Le fils d'un ministre arrêté pour trafic de drogue
Le poste de police de Diamaguène Sicap-Mbao a frappé dans le milieu interlope avec l'arrestation d'un individu en possession d'un képa de Haschich. Arrêté dans la nuit du vendredi 03 juillet, il a décliné son identité comme étant S. Ba, âgé de 24 ans. Le suspect n'avait toutefois pas voulu révéler la vraie identité de son père, selon des informations exclusives de Seneweb. Cependant, il ressort de l'enquête de la police que S. Ba est le fils d'un ministre de l'actuel gouvernement du Sénégal. Interrogé de nouveau par les enquêteurs, le mis en cause a déclaré que Cheikh Oumar Ba, ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage, est son père biologique. Le suspect a été placé en garde à vue pour les faits de détention et usage de Haschich. Au terme de l'enquête, le suspect a été présenté ce lundi au procureur Saliou Dicko chef du parquet de Pikine-Guédiawaye. Il file directement en prison en attendant son procès en flagrant délit sauf changement de programme.
Diomaye félicite Bachir Fofana
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a adressé ses félicitations au journaliste-essayiste Bachir Fofana pour son ouvrage Aveux signés, datés et envoyés, tout en assurant que son contenu sera examiné par les services compétents de l'État. Cette reconnaissance est contenue dans une lettre officielle datée du 3 juillet 2026 et signée par le ministre, directeur de cabinet du président de la République, Mary Teuw Niane, en réponse à un courrier de l'auteur en date du 22 mars 2026. Dans cette correspondance, la Présidence indique que le chef de l'État a bien reçu l'ouvrage et a chargé son directeur de cabinet de transmettre à son auteur «ses vifs remerciements ainsi que ses félicitations». Selon la lettre, le président estime que le livre «témoigne de votre engagement républicain à la transparence et à la bonne gouvernance», saluant ainsi la contribution de l'auteur au débat public sur la gouvernance. La Présidence va plus loin en précisant qu’ ‘’Aveux signés, datés et envoyés’’ «fera l'objet d'une exploitation judicieuse par nos services compétents», laissant entendre que les analyses, observations ou recommandations contenues dans l'ouvrage pourront être examinées dans le cadre des réflexions menées par les institutions concernées. Cette réponse officielle constitue une marque de considération de la plus haute autorité de l'État envers le travail de l'auteur et souligne l'intérêt accordé aux contributions intellectuelles portant sur les enjeux de transparence, de gouvernance et de gestion publique au Sénégal.
Khouraichi Thiam exclu du Moncap
Les tensions au sein du MONCAP, mouvement des cadres de Pastef, continuent de susciter des réactions. Dans une publication sur les réseaux sociaux, Khouraichi Thiam affirme avoir été retiré de plusieurs groupes WhatsApp du mouvement par Khady Diène Gaye, sans avoir été préalablement informé ni avoir reçu la moindre explication. Selon lui, cette décision est intervenue «sans appel, sans justification et sans le moindre message de courtoisie».Il avance l'hypothèse que cette exclusion pourrait être liée au fait d'avoir répondu à une invitation de Fatou Kiné « Fifi » Diakhaté, dont l'éviction du Directoire du MONCAP est intervenue dans un contexte marqué par les prises de position publiques de plusieurs cadres, notamment Aldiouma Sow et Abib Diop, considérés comme proches de la ligne la plus fidèle à Ousmane Sonko. Cette nouvelle situation semble illustrer, à un niveau plus local, une dynamique observée ces derniers jours au sein de Pastef. Après la mise à l'écart de figures dirigeantes, les mesures disciplinaires ou organisationnelles paraissent désormais toucher des militants de rang intermédiaire. Pour plusieurs observateurs, cette évolution traduirait une volonté de resserrer le contrôle des structures du parti face à des divergences internes de plus en plus visibles. Dans son message, Khouraichi Thiam rappelle que son engagement ne dépend ni d'un groupe WhatsApp ni d'une quelconque fonction. Il affirme avoir consacré son temps, son énergie et ses ressources à la défense des idéaux de Pastef et du MONCAP, sans jamais rechercher d'avantages personnels. Estimant que la méthode employée est contraire aux principes de dialogue, de transparence et de respect mutuel qui devraient, selon lui, guider la vie d'un grand parti, il assure toutefois que cet épisode n'entamera pas sa détermination.
