"On sauve une situation compliquée avec des gens qui aiment le club et ont un esprit pailladin", a martelé mardi le président délégué de Montpellier, Laurent Nicollin, pour introniser le nouvel entraîneur Jean-Louis Gasset.
Gasset, ancien de la maison, a remplacé lundi Frédéric Hantz, démis de ses fonctions, et a été nommé pour "les deux ans et demi à venir", a ajouté le dirigeant.
"Quitte à se casser la gueule, je préfère me casser la gueule avec des gens que j'aime (et) travailler avec des gens qui sont à la fois compétents et avec lesquels cela se passe bien", a insisté le fils du patron de Montpellier, Louis Nicollin, absent de la conférence de presse de présentation du nouveau duo d'entraîneurs.
Gasset (63 ans), adjoint au long cours de Laurent Blanc (Bordeaux, équipe de France, Paris SG), sera secondé par Ghislain Printant, qui fut joueur puis entraîneur à La Paillade.
Il revient dans un club dont il avait été licencié à l'automne 1999. Fils de Bernard Gasset, ami de Louis Nicollin et fondateur du club, il a accompagné l'émancipation de Montpellier à tous les postes de 1974 à 99.
Gasset, adjoint de Luis Fernandez, puis de Laurent Blanc (formé à Montpellier) depuis 2007, va assumer à nouveau un rôle de numéro 1 qu'il a peu connu dans sa carrière.
"Numéro 1 ou numéro 2, c'est le même métier au quotidien. Le plus dur est d'être face à vous", a éludé devant la presse celui qui a aussi entraîné Caen et Istres.
Il sera secondé par Ghislain Printant, qui retrouve un poste d'entraîneur adjoint après avoir dirigé Bastia durant plus d'un an (2014-16).
Frédéric Hantz, lui, a payé selon Laurent Nicollin un mois de janvier désastreux. "Je ne regarde pas ce qu'il s'est passé au mois de janvier, mais les résultats. Après le discours à la mi-temps, et en fin de match à Marseille (5-1), il fallait prendre des décisions", a expliqué le président délégué.
L'équipe de Frédéric Hantz a pris seulement 1 point lors des quatre dernières journées de L1 et a été éliminé en 32e de finale de la Coupe de France à Lyon (5-1), provoquant la colère de Louis Nicollin.
L'ancien entraîneur de Montpellier, arrivé en janvier 2016, doit rencontrer le président délégué mercredi pour négocier la rupture de son contrat, qui courait jusqu'en juin 2018.