Le président du directoire de KPMG SA France, Jean Luc Decornoy, a salué le modèle démocratique sénégalais ainsi que les nombreuses mesures destinées à contribuer à la stabilité du monde des affaires dans le pays.
S'exprimant jeudi lors de la cérémonie de fusion des cabinets d'audit KPMG Sénégal et MBA, M. Decornoy a déclaré que ces mesures prises, ajoutées à la bonne tenue démocratique du pays, portent leurs fruits et se révèlent selon lui très attractives pour de nombreux investisseurs multinationaux et régionaux et favorisent aussi l'émergence d'un entreprenariat national.
Le Sénégal, a t-il dit, est devenu ''une plateforme régionale en matière de services et dispose d'un rayonnement international en matière touristique, culturel et sportif ''.
Jean Luc Decornoy a expliqué que le rapprochement de KPMG Sénégal et MBA portera KPMG ''au tout premier plan des firmes d'audit et de conseil opérant au Sénégal et dans la sous-région pour en faire un acteur majeur du développement économique''.
Pour le directeur de KPMG Sénégal, Ndiaga Sarr, les deux entreprises ont leur histoire propre qui s'est développée en montrant leur sérieux, leur compétence, leur engagement dans la formation des jeunes, au service des entreprises publiques et privés, mais aussi au sein du tissu économique.
"Ce que nous avons voulu faire aujourd'hui, c'est parce que nous avons la même vision de la croissance, de notre responsabilité de l'avenir que nous voulons donner à nos entreprises", a-t-il déclaré.
Cette fusion leur permet de se regrouper pour ''encore présenter une entité qui donne plus d'assurances à (leurs) clients, en (leur) donnant plus d'ambition à assumer leurs responsabilités'', a t-il dit.
"Nous participons aussi en tant qu'acteur, encore plus fort, du fait de regroupements dans notre secteur, à la qualité de la bonne gouvernance parce qu'elle commence au sein des entreprises", a confié le directeur de KPMG Sénégal.
Selon la directrice de MBA, Marie Ba, ''des études, de plus en plus sérieuses, prévoient qu'en l'an 2020, le taux de croissance de l'Afrique dépassera celui de la Chine et de l'Inde''. Et dans cette perspective, a t-elle souligné, ''il est clair que l'Afrique sera de plus en plus convoitée''.
"Nous avons le choix entre nous préparer à participer à cette émergence ou subir l'arrivée d'autres conseillers extérieurs qui vont répondre aux besoins des entreprises à notre place" a-t-elle confié, précisant: ''Ce que nous voulons, c'est être de la partie et pour cela, il faut se donner les moyens de sa présence".