Le lutteur Papa Boy Djiné condamné
Le lutteur Papa Boy Djiné a été reconnu coupable hier de détention et d'usage de chanvre indien par le tribunal, qui l'a condamné à une amende de 50 000 FCFA. Aucune peine d'emprisonnement n'ayant été prononcée, il a été remis en liberté à l'issue de l'audience. Placé sous mandat de dépôt la semaine dernière après son interpellation par la Brigade de recherches de Keur Massar, le lutteur était, dans un premier temps, soupçonné de trafic de drogue. Toutefois, les investigations ont conduit les enquêteurs à requalifier les faits en détention et usage de chanvre indien. Selon les éléments de l'enquête, une perquisition menée à son domicile avait permis aux gendarmes de découvrir plusieurs joints, des mégots ainsi que des résidus de chanvre indien. Au cours de la procédure, Papa Boy Djiné a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Ces aveux ont contribué à l'abandon de la qualification de trafic initialement envisagée, au profit des seules infractions de détention et d'usage de chanvre indien. À l'issue des débats, le tribunal a retenu sa culpabilité pour ces deux infractions et a prononcé une amende de 50 000 FCFA, mettant ainsi fin à sa détention.
Rencontre Dianté et le front syndical
Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Mamadou Lamine Diante, a reçu hier les représentants du Front syndical pour la défense du travail(FSDT) dans le cadre du dialogue permanent entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Dès l'ouverture des discussions, le ministre a donné la parole aux responsables syndicaux afin qu'ils exposent les raisons de leur mot d'ordre de grève. Au nom du FSDT, son coordonnateur, Mody Guèye, a rappelé que les centrales syndicales avaient fait preuve de patience depuis l'installation du nouveau régime. Il a notamment évoqué le préavis de grève déposé le 12 mars 2026, dénonçant le non-respect des engagements pris par l'État dans le Pacte national de stabilité sociale. Les syndicats ont également exprimé leurs préoccupations concernant les nouveaux projets de Code du travail et de Code de la sécurité sociale. En réponse, le gouvernement a présenté un état d'avancement détaillé de la mise en œuvre des engagements contenus dans le Pacte national de stabilité sociale ainsi que des différents accords conclus avec les organisations syndicales sectorielles. Les autorités ont annoncé la mise en place d'un dispositif de suivi destiné à assurer une meilleure exécution des engagements pris. À l'issue des échanges, les deux parties sont convenues de se retrouver le jeudi 9 juillet 2026 afin d'examiner spécifiquement la question des licenciements intervenus dans certains ministères et au sein du secteur parapublic. Le ministre Mamadou Lamine Diante a, par ailleurs, invité le Front syndical à reporter la grève prévue le vendredi 10 juillet 2026. Selon lui, ce report permettrait de privilégier la négociation et d'éviter toute confrontation, dans un contexte où les plus hautes autorités du pays ont réaffirmé leur volonté de promouvoir le dialogue social. La rencontre s'est déroulée en présence des représentants de plusieurs ministères sectoriels ainsi que des centrales syndicales membres du Front syndical pour la défense du travail.
Audience au Palais
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience, hier, Sheikh Shakhboot bin Nahyan Al Nahyan, en visite officielle au Sénégal. Selon la présidence de la République, les discussions ont essentiellement porté sur l'état d'avancement des projets de coopération en cours entre le Sénégal et les Émirats arabes unis, ainsi que sur les perspectives de renforcement du partenariat bilatéral. Les deux responsables ont examiné les opportunités d'élargir et d'approfondir la coopération dans plusieurs secteurs d'intérêt commun, en cohérence avec les priorités de développement du Sénégal. Les échanges ont également mis en avant la volonté partagée des deux pays de consolider leurs relations à travers de nouveaux investissements et des partenariats structurants. Cette audience s'inscrit dans une dynamique de rapprochement entre Dakar et Abou Dhabi, fondée sur le renforcement des liens politiques, économiques et diplomatiques, avec l'ambition de soutenir durablement le développement économique et social du Sénégal.
