Audition de Bamba Fall et Cie
Le défilé des différentes parties dans l’affaire du saccage de la Maison du Ps devant le doyen des juges Samba Sall a démarré depuis la semaine dernière par le passage des témoins à charge. D’après nos sources, Ousmane Tanor Dieng, Mansour Tambédou et Abdoulaye Wilane, pour ne citer qu’eux, ont été entendus par le juge instructeur. Le maire de Grand-Dakar, Jean- Baptiste Diouf, fait partie de ceux qui ont chargé lourdement les prévenus qu’il a identifié. L’audition des prévenus a démarré hier par le passage de Amath Diouf, Abdourahmane Mbengue et Abdoulaye Wone. Les trois jeunes socialistes ont nié en bloc toutes les charges retenues contre eux. C’était en présence de leurs conseils Mes Demba Ciré Bathily et Borso Pouye.
Bamba Fall passe le 8 février
C’est au pas de charge que le juge d’instruction est en train de mener les auditions dans le fond des auteurs présumés du saccage de la Maison du Ps. D’après nos sources, le passage de Bamba Fall est retenu pour le 8 février prochain, sans doute pour boucler la ronde des mis en cause. D’ailleurs c’est pourquoi, la plupart des avocats constitués pour l’édile de Medina qui assiégeaient le bureau du juge ont préféré attendre la date fatidique pour croiser le fer avec Samba Fall qui a le loisir d’envoyer l’affaire devant une chambre de juridiction ou de prononcer le non lieu. Mais puisque qu’il s’agit «d’un dossier signalé», tout porte à croire que l’on va droit vers un procès.
Cri du coeur du maire de Kaffrine
Abdoulaye Wilane déplore encore la mort par accident des 16 personnes sur la route de Kaffrine la semaine écoulée. Câblé par «L’As», Abdoulaye Wilane est tellement écoeuré parce qu’il est convaincu que s’il y a eu autant de morts, c’est parce que l’hôpital de Fatick ne dispose pas de spécialistes à même de prendre en charge des accidentés. En attendant la construction d’un hôpital promis par Macky Sall, il plaide pour le relèvement du plateau sanitaire de l’hôpital de Kaffrine par l’affectation d’un chirurgien, d’un orthopédiste. Selon lui, la route de Tamba étant une route internationale, il est important que l’Etat prévoie la fréquence d’accidents et installe un hôpital digne de ce nom à Kaffrine.
Un des agresseurs de Wilane décédé
Abdoulaye Wilane aurait-il un «lape také» ? Si l’on se pose cette question, c’est que le jeune identifié comme étant celui qui lui avait administré la gifle historique lors de la mise à sac du bureau politique serait décédé. D’après nos informations, le jeune originaire de la Medina aurait succombé à un malaise il
y a quelques mois.
Gouvernement du Président Barrow
Le Premier Gouvernement du Président Adama Barrow sera formé aujourd’hui. Le porteparole de la coalition Halifa Sallah qui a fait face à la presse hier a révélé que l’attelage gouvernemental sera composé de 11 ministres. Quatre membres du Gouvernement seront issus de la coalition de l’opposition d’alors qui avait porté la candidature du Président Barrow. En effet, sur les 7 membres que compte la coalition 4 vont siéger dans le gouvernement et les trois autres restants seront promus à d’autres postes de responsabilité. Toutefois, d’après Halifa Sallah, les sept autres membres du gouvernement seront issus d’une sélection rigoureuse. Ils seront nommés sur la base de leurs compétences, expériences et formations. C’est dire que le Président Adama Borrow veut un gouvernement de technocrates pour répondre aux fortes attentes des populations.
Gouvernement du Président Barrow (bis)
Le porte-parole de la Coalition de l’opposition d’alors qui est devenue la mouvance présidentielle, Halifa Sallah, précise que le Gouvernement va entamer le travail dès la publication de sa composition. La liste des membres du gouvernement sera publiée aujourd’hui à 13h au Kairaba Beach Hôtel où se trouve le bureau provisoire du Président Adama Barrow. Les 11 départements ministériels sont : le ministère de l’Economie et des Finances, le ministre du Commerce, de l’intégration régionale et de l’Emploi, le ministère de la Justice, le ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l’Extérieur, le ministère de la Jeunesse et des Sports, le ministère du Tourisme et de la Culture, le ministère de l’Agriculture, le ministère de l’Intérieur, le ministère de l’Aménagement et du Développement territorial, le ministère de la Pêche et des Ressources en Eaux et le ministère de l’Environnement, du Changement Climatique et des Ressources naturelles.
