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Les Piques de l'As de ce vendredi 5 juin 2026
 
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1005432
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Les révélations d’Abdourahmane Diouf 
La déclaration du ministre Abdourahmane Diouf selon laquelle son cabinet n'aurait perçu « aucun franc » durant toute la période où il était à la tête du ministère de l'Environnement continue de susciter de nombreuses réactions dans les milieux politiques et administratifs. Lors de sa passation de service au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, le ministre a affirmé que, depuis sa prise de fonction au département de l'Environnement, son cabinet n'avait bénéficié d'aucun décaissement destiné à son fonctionnement. Une révélation qui a surpris de nombreux observateurs, d'autant plus qu'elle concerne une période de plusieurs mois d'exercice gouvernemental. Cette situation soulève des interrogations sur les raisons de ce blocage administratif ou financier. Plusieurs analystes estiment qu'une telle situation est inhabituelle pour un ministère de la République, où les cabinets disposent généralement de ressources destinées à assurer leur fonctionnement quotidien. Les déclarations d'Abdourahmane Diouf interviennent également dans un contexte marqué par des spéculations persistantes autour de ses relations avec Ousmane Sonko. Des observateurs de la scène politique avaient déjà évoqué des divergences entre les deux hommes sur certaines questions gouvernementales, même si aucune rupture officielle n'avait été annoncée. Pour l'heure, aucune explication officielle n'a été fournie sur les raisons de l'absence de financement du cabinet du ministre durant son passage à l'Environnement. Cette sortie publique risque toutefois d'alimenter davantage les débats sur le fonctionnement interne de l'administration et sur les rapports entre certains membres de l'exécutif. En attendant d'éventuelles clarifications des autorités compétentes, les propos du ministre Abdourahmane Diouf continuent d'alimenter les commentaires et les interrogations au sein de l'opinion publique. 

Moussa Bala Fofana quitte Pastef 
Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Bala Fofana, a annoncé hier sa démission de Pastef, le parti au pouvoir dirigé par Ousmane Sonko. Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, il a également présenté ses excuses aux militants du parti tout en défendant son choix de rester au sein du gouvernement. Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions entre Pastef et le président Bassirou Diomaye Faye. Le parti a récemment décidé de ne plus participer au gouvernement en raison de ce qu’il qualifie de « divergences profondes » avec le chef de l’État. Contrairement à cette ligne politique, Moussa Bala Fofana a choisi de conserver ses fonctions ministérielles. Face aux critiques et aux accusations de trahison formulées par certains militants et responsables du parti, le ministre a tenu à justifier sa position. « Je demeure convaincu que nos destins individuels, nos différends et nos contradictions personnelles pèsent peu face aux exigences de l’intérêt de la Nation. Le Sénégal est plus grand que chacun de nous », a-t-il déclaré. Dans son message, Moussa Bala Fofana affirme avoir agi « par loyauté envers sa conscience, son sens du devoir, sa liberté et sa dignité ». Il insiste sur le fait que son choix ne relève ni d’un esprit de défiance envers son parti ni d’une volonté de conserver le pouvoir à tout prix. « Je n’ai pas pris ma décision par défiance, ni pour conserver une fonction, encore moins pour succomber à une quelconque tentation du pouvoir », a-t-il écrit, reconnaissant toutefois que cette décision lui coûterait son appartenance à une « famille politique ». 

Menaces de mort 
La Sûreté urbaine du Commissariat central de Fatick a déféré au parquet un individu poursuivi pour menaces de mort avec arme blanche à l’encontre de sa sœur, à l’issue d’une intervention policière menée dans la nuit du 31 mai 2026. Selon les éléments de l’enquête, les faits se sont produits vers 22h55 lorsqu’une femme a contacté en urgence les services de police. Elle a signalé que son frère, armé d’un couteau, proférait des menaces de mort contre elle. Craignant pour sa sécurité, elle s’était enfermée dans une chambre avec son époux et leurs enfants, tandis que le suspect tentait de forcer la porte. Alertés, les éléments de la Brigade de recherche, en patrouille dans le secteur, se sont immédiatement rendus sur place. À leur arrivée, le mis en cause avait déjà pris la fuite. Les policiers ont toutefois rapidement lancé des recherches dans le quartier et sont parvenus à l’interpeller en possession de l’arme blanche utilisée lors des faits. L’enquête a révélé que l’origine du différend était liée à une somme de 200 000 FCFA que le suspect réclamait à sa sœur. Il estimait que cet argent correspondait à la participation financière de leur défunte mère dans la construction de la maison familiale appartenant à l’aînée de la fratrie. Pour apaiser la situation, le beau-frère du mis en cause lui avait remis la somme réclamée. Cependant, selon les témoignages recueillis, l’exigence de signer une décharge attestant la réception des fonds aurait provoqué sa colère et entraîné les violences verbales ainsi que les menaces. Placée en garde à vue après son arrestation, la personne mise en cause a contesté les faits lors de son audition, sans parvenir à convaincre les enquêteurs. Au terme de la procédure, elle a été présentée, le 2 juin 2026, au parquet du Tribunal de Grande Instance de Fatick. Les services de police indiquent par ailleurs que l’intéressé est déjà connu de leurs fichiers. En 2021, il avait été déféré pour coups et blessures volontaires et condamné à une peine d’un mois de prison ferme. 

