L’ex procureur Alioune Ndao tacle Diomaye
La sortie médiatique du Président Bassirou Diomaye Faye, ce samedi, continue de susciter des remous au sein de la classe politique. Parmi les premières voix discordantes figure celle de Alioune Ndao, député de Pastef, qui n’a pas caché son amertume. S’exprimant sur les réseaux sociaux hier, l’ancien procureur de la République a dit avoir accueilli l’intervention présidentielle avec « déception ». À ses yeux, le contexte politique, marqué par des tensions persistantes depuis 2021, appelait un ton plus conciliant, notamment envers le Premier ministre Ousmane Sonko, le parti Pastef et l’ensemble des citoyens. Dans un message au ton critique, le parlementaire regrette un discours qu’il juge éloigné des attentes d’apaisement. Il affirme avoir perçu, au contraire, des propos « va-t-en guerre » et entachés, selon lui, de « contrevérités ». Allant plus loin, Alioune Ndao accuse le chef de l’État de livrer une version orientée de l’histoire politique récente du Sénégal. Il estime que les faits évoqués lors de l’interview ne reflètent pas fidèlement la réalité vécue par les Sénégalais. Cette prise de position met en lumière des divergences internes qui continuent de traverser la majorité, dans un climat politique encore fragile.
Un policier meurt dans un accident
Un grave accident de la circulation a coûté la vie, ce dimanche aux environs de 13h 26, à un policier en service au commissariat urbain de Pikine, dans la région de Saint-Louis. Le drame s’est produit à hauteur de Ndam, localité de la commune de Nguindilé, dans le département de Louga. D’après les informations recueillies, l’agent des forces de l’ordre se rendait à Dakar pour assister à des funérailles. Il voyageait à bord d’un véhicule en compagnie de sa sœur, de son cousin et d’un autre passager pris en cours de route. Au cours du trajet, le conducteur aurait perdu le contrôle de la voiture, qui a alors quitté la chaussée avant de percuter violemment un arbre situé en bordure de route. Le choc a été fatal au policier, dont le décès a été constaté sur place. Son corps a ensuite été acheminé à la morgue de l’hôpital. Les trois autres occupants du véhicule, blessés dans l’accident, ont été évacués par les sapeurs-pompiers et pris en charge médicalement. Les autorités compétentes ont ouvert une enquête afin d’élucider les circonstances exactes de ce drame routier.
Capitaine Touré met en colère les militants de PASTEF
Le Directeur général de l’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP), Seydina Oumar Touré, a publié un message sur sa page Facebook dans lequel il salue l’interview accordée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Dans sa publication, il a tenu à féliciter le chef de l’État pour ce qu’il qualifie d’intervention « brillante et sincère », mettant en avant sa position constante en faveur d’une justice indépendante. Selon lui, une justice affranchie de toute influence politique constitue un pilier essentiel de l’État de droit et une garantie pour l’ensemble des citoyens, y compris les dirigeants eux-mêmes. Il estime également que cette orientation contribue au renforcement des institutions et à la protection des générations futures, tout en soulignant la portée républicaine et humaine du discours présidentiel, fondé sur l’équité et l’égalité devant la loi. Cette prise de position n’a toutefois pas été accueillie favorablement par une partie des militants de PASTEF, qui ont vivement réagi sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses critiques à son encontre. Face à ces attaques, Seydina Oumar Touré a publié un second message pour réaffirmer sa position. Il y rejette toute idée de renoncement à ses convictions personnelles, affirmant qu’il n’entend pas modifier ses principes pour satisfaire une partie de l’opinion publique, quelle que soit son influence. Il précise que ses engagements reposent sur des valeurs qu’il considère constantes et inébranlables, guidant son action passée comme future. Il conclut en réaffirmant que l’intérêt supérieur du pays demeure sa principale boussole et qu’il entend s’y conformer, quelles que soient les circonstances.
Sale temps pour les trafiquants de drogue
L’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) a récemment mené une série d’opérations d’envergure à travers le pays, marquant une nouvelle étape dans la lutte contre le trafic de drogue. Ces interventions ont permis d’importantes saisies et l’interpellation de plusieurs individus impliqués dans des réseaux de distribution de substances illicites. À Dakar, une découverte a été faite en milieu carcéral. Le 28 avril 2026, la Direction de la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Rebeuss a remis à l’OCRTIS divers produits suspects saisis sur un détenu. Le lot comprend notamment 26 pierres marron, trois boules de même nature, trois sachets de poudre, un flacon de liquide ainsi que des résidus d’herbe. Des analyses ont été confiées à la Division de la police technique et scientifique (DPTS) afin de déterminer la nature exacte de ces substances. Dans les régions, les opérations se sont également révélées fructueuses. Sur l’axe Kolda–Tambacounda, un individu a été arrêté le 25 avril à Missira en possession de 1,3 kilogramme de chanvre indien. Le même jour, à Diacounda, dans la région de Sédhiou, un autre suspect a été interpellé avec 5 kilogrammes de la même substance. Il est poursuivi pour association de malfaiteurs et trafic de drogue. À Matam, une intervention menée le 30 avril, suite à un renseignement opérationnel, a permis la saisie d’un kilogramme de chanvre indien sur un individu. Par ailleurs, une opération ciblée conduite à Kafountine a abouti au démantèlement d’un réseau local. Trois personnes ont été arrêtées en possession de 42 képas de Kush, de trois pierres de crack ainsi que de matériel de conditionnement, indiquant une activité structurée de distribution. L’ensemble des mis en cause a été placé en garde à vue. Ces résultats témoignent de l’intensification des actions de l’OCRTIS face à un phénomène qui demeure une préoccupation majeure de sécurité publique et de santé.