Adama Barrow libère l’ancien patron de Gamcel
L’ancien patron de la société de téléphonie mobile de la Gambie, Seedy Jaiteh a humé l’air de la liberté. Il a bénéficié de la vague de libérations des détenus politiques du régime de l’ancien président Yahya Jammeh. Le Président Adama Barrow a libéré l’ancien patron de Gambia Cellular (Gamcel), accusé d’avoir détourné plus de 11 millions de dalasis à la société Gamcel. Il était accusé d’avoir volé des tickets de carburant de la société d’une valeur de plus de onze millions de dalasis, alors qu’il était administrateur de Gamcel. Seedy Jaiteh a été arrêté et condamné à une peine de 11 ans de prison. Il a eu la chance de ne pas purger toute sa peine. Mais sa libération suscite un débat parce que d’aucuns n’est pas un prisonnier politique. Car, il s’est retrouvé en prison pour détournement de deniers publics. D’autres arguent qu’il est victime d’accusations fallacieuses.
L’Ige Thierno Mademba Gaye perd son frère
L’inspecteur général d’Etat Thierno Mademba Gaye est en deuil. Le haut fonctionnaire a perdu son frère Daour Gaye, décédé à Dakar. Daour Gaye a été inhumé lundi dans la capitale du Fouladou. Mais les Condoléances sont reçues hier aux Hlm Grand Médine près de la station total Dior à Dakar. «L’As» lui présente ses sincères condoléances.
Union des Jeunesses Travaillistes Libérales
L’élection du Pr Abdoulaye Bathily à la tête de la commission de l’Union Africaine (UA) est diversement appréciée par les Sénégalais. Chacun y va de son commentaire. En tout cas, l’opposition est en train de rire sous cape de ce qu’elle considère comme un échec de la diplomatie du Président Macky Sall. Pour l’union des Jeunesses travaillistes libérales (Ujtl), c’est une humiliation aussi bien du Président Macky Sall que du candidat Abdoulaye Bathily. A en croire les jeunes libéraux, le Président Sall espérait contrôler l’Union Africaine en y plaçant son ami, marxiste repenti. Le chef de l’Etat a oublié, disent-ils, que les Etats ont de la mémoire. D’après Toussaint Manga et compagnie, «autant le petit autocrate du Sénégal étouffe son peuple, jette imperturbablement en prison ses adversaires politiques de l’opposition, prépare une mascarade électorale par la manipulation du fichier électoral, autant la Communauté internationale lui manifeste sa défiance». Les jeunes libéraux qui se réjouissent de la défaite du Pr Bathily soulignent que l’Union Africaine vient d’administrer une gifle retentissante au Président Sall qui restera dans les mémoires de tous les Africains et celle des démocrates du monde.
Mamadou Lamine Diallo Tekki
Le président du mouvement Tekki, Mamadou Lamine Diallo, interpelle le Président Macky Sall sur des questions économiques depuis que ce dernier a invité l’opposition à un débat économique. Mamadou Lamine Diallo doute de la production de 4 millions de cartes d’identité biométrique au 30 avril prochain, pense que le Sénégal s’est lancé dans une aventure qui va couter 50 milliards au contribuable sénégalais. Au regard des difficultés confrontées par les commissions de confections des cartes, il est clair au yeux du leader de Tekki que Macky Sall et Abdoulaye Daouda Diallo commencent à reconnaître que l’aventure des cartes d’identité biométrique n’aboutira pas à 4 millions inscrits le 2 avril 2017, comme ils l’ont promis à la coalition Mankoo Wattu Senegaal. Il est pratiquent certains qu’on va encore vers «un autre Wax Waxeet de Macky Sall». Mamadou Lamine Diallo se demande si la confection des cartes biométrique est judicieuse au regard des problèmes, notamment dans le secteur de la santé. Il s’interroge sur le sens économique de dépenser plus de 50 milliards pour des cartes d’identité biométriques alors que les cancéreux n’ont pas d’appareil de radiothérapie, les communes rurales n’ont pas d’ambulances. En outre, le pouvoir refuse d’aider les travailleurs de dix-huit sociétés à recouvrer une vingtaine de milliards.
Commission d’enquête parlementaire sur IRIS
Le président du mouvement Tekki qui doute aussi de la fiabilité de la société IRIS attributaire du marché des cartes d’identité biométrique pense qu’une Assemblé nationale sérieuse, au vu des difficultés du projet actuel et des soupçons qui pèsent sur IRIS, aurait mis en place une commission d’enquête. Il rappelle que cette même société avait été citée par la Cour des Comptes du Sénégal dans le projet de passeports biométriques, il y a quelques années. Des experts soutiennent que le coût total d’un projet de cartes d’identité biométrique, logiciel, cartes, valises, imprimantes, consommables, personnel, pour 10 millions de personnes ne dépassent pas 25 milliards. Donc, il se demande à qui profite cette marge de dizaines de milliards ?