Un présumé distributeur de «Guinz» arrêté à Yeumbeul 
Le Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul a procédé à l’interpellation d’un individu suspecté de se livrer à la vente de produits cellulosiques destinés à un usage toxicomaniaque. L’opération s’est déroulée dans la nuit du 1er juin 2026, vers 1 heure du matin, dans le quartier de Bene Baraque. Selon les informations communiquées par la police, l’intervention fait suite à un renseignement anonyme signalant l’existence d’un réseau actif de commercialisation de diluants, communément appelés « Guinz », consommés par certains jeunes pour leurs effets psychotropes. Après avoir exploité les renseignements recueillis, les éléments de la Brigade de recherche ont mis en place un dispositif de surveillance et d’interpellation. L’opération a permis l’arrestation du suspect en possession de seize bouteilles neuves de diluant destinées à la vente ainsi qu’une bouteille déjà entamée. Le mis en cause a été conduit dans les locaux du commissariat où il a été placé en garde à vue pour offre et cession de produits toxiques ainsi que pour mise en danger de la vie d’autrui. Une enquête a été ouverte afin d’identifier d’éventuels complices et de remonter la filière d’approvisionnement de ce trafic, considéré comme une menace croissante pour la santé et la sécurité des jeunes de la banlieue dakaroise. 

Samba Tall Sarr démissionne du ministère de l’Énergie 
La série de démissions enregistrées dans l’administration sénégalaise depuis le départ d'Ousmane Sonko de la Primature continue de s’allonger. Après plusieurs responsables administratifs et cadres de l’État, c’est au tour de Samba Tall Sarr de quitter ses fonctions. L’expert minier a annoncé sa démission de son poste au sein du cabinet du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines dans une publication rendue publique sur Facebook. Il occupait cette fonction en vertu d’un arrêté ministériel approuvé par l’ancien Premier ministre. Dans sa déclaration, Samba Tall Sarr explique que cette décision est motivée par des considérations personnelles. « Mon départ procède d'une conviction personnelle et de ma volonté de demeurer fidèle à mes principes, à mes valeurs et à ma conscience », a-t-il écrit. L’ancien conseiller a tenu à exprimer sa reconnaissance à Ousmane Sonko, qu’il remercie de l’avoir convaincu de mettre au service du Sénégal une expertise forgée au cours de plus de vingt-trois années d’expérience dans le secteur minier. « Je ne regrette aucunement cet engagement. Ce fut un honneur de contribuer, à mon niveau, à l’ambition de transformation du Sénégal », a-t-il déclaré, saluant la vision de l’ancien chef du gouvernement en faveur d’un pays « souverain, juste et prospère ». 

Les enseignants paralysent les cours à Bakel 
Le secteur de l’éducation a connu une forte perturbation hier dans le département de Bakel. À l’appel de l’intersyndicale des enseignants, une « journée sans craie » a été observée dans les écoles et établissements scolaires afin de dénoncer les violences dont a été victime un enseignant et d’exiger des sanctions contre les auteurs. À l’origine de cette mobilisation se trouve l’affaire impliquant Adama Diao, directeur de l’école élémentaire de Diyabougou, un village de la commune de Kéniéba. Selon les syndicats, l’enseignant aurait été malmené à la fin du mois de mai par un élément de la gendarmerie. Une plainte a été déposée et une enquête a été ouverte pour établir les responsabilités. Pour marquer leur solidarité avec leur collègue, les enseignants ont massivement suivi le mot d’ordre de grève. Dans la plupart des établissements du département, les salles de classe sont restées vides. Seules quelques classes de troisième ont poursuivi les cours dans le cadre des séances de rattrapage. Les responsables syndicaux dénoncent d’ailleurs un phénomène qu’ils jugent récurrent dans plusieurs localités du département. Ils affirment que des enseignants sont régulièrement confrontés à des agressions ou à des intimidations provenant aussi bien de certains citoyens que des forces de sécurité. Face à cette situation, l’intersyndicale réclame une application rigoureuse de la loi et une meilleure protection des acteurs de l’éducation. Un mémorandum a été transmis au préfet de Bakel afin d’attirer l’attention des autorités sur la nécessité de mettre fin à ces actes et de garantir le respect de la fonction enseignante. 

Le FMI annonce une mission à Dakar 
Le Fonds monétaire international(FMI) a annoncé l’envoi prochain d’une mission au Sénégal afin de poursuivre les discussions techniques engagées avec les autorités sur la situation des finances publiques. Une délégation de l’institution de Bretton Woods est attendue à Dakar durant la semaine du 15 juin. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, Julie Kozack, directrice du département de la communication du FMI, a indiqué que cette mission s’inscrit dans le cadre de la recherche d’une compréhension commune des perspectives macroéconomiques du pays, de ses besoins de financement et de ses priorités en matière de réformes. Selon le FMI, ces échanges doivent également contribuer à l’identification et à la résolution des vulnérabilités significatives auxquelles l’économie sénégalaise est confrontée. L’institution entend ainsi approfondir le dialogue avec les autorités afin de définir les orientations à suivre pour assurer la stabilité économique et budgétaire du pays. 

Un gendarme décède à la suite d’un malaise 
Le gendarme Alioune Badara Djiba est décédé ce jeudi 4 juin 2026 à Kidira après avoir été victime d’un malaise, selon des informations rapportées par l’Adjudant-chef à la retraite Mody Diallo. Membre de la 51e promotion des élèves-gendarmes, il avait débuté sa carrière au sein du 1er Escadron blindé de la Légion de Gendarmerie d’Intervention (LGI) de Mbao avant d’être affecté au Groupement d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI) de Kidira. En service dans cette unité au moment des faits, il n’a malheureusement pas survécu au malaise qui l’a frappé. 

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