SÉNÉGAL – ÉTATS-UNIS LE FBI DÉBARQUE À DAKAR
Le Sénégal et les États‐Unis veulent donner une nouvelle dimension à leur partenariat sécuritaire. Dans cette dynamique, le directeur adjoint du FBI, Andrew Bailey, a effectué une visite officielle à Dakar afin de consolider la coopération bilatérale au‐ tour des questions de sécurité, de lutte contre la criminalité transnationale et de partage de renseignements. Au cours de son séjour dans la capitale sénégalaise, le responsable américain a multiplié les rencontres avec plusieurs autorités étatiques. Il s’est notamment entretenu avec le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé, ainsi qu’avec la ministre de la Justice, Yassine Fall. Des échanges ont également eu lieu avec des responsables impliqués dans les questions diplomatiques et institutionnelles liées à la sécurité. Les discussions ont principalement porté sur « le renforcement des capa‐ cités opérationnelles des services de sécurité sénégalais », « l’amélioration des mécanismes de partage de renseignements » et « la lutte contre la criminalité transnationale organisée », devenue un défi majeur pour plusieurs États de la sous‐région. Dans un contexte marqué par la montée des menaces sécuritaires et des réseaux criminels transfrontaliers, Dakar et Washington affichent ainsi leur volonté de renforcer leur coordination. Andrew Bailey a aussi rencontré Khare Diouf pour évoquer les perspectives de coopération institutionnelle et diplomatique dans le domaine sécuritaire. À travers cette vi‐ site, les autorités américaines ont réaffirmé leur engagement à soutenir des partenariats fondés sur la responsabilité, la coopération et le respect de l’État de droit. Pour les deux pays, cette collaboration renforcée devrait permettre de mieux anticiper les défis sécuritaires contemporains, tout en contribuant à la stabilité régionale et à la protection des populations. Cette mission du numéro deux du FBI traduit également la place stratégique qu’occupe le Sénégal dans la coopération sécuritaire entre les États‐Unis et l’Afrique de l’Ouest, dans un contexte régional de plus en plus sensible sur les plans sécuritaire et géopolitique.
CRISE DANS LA BOULANGERIE LA FNBS DÉNONCE UNE « ASPHYXIE ÉCONOMIQUE »
La Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS) tire la sonnette d’alarme sur la situation que traverse actuellement le secteur de la boulangerie au Sénégal. Dans un communiqué rendu public, l’organisation évoque une « asphyxie économique programmée » qui menace la survie des entre‐ prises boulangères à travers le pays. Selon la FNBS, « la fixation du prix du pain à 150 FCFA, sans mesures d’accompagnement réelles » et « l’explosion du coût des intrants » ont plongé de nombreuses boulangeries dans une situation critique. La fédération affirme qu’« aujourd’hui, les boulangeries sénégalaises travaillent à perte », une réalité qui « menace des milliers d’emplois ». Dans son communiqué, le bureau national de la FNBS dénonce également « le non‐respect des engagements pris par l’État depuis deux ans », mais aussi « l’absence de réponses concrètes face à une crise documentée » ainsi que « l’immobilisme des autorités qui met en péril la stabilité de la filière ». Face à ce qu’elle qualifie de « situation insoutenable », la fédé‐ ration exige « l’application immédiate de mesures de soutien ». Elle avertit par ailleurs que « à défaut, un plan d’actions national sera déployé », une initiative qui pourrait « impacter la production et la distribution du pain sur l’ensemble du territoire ». Afin de « faire toute la lumière sur cette crise » et d’annoncer « ses prochaines actions », la Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal convie la presse nationale et internationale à une conférence de presse prévue le mercredi 13 mai 2026 à 10h30, à son siège situé aux HLM Grand Yoff. Le Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS) signale que la survie de leur métier est en jeu et le dialogue doit désormais être « sincère et suivi d’effets immédiats ».
COMMUNE DE DIASS THICKY ÉTRENNE SON BOUVEAU MARCHÉ
En attendant la réception du nouveau et magnifique stade municipal de Diass construit aux normes de la FIFA et sur fonds propres, le meilleur maire du Sénégal, Mamadou Ndione inaugure ce samedi 9 mai, à 16 h, le marché du village de Tchiky. Un projet finalisé par cette dynamique équipe municipale et va considérablement soulager les femmes de ce village de la commune, obligées de squatter les marchés environnants. Toutes nos félicitations à Mamadou Ndione et son équipe qui sont en train de transformer l’architecture de Diass
SUCCÈS AU FORCEPS LES LIONCEAUX RUGISSENT DÉJÀ AVANT LE GRAND DÉFI CONTINENTAL
Le Sénégal poursuit sa montée en puissance à l’approche de la compétition continentale. Ce jeudi, sur la pelouse du Stade municipal de Hammam Lif, les Lionceaux ont signé une victoire précieuse face à la Tunisie (1‐0) en match amical. Un succès acquis dans la douleur mais porteur d’espoirs, tant sur le plan du jeu que de l’état d’esprit affiché par les jeunes protégés de Lamine Sané. Dans une rencontre fermée, rythmée par une forte intensité physique et une bataille tactique serrée, les deux équipes ont longtemps peiné à se départager. La Tunisie, poussée par son public, a tenté d’imposer son rythme dès les premières minutes, mais s’est heurtée à une défense sénégalaise disciplinée et bien organisée. Les Lionceaux, eux, ont progressivement pris confiance, misant sur des transitions rapides et une meilleure maîtrise technique au fil des minutes. C’est finalement sur un éclair de lucidité que le Sénégal a fait la différence. Titularisé à la pointe de l’attaque, Cheikh Omar Sy, pensionnaire de Castor FC, a su saisir sa chance en inscrivant l’unique but de la rencontre. Au‐delà du score, c’est la solidité mentale et la cohésion du groupe qui ont marqué les esprits. Face à une équipe tunisienne accrocheuse, les Lionceaux ont fait preuve de maturité, gérant leur avance avec sérieux jusqu’au coup de sifflet final. Une prestation rassurante pour le staff technique, qui voit ