ATTAQUES VISANT LE PRESIDENT BASSIROU DIOMAYE FAYE LES AMAZONES DE SA COALITION S’INDIGNENT
Les Amazones de la Coalition Diomaye Président ont publié un communiqué dans lequel elles expriment leur « vive indignation » face aux attaques verbales et propos jugés irrespectueux visant le chef de l’État. Dans leur déclaration, ces militantes estiment que le président, en tant que garant de l’unité nationale et de la continuité de l’État, doit bénéficier d’un respect en toutes circonstances. Elles rappellent que les divergences politiques ne sauraient justifier les insultes, les attaques personnelles ou les discours qualifiés d’anti‐républicains. Le collectif condamne les agissements de certains acteurs politiques qu’il accuse de porter atteinte à la dignité de l’institution présidentielle et de fragiliser les fondements de la République. Les Amazones avertissent également qu’elles s’opposeront à toute tentative de déstabilisation ou de discrédit visant le président. Par ailleurs, elles appellent les responsables publics — ministres, directeurs généraux, députés et militants — à faire preuve de responsabilité, de retenue et de respect envers le chef de l’État. Le communiqué invite aussi le Procureur de la République à s’auto‐saisir face à ces dérives verbales, estimant qu’elles menacent la cohésion nationale et troublent l’ordre public. Enfin, les Amazones de la Coalition Diomaye Président réaffirment leur attachement à l’État de droit et soulignent que la liberté d’expression doit s’exercer dans le respect des institutions et des valeurs républicaines. Elles réitèrent leur engagement à défendre la stabilité du pays ainsi que les autorités légitimes.
CARTES NATIONALES D’IDENTITE LA DAF ANNONCE LA REPRISE DE LA PRODUCTION
La Direction de l’Automatisation des fichiers (DAF) an‐ nonce que la production des cartes nationales d’identité a repris depuis le mercredi 1er avril 2026. Toutefois, la direction rassure le public que leurs données personnelles sont préservées. Dans un communiqué publié ce mardi 7 avril 2026, « la Direction de l’Automatisation des fichiers (DAF) informe le public que la production des cartes nationales d’identité a repris, le 1er avril 2026 », indique la note. En ce sens, la DAF précise que « les opérations d’enrôlement ont débuté de manière progressive dans plusieurs centres, en vue de leur généralisation sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger ». La Direction de l’Automatisation des fichiers insiste sur la confidentialité et la protection des informations personnelles, affirmant qu’aucune fuite ou perte de données n’est à déplorer. La DAF tient également à rassurer les Séné‐ galais que « l’intégrité (de leurs) données personnelles est strictement préservée ». À l’en croire, la DAF annonce qu’elle reste à « l’écoute des préoccupations des citoyens et promet un service continu dans le cadre de la gestion des cartes nationales d’identité », rapporte le communiqué. Pour rappel, le 5 février 2026, le Directeur de l’Automatisation des fichiers avait informé l’opinion qu’à la suite d’un incident constaté dans le système de la Direction de l’Automatisation des fichiers (DAF), le service de production des cartes nationales d’identité est momentanément suspendu.
SIAGRO 2026 SOUS LE SIGNE DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE
Le 15e Salon International des Industries et Techniques Agroalimentaires (SIAGRO) se tiendra du 9 au 11 avril 2026 au Centre des Expositions de Diamniadio, autour du thème : « Agroalimentaire et industrialisation : construire ensemble une souveraineté alimentaire durable ». Cette édition s’inscrit dans la dynamique de la vision stratégique Sénégal 2050, qui érige l’agriculture et l’agro‐industrie en piliers majeurs du développement économique. Organisé par Sencomane et AME Trade Sénégal, le SIAGRO s’impose comme la principale plateforme dédiée à l’agro‐industrie en Afrique de l’Ouest. L’événement vise notamment à renforcer la souveraineté alimentaire et industrielle du continent, optimiser les chaînes de valeur agricoles et stimuler le développement rural ainsi que l’emploi. Il ambitionne également de pro‐ mouvoir une agriculture durable, d’encourager la transition énergétique, de soutenir l’innovation financière et de dynamiser la production locale et la transformation agroalimentaire. Pour cette 15e édition, Dakar accueillera près de 300 délégués internationaux et 110 exposants issus de 11 pays. Une participation qui offrira aux entreprises une visibilité stratégique auprès de milliers de visiteurs qualifiés et d’acteurs clés du secteur. Parmi les temps forts figurent une ex‐ position internationale dédiée aux innovations et technologies agricoles, des conférences et ateliers animés par des experts, ainsi que des sessions de networking favorisant les partenariats et opportunités d’affaires. Une plate‐ forme digitale interactive sera également déployée pour faciliter les inscriptions, les rencontres B2B et l’expérience des visiteurs.
REVENDICATIONS DES TRAVAILLEURS LE RTA-S DÉNONCE L’« ATTITUDE DU RÉGIME PASTEF » ET EXIGE LA SATISFACTION
Le Rassemblement des Travailleurs Africains Sénégal/Péncoo Réew (RTA‐S) condamne fermement la gestion du gouvernement et apporte son «soutien militant» au Front Syndical pour la défense du travail (FSDT). L’entité politique liste les griefs de la cherté de la vie, les ponctions sur salaires, les licenciements abusifs, les mépris de la grève des transporteurs routiers et appelle «l’ensemble des forces démocratiques» à se mobiliser. Le Rassemblement des Travailleurs Africains Sénégal/Péncoo Réew (RTA‐S) a fait savoir, dans une note parvenue à la Rédaction ce mardi 7 avril 2026, qu’il « condamne sans réserve l’attitude du régime Pastef » et exprime son « soutien militant » au Front Syndical pour la défense du travail (FSDT). La formation politique exige « la satisfaction immédiate des revendications des travailleurs » et dénonce ce qu’elle per‐ çoit comme une rupture du dialogue social. Dans ce docu‐ ment, le RTA‐S relate à son compte une série de doléances portées par le FSDT, qu’il qualifie de « légitimes ». Parmi celles‐ci figure en premier lieu la cherté de la vie et l’effondrement du pouvoir d’achat. La note souligne : « Considérant la fragilisation continue des conditions de vie des travailleurs et travailleuses de notre pays confrontés à des décisions injustes et des pratiques abusives sur leurs lieux de travail et à des politiques qui aggravent la cherté de la vie et font effondrer leur pouvoir d’achat. » Le RTA‐S s’in‐ digne également des « ponctions fantaisistes opérées sur les salaires des enseignants pour fait de grève ». Selon le texte, cette pratique « traduit un esprit de confrontation plutôt que d’apaisement et de dialogue social garant de la stabilité et de la paix ». La note déplore par ailleurs « le non respect des engagements pris par l’État et le patronat dans le cadre du Pacte national de stabilité sociale (PNSS) signé entre l’État, les syndicats et le patronat, en violation du respect mutuel entre partenaires ».Un autre motif d’indignation concerne « le drame social occasionné par les multiples licenciements arbitraires et abusifs des travailleurs brutalement jetés à la rue, plongeant ainsi des milliers de familles dans l’angoisse et la précarité ». Le RTA‐S fustige également « le mépris affiché par le gouvernement dans le traitement des revendications de la Fédération des transporteurs routiers du Sénégal dont le mot d’ordre de grève générale de 72 heures a été largement suivi sur l’ensemble du territoire sénégalais ». Face à ce constat, le RTA‐ Péncoo Réew, par l’intermédiaire de son secrétariat politique, énumère plusieurs injonctions à l’adresse des autorités : « l’arrêt immédiat des ponctions injustifiées sur les salaires des enseignants » ; « le respect intégral des engagements pris dans le cadre du Pacte national de stabilité sociale » ; « l’arrêt des licenciements abusifs et la protection effective des emplois » ; « la fin de l’impunité dont bénéficient certaines multinationales qui piétinent les droits des travailleurs » ; « la réintégration immédiate des travailleurs licenciés abusivement » ; « le traitement diligent et responsable des revendications des routiers du Sénégal ». Le Rassemblement des Travailleurs Africains Sénégal/Péncoo Réew (RTA‐S) insiste sur l’urgence sociale et la nécessité de « rompre avec une logique de confrontation ». En conclusion de sa note, le secrétariat politique du mouvement lance un appel solennel à « l’ensemble des forces démocratiques, sans exception, à se mobiliser massivement pour soutenir le FSDT dans son combat légitime pour la défense du travail ».
DE MACON A INVENTEUR D’UN HELICOPTERE LE PARI FOU DE MAMADOU SOW APS‐
À 57 ans, marié et père de sept enfants, Mamadou Sow n’est plus un homme ordinaire à Tambacounda. Maçon de profession et autodidacte, il a réussi à concevoir un hélicoptère capable d’atteindre 200 km/h et de s’élever jusqu’à 40 mètres d’altitude, concrétisant ainsi une fascination née dès l’enfance devant les films. Dans le quartier périphérique de Gourel Amat, son domicile attire désormais une foule curieuse. On ne s’y rend pas pour observer son travail de maçon, mais pour découvrir, de visu, cet hélicoptère qu’il a fabriqué à partir de matériaux de récupération. Depuis qu’il a réussi à faire voler et piloter par lui‐même cet hélicoptère made in Tamba, voisins, acteurs des médias, créateurs de contenu, curieux anonymes et autorités locales effectuent des allées et venues incessantes dans sa maison abritant son atelier pour saluer cette performance. Dans ce petit d’es‐ pace, M. Sow a réussi à fabriquer et à faire voler cet hélicoptère en métal, fonctionnant grâce à un moteur de six chevaux, de type véhicule R9. “Depuis tout petit, je m’amusais avec les enfants à faire de petits hélicoptères à base de fil de fer que je faisais fonctionner avec de petites batteries et quand je regardais un film, je m’intéresse particulièrement aux hélicoptères”, explique l’inventeur. De teint noir et taille moyenne, le visage plein de sérénité, Mamadou Sow est né en 1969 dans la ville Tambacounda où il a grandi et a appris le métier de maçon. “À Tambacounda, j’avoue que c’est difficile de trouver le matériel pour fabriquer un hélicoptère parce que l’essentiel du matériel avec lequel j’ai travaillé, je l’ai eu au niveau de la ferraille’’, a‐t‐il dit, en faisant allusion aux difficultés qu’il rencontre dans les terroirs éloignés de la capitale du pays qui concentre l’écrasante majorité des activités économiques et technologiques.‘’J’ai moi-même fait l’installation de cet hélicoptère, avec l’aide de mon enfant qui est un soudeur et si le matériel était facile à avoir, j’allais fabriquer un hélicoptère sur la base d’aluminium mais au regard des difficultés, je me suis focalisé sur le métal”, a poursuivi l’inventeur. Comme pour dire qu’il est loin de dévoiler tout son talent. A preuve, il pilote lui‐même son hélicoptère, une compétence qu’il a acquise en autodidacte, se définissant comme une personne qui ne cède jamais malgré les difficultés.