource Partners providing financing, with Virtus Minerals overseeing operations. This move is emblematic of the U.S. strategy—using financial muscle and strategic partnerships rather than direct operational control in high-risk environments.
  8. Mutoshi Mine, Sealing Chemaf’s position as a leading cobalt producer

    The Mutoshi development in Kolwezi is at the heart of Chemaf’s ambitious growth plans. Mutoshi is a large-scale copper-cobalt project at an advanced stage of development...

  9. The Chinese CMOC Group's 80% controlling stake at Tenke Fungurume demonstrates how American interests can operate alongside Chinese mining operations. This approach offers several strategic benefits:

    • Infrastructure Utilization: Leveraging existing Chinese-built processing facilities and transportation networks reduces initial investment requirements

    • Operational Efficiency: Working with established mining operations provides immediate access to production capacity

    • Diplomatic Balance: Avoiding direct confrontation with Chinese interests while securing American supply needs

    • Technology Transfer: Accessing advanced mining and processing technologies through partnership arrangements.

  10. KoBold Metals, a U.S.-backed company, exemplifies the cautious, governance-focused approach now favored by many Western investors. KoBold holds more than 3,000 square kilometers in the DRC’s lithium and copper belt but is delaying advancement of projects entangled in disputes. "We will not advance projects which are entangled in disputes, stressing governance standards," said Kobold’s Congolese head, Benjamin Katabuka, in an interview with Reuters. Meanwhile, Chinese operators have proceeded on contested ground, reinforcing their speed-to-market advantage. At the Manono site, one of the world’s largest undeveloped lithium deposits, KoBold will wait for ownership issues to be resolved before production—though if the southern block is secured cleanly, production could start within three years. Zijin, a Chinese company, is already advancing infrastructure on the northern block.
  11. À bien y regarder, certaines conditions de l’accord montrent que l’Indonésie concède beaucoup à son allié américain. Ainsi, Jakarta a accepté de dispenser la quasi-totalité des produits américains de droits de douane exportés sur son territoire. Après avoir fait de la résistance pendant plusieurs années, l’archipel va aussi reconnaître certaines normes américaines sur des produits stratégiques importés, comme l’automobile ou les produits pharmaceutiques. L’accord devrait aussi permettre aux États-Unis de s’assurer que des denrées provenant d’autres pays, en particulier la Chine, ne transitent pas par l’Indonésie avant d’être exportés vers les États-Unis. Et ce, afin d’échapper à des droits de douane plus élevés ou à des restrictions. Nombreux « deals » entre entreprises américaines et indonésiennes Autre gros effort fait par l’Indonésie : l’achat de 33 milliards de dollars de produits énergétiques, agricoles et liés à l’aviation américains, notamment des avions Boeing. Selon un document du « Conseil des affaires États-Unis-Asean », les entreprises indonésiennes se sont engagées à acheter 1 million de tonnes de soja américain (685 millions de dollars), 1,6 million de tonnes de maïs, 1 million de tonnes de blé (1,25 milliard de dollars) et 93 000 tonnes de coton (122 millions de dollars). Mais les échéances à laquelle Jakarta achètera ces denrées agricoles ne sont pas encore tout à fait claires. 

    https://www.latribune.fr/article/economie/8960690339624914/33-milliards-de-dollars-le-prix-colossal-paye-par-lindonesie-pour-retrouver-les-faveurs-de-washington

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