MIMI 2024 apporte son soutien à Diomaye Faye
Le Mouvement MIMI 2024 a exprimé son adhésion à l'annonce de la création prochaine d'un parti politique porté par le Président Bassirou Diomaye Faye. Dans un communiqué rendu public hier à Dakar, la Coordination nationale du mouvement qualifie cette décision de «pertinente et stratégique», estimant qu'elle intervient à un moment important de la vie politique nationale. Selon le mouvement, cette initiative constitue une étape majeure dans le renforcement de la majorité présidentielle en offrant un cadre politique unifié capable d'accompagner durablement le projet de transformation souveraine du Sénégal. MIMI 2024 souligne également la nécessité de bâtir une organisation politique structurée, cohérente et solidement implantée sur l'ensemble du territoire national afin de soutenir efficacement les réformes engagées. Le mouvement estime que cette future formation devra renforcer la mobilisation des militants, fédérer les différentes sensibilités favorables au projet présidentiel et préparer les prochaines échéances politiques dans un esprit de cohésion et de responsabilité. Réaffirmant son engagement, la Coordination nationale assure que ses responsables, militants et sympathisants sont prêts à contribuer activement à la construction de ce futur parti, aussi bien au Sénégal qu'au sein de la diaspora. Elle met en avant les valeurs de loyauté, de détermination et de responsabilité pour accompagner cette nouvelle dynamique politique. Enfin, MIMI 2024 lance un appel à l'ensemble des forces qui soutiennent le projet présidentiel afin qu'elles se rassemblent autour de cette initiative.
Près de 260 kg de chanvre indien saisis
La Brigade Régionale des Stupéfiants (BRS) de Thiès, relevant de l'Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), a réalisé une importante opération antidrogue à Mbour, aboutissant à la saisie de près de 260 kilogrammes de chanvre indien. L'intervention s'est déroulée dans la nuit du 3 juillet 2026, aux environs de minuit, à la suite de l'exploitation d'un renseignement opérationnel. Les éléments de l'unité d'intervention de Mbour ont intercepté un convoi suspect et procédé à l'arrestation de deux individus. Au cours de l'opération, les policiers ont saisi huit colis de chanvre indien représentant un poids total de 259,55 kilogrammes. Ils ont également immobilisé trois véhicules utilisés pour le transport de la drogue, à savoir deux Peugeot 307 et une Mercedes 190. Malgré le dispositif mis en place, plusieurs autres suspects ont réussi à prendre la fuite en profitant de l'obscurité, après une course poursuite avec les forces de l'ordre. L'enquête se poursuit afin d'identifier et de mettre la main sur les autres membres présumés de ce réseau de trafic de stupéfiants. Cette nouvelle saisie illustre la poursuite des opérations de l'OCRTIS dans la lutte contre le trafic de drogues au Sénégal.
Recrutement classes préparatoires aux grandes écoles
Le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation a lancé le recrutement des futurs étudiants des Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) du Sénégal pour l'année académique 2026-2027. L'appel à candidatures s'adresse aux nouveaux bacheliers des séries scientifiques S1, S2 et S3 ayant obtenu une mention Bien ou Très Bien au baccalauréat 2026. Selon un communiqué signé par le directeur général de l'Enseignement supérieur, Pr Abdoul Aziz Diouf, la sélection se fera sur étude de dossier. Les candidats seront évalués sur leurs résultats au baccalauréat, avec une attention particulière portée aux notes obtenues en mathématiques, en physique-chimie, en français philosophie et en anglais. Les postulants devront adresser une demande au ministre de l'Enseignement supérieur en précisant la filière souhaitée en priorité : Mathématiques-Physique-Sciences de l'Ingénieur (MPSI) ou Physique-Chimie Sciences de l'Ingénieur (PCSI).