Un réseau de trafic d’huile démantelé
Les forces de sécurité ont porté un coup d’arrêt à un réseau spécialisé dans la commercialisation de produits alimentaires dangereux. Le Commissariat d’arrondissement de Thiaroye a procédé, ce 2 mai 2026, à l’interpellation de cinq individus impliqués dans un trafic d’huile impropre à la consommation. L’opération fait suite à l’exploitation d’un renseignement opérationnel par la Brigade de recherche. Les policiers ont investi un site situé au CEM de Djiddah Thiaroye Kao, où ils ont surpris les suspects en pleine activité. Ces derniers s’affairaient au déchargement d’un camion contenant huit citernes d’une capacité de 1 000 litres chacune, soit un total de 8 000 litres d’huile. Selon les premiers éléments de l’enquête, le produit était transvasé dans des bidons de 20 litres en vue de sa mise sur le marché. Le propriétaire présumé du chargement a déclaré avoir acquis la marchandise pour un montant de 3 millions de FCFA. Il bénéficiait, d’après les investigations, de la complicité d’un vigile pour le stockage ainsi que de charretiers chargés d’assurer le transport. Les autorités soupçonnent que l’huile, dont l’origine reste inconnue, présente des risques sanitaires importants pour les consommateurs. L’ensemble du stock ainsi que le camion ayant servi au transport ont été saisis. Placés en garde à vue, les cinq mis en cause devront répondre des chefs d’association de malfaiteurs, de trafic de denrées alimentaires corrompues et de mise en danger de la vie d’autrui. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue du réseau et d’éventuelles ramifications.
Cybercriminalité transfrontalière
Le Commissariat spécial de Keur Ayib a mis hors d’état de nuire deux individus impliqués dans des activités de cybercriminalité transfrontalière. Les suspects, en provenance de la Gambie, sont poursuivis pour association de malfaiteurs et escroquerie via Mobile Money. Leur arrestation est intervenue dans le cadre d’une opération de contrôle frontalier. Circulant à moto, ils tentaient de contourner le point d’entrée officiel de Keur Ayib lorsqu’ils ont été interceptés par les éléments de la Brigade spéciale. La fouille a permis la saisie de six téléphones portables. L’exploitation technique des appareils a révélé un système bien rodé. Les mis en cause utilisaient des cartes SIM d’un opérateur étranger pour orchestrer des campagnes d’escroquerie ciblant principalement des citoyens gambiens. Durant leur garde à vue, plusieurs victimes ont d’ailleurs contacté les numéros saisis pour réclamer la restitution des sommes frauduleusement soutirées via leurs comptes Mobile Money. Face aux enquêteurs, les deux individus ont reconnu les faits. Ils ont expliqué franchir régulièrement la frontière afin de mener leurs opérations frauduleuses en s’appuyant sur le réseau d’un opérateur gambien. À l’issue de leur garde à vue, les suspects ont été déférés devant le Procureur de la République le 27 avril 2026. Cette affaire met en lumière l’ampleur croissante des réseaux de cybercriminalité opérant au-delà des frontières.
Le « mara milliardaire » arrêté pour actes contre-nature
Cité dans une affaire sordide d'actes contre-nature, le marabout Serigne Abdoulaye Faye est désormais entre les mains de la Division des Investigations Criminelles (DIC), confirmant ainsi les premières informations de nos confrères de 2AS Media. Selon des sources exclusives de Seneweb, le charlatan, surnommé le « mara milliardaire », a été interpellé en Gambie grâce à une intervention d’Interpol. Il a été acheminé à Dakar sous haute escorte dans la nuit du jeudi au vendredi. Ayant senti le vent tourner après les premières étapes de l'enquête, Serigne Abdoulaye Faye avait discrètement quitté le territoire sénégalais pour trouver refuge chez notre voisin gambien. Une fois à destination, il aurait loué un logement pour une durée de six mois, pensant ainsi échapper durablement à la justice sénégalaise. Cependant, la coopération entre la DIC et la police gambienne a permis de localiser rapidement le suspect. Une équipe spécialisée a été dépêchée sur place pour procéder à son arrestation et organiser son transfert vers la capitale sénégalaise. L'enquête révèle également les dessous de sa fuite. « Serigne Abdoulaye Faye a confié avoir été auditionné une première fois puis libéré. Il aurait profité de cette occasion pour se réfugier en Gambie », précise l'une de nos sources proches du dossier. Actuellement dans les locaux de la DIC, le marabout devra répondre des accusations graves qui pèsent sur lui.
Un maçon et traiteur arrêtés dans l’affaire Pape Cheikh Diallo
La BR de Keur Massar a franchi la barre des 90 arrestations dans le cadre de l'exécution d'une délégation judiciaire émise par le juge d'instruction du premier cabinet près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, selon des informations de Seneweb. En collaboration avec la BR de Saly, le maçon Mamadou Lamine Diouf a été interpellé à Ngékhokh puis acheminé à Dakar. Son arrestation serait consécutive à l'exploitation du téléphone de son présumé partenaire Doudou Lamine Dieng. La poursuite de l'enquête a permis d'interpeller à Dakar le célèbre traiteur Balla Mbaye. Ce dernier était en couple avec le maçon de Nguékhokh, d'après l'enquête. Même si le maçon Mamadou Lamine Diouf entretenait une relation amoureuse avec le banquier Doudou Lamine Dieng, il a entretenu des relations sexuelles respectivement avec Pape Cheikh Diallo et le chanteur Djiby Dramé, d'après les preuves concordantes collectées par les gendarmes. Également, le maçon de Ngékhokh est considéré comme un proxénète du banquier déjà arrêté. Mamadou Lamine Diouf recrutait des ouvriers pour des séances intimes avec Doudou Lamine Dieng.