Ziara générale et grève des transporteurs
La cité religieuse de Tivaouane va vers deux événements majeurs le week-end prochain. Il s'agit du Gamou de Sokhna Oumou Khairy Sy du 11 avril et de l’édition 2026 de la Ziara générale de Tivaouane prévue le dimanche 12 avril prochain. C'est des événements qui sont chaque année marqués par un grand déplacement de pèlerins venus de tous les coins du pays. Mais il se tient cette année dans un contexte marqué par une crise dans le secteur des transports. En effet, les transporteurs sont à leur septième plan d’action, d’une grève qui a paralysé le secteur. D’ailleurs la question a été évoquée hier à l’occasion du Comité Régional de Développement (CRD), consacré à la préparation de l’évènement. Et Serigne Moustapha Sy Al Amine a délivré le message du Khalife Général des Tidjanes demandant au ministre de tutelle et aux transporteurs de tout faire pour décanter la situation, tout en insistant sur la nécessité d'une suspension de la grève. Dans la même veine, il a demandé une dérogation, permettant aux chauffeurs de transport en commun de circuler le jour de la ziara, au-delà de minuit.
Reprise de la production des cartes d’identité
La Direction de l’automatisation des fichiers (DAF) a annoncé la reprise de la production des cartes nationales d’identité depuis le 1er avril 2026, marquant ainsi la fin d’une période d’attente pour de nombreux demandeurs à travers le pays. Dans un communiqué rendu public hier, la DAF précise que les opérations d’enrôlement ont redémarré de manière progressive dans plusieurs centres. Cette reprise graduelle vise à assurer une montée en puissance maîtrisée du dispositif, avant une généralisation à l’ensemble du territoire national, ainsi qu’au niveau des représentations diplomatiques à l’étranger. L’administration en charge du fichier national a également tenu à rassurer les citoyens sur un point sensible : la sécurité des données personnelles. Selon la DAF, toutes les mesures nécessaires sont prises pour garantir l’intégrité et la confidentialité des informations collectées, conformément aux standards en vigueur. Face aux nombreuses attentes des usagers, la Direction de l’Automatisation des Fichiers affirme rester à l’écoute des préoccupations des citoyens. Elle s’engage, dans ce sens, à assurer un service continu et à améliorer progressivement la gestion et la délivrance des cartes nationales d’identité.
Audition de Karim Xrum Xax
Convoqué par les enquêteurs de la Division spéciale de cyber sécurité (DSC), l’activiste Abdou Karim Guèye, connu sous le pseudonyme de Karim Xrum Xax, a répondu présent hier dans les locaux du service. Cette audition fait suite à une plainte déposée par le directeur général de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), Pape Alé Niang. Au terme de son face-à-face avec les enquêteurs, l’activiste a été autorisé à rentrer chez lui, sans mesure de privation de liberté. Selon les explications fournies par son conseil, Me Aboubacry Barro, Abdou Karim Guèye est mis en cause pour des propos dans lesquels il aurait accusé Pape Alé Niang de promouvoir l’homosexualité. L’avocat a d’ailleurs apporté des précisions sur cette affaire à travers une vidéo, détaillant les conditions dans lesquelles son client a été entendu. Pour l’heure, aucune suite judiciaire immédiate n’a été annoncée, mais le dossier reste ouvert.
Babacar Ba pour la réforme du Code électoral
Babacar Ba, coordonnateur du Forum du Justiciable, a réagi au dépôt, par le groupe parlementaire de PASTEF, d’une proposition de loi visant à modifier le Code électoral. Selon lui, la réforme des articles L29 et L39 du Code électoral s’impose comme une nécessité démocratique majeure. Sur le réseau social X, il souligne que la déchéance civique constitue une sanction particulièrement grave, dans la mesure où elle prive le citoyen de droits fondamentaux tels que le droit de vote et la participation aux élections. À ce titre, Babacar Ba estime qu’une telle mesure ne peut être laissée à l’appréciation d’une autorité administrative. Elle doit, insiste-t-il, relever exclusivement de la compétence du juge, garant des libertés individuelles. Il rappelle enfin que cette orientation n’est pas nouvelle, puisqu’elle figure déjà parmi les recommandations issues du dernier dialogue politique au Sénégal.
Le CDEPS en conférence de presse aujourd’hui
Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) dénonce une répartition qu’il juge « inique et illégale » de l’aide à la presse pour l’année 2025. Dans ce contexte, l’organisation annonce la tenue d’une conférence de presse aujourd’hui. La rencontre se déroulera à la Maison de la Presse Babacar Touré, précisément dans la salle Alpha Abdallah Sall, située au 7 étage. Au cœur des échanges : la gestion du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP). Le CDEPS prévoit notamment de revenir sur ce qu’il qualifie de blocage arbitraire et de non-distribution illégale de la subvention destinée aux entreprises de presse au titre de l’exercice 2024. L’organisation entend également mettre en lumière plusieurs dysfonctionnements relevés dans la gestion de ces fonds publics, dans un contexte marqué par des tensions récurrentes autour du financement du secteur médiatique.
Festival culturel de Ngoundiane
Le festival culturel de Ngoundiane a vécu pendant 4 jours, sur le thème «Valeurs culturelles et développement local». «Pour un cours d'essai, nous avons assisté à un véritable coup de maître», a déclaré Amadou Bâ ministre de la Culture qui présidait la cérémonie d’ouverture. Selon Mbaye Dione Maire de la commune, Ngoundiane est un véritable carrefour culturel, mais dont le patrimoine n'est pas valorisé à souhait. Et cette situation a engendré quelque part une faiblesse dans les actions municipales. Dans le passé, il souligne que la culture se résumait à une activité de Nguel au stade Iba Mar Diop de Dakar et c'est les mairies de Dakar et de la Médina qui captaient les avantages financiers. Au-delà des prestations, le festival est marqué par l'organisation de plusieurs plateaux à Sewekhaye, Thiangaye, Diack, etc. Il s'y ajoute qu'au-delà de l'aspect folklorique, une dimension scientifique a été imprimée au festival, à travers des panels.
Démantèlement d’un réseau de malfaiteurs
Le Commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies a procédé au démantèlement d’un réseau de malfaiteurs impliqué dans des faits d’association de malfaiteurs, de vol et de recel. Trois individus ont été interpellés puis déférés au parquet, à l’issue d’une opération ayant permis de récupérer une arme à feu ainsi que plusieurs objets de valeur. L’affaire remonte au 20 mars 2026, lorsqu’un commerçant résidant à Nord-Foire a signalé un cambriolage à son domicile. Profitant de la matinée de la Korité, un individu s’était introduit dans sa chambre pour emporter un sac contenant une somme de 225 000 FCFA, un pistolet automatique de marque Taurus avec ses munitions, une autorisation de port d’arme, un téléphone portable de marque Huawei ainsi que des flacons de parfum de luxe. Après un premier signalement à la Brigade de la Foire, la diffusion d’images issues de la vidéosurveillance sur les réseaux sociaux a permis d’orienter les recherches. Informé que le suspect se trouverait aux Parcelles Assainies, le plaignant a saisi le commissariat territorialement compétent. Identifié puis localisé, le principal suspect a été interpellé le 29 mars 2026 à Grand-Yoff, après avoir tenté de se soustraire aux enquêteurs. Confronté aux éléments de preuve, notamment les images vidéo, il a reconnu sans difficulté les faits qui lui sont reprochés. Ses déclarations ont conduit à l’arrestation de deux complices, tous domiciliés à Grand-Yoff. L’un d’eux était en possession de l’arme à feu, retrouvée chargée de quatre munitions. Le second, également commerçant, a été impliqué dans la détention des objets volés. Les mis en cause ont affirmé avoir reçu ces biens à titre de dépôt, sans transaction financière, une version qui n’a pas empêché leur interpellation. L’arme récupérée a été placée sous scellés pour les besoins de l’enquête, tandis que les trois individus ont été déférés devant le parquet. Cette opération illustre la vigilance des forces de sécurité face aux actes de criminalité et leur engagement à assurer la protection des personnes et des biens.
31 candidats à l’émigration clandestine interpellés
Une opération menée par le Poste de Police de Bargny, avec l’appui de la Brigade spéciale, a permis de mettre en échec une tentative d’émigration clandestine au départ de la plage de Sendou, dans la nuit du 29 mars 2026. Au total, trente et un (31) candidats au départ ont été interpellés lors de cette intervention. Selon les informations fournies par les services de sécurité, l’opération fait suite à l’exploitation d’un renseignement criminel ayant révélé une nouvelle stratégie adoptée par les réseaux de passeurs. Ces derniers privilégieraient désormais des sites multiples, comme la plage de Sendou, afin de contourner le dispositif de surveillance mis en place par les Forces de défense et de sécurité (FDS). Le mode opératoire consistait à regrouper les migrants sur la plage avant de les acheminer discrètement, à bord de pirogues de fortune, vers une embarcation de plus grande capacité positionnée en haute mer. Alertée aux environs de minuit, la Brigade de recherches a effectué une descente rapide sur les lieux présumés de l’embarquement. À l’arrivée des forces de l’ordre, une partie du groupe a pris la fuite. Toutefois, trente et un individus ont pu être arrêtés, dont vingt Sénégalais – parmi lesquels un mineur-, dix ressortissants gambiens et un Guinéen. Les premières auditions ont permis de lever le voile sur les modalités financières de cette tentative de migration irrégulière. Les candidats auraient déboursé des sommes comprises entre 200 000 et 500 000 FCFA pour le voyage. Dans certains cas, le paiement devait être finalisé à destination, notamment en Espagne, tandis que pour d’autres, les frais étaient pris en charge par des proches établis à l’étranger. Les investigations se poursuivent pour démanteler entièrement ce réseau. L’organisateur principal de cette opération est actuellement en fuite et activement recherché par les forces de sécurité. Cette nouvelle interception illustre la persistance du phénomène de l’émigration clandestine le long des côtes sénégalaises, malgré le renforcement des dispositifs de surveillance et les campagnes de sensibilisation menées par les autorités.
Les premières dames tiennent leur fondation
Après deux années d’hésitation, le Président Diomaye a pris la décision d’instituer une fondation pour la première dame. Pourtant dans le projet du Pastef, il ne figure pas la fondation. D’ailleurs son leader a toujours manifesté son opposition à la création d’une fondation pour la première dame à cause de ses sources de financements. Alors que les Sénégalais croyaient à la mort de cette organisation, le chef de l’Etat en crée à sa deuxième année au pouvoir. La nouvelle structure, dénommée « Fondation nationale Sénégal Solidaire » lance ses activités aujourd’hui à l’hôpital Dalal Jamm à l’occasion de la cérémonie de pose de la première pierre du centre de dépistage des cancers de la Lisca.
4 suspects arrêtés dans l’affaire Pape Cheikh Diallo
Dans le cadre de l'exécution d'une délégation judiciaire émise par le juge d'instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, la Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar a franchi la barre des 61 arrestations dans l'affaire Pape Cheikh Diallo et consorts. Selon des informations de Seneweb, quatre nouveaux suspects ont été interpellés hier entre Dakar et Mbour. Agissant sur réquisition de leurs collègues de Keur Massar, les gendarmes de la Brigade de recherches de Mbour ont arrêté le « bongoman » O. Gningue dans la commune de Saly. Cet homme aux dreadlocks est soupçonné d'avoir entretenu une relation avec Pape Cheikh Diallo. Il a été acheminé à Dakar à bord d'un véhicule banalisé.
Le médecin du CNTS est séronégatif
C'est un soulagement pour le docteur Serigne Mourtalla Guèye, médecin hématologue clinicien et spécialiste de la transfusion sanguine en service au Centre national de transfusion sanguine (CNTS). Inculpé et placé sous mandat de dépôt depuis vendredi par le juge d'instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, ses tests viennent de revenir négatifs au VIH, selon des informations de Seneweb. Le chef de transmission volontaire du VIH ne figure donc pas parmi les charges retenues contre lui. Soupçonné d'être en couple avec Pape Cheikh Diallo, les enquêteurs de la BR de Keur Massar avaient réuni des indices graves et concordants motivant sa conduite au tribunal pour association de malfaiteurs et actes contre nature, entre autres chefs d'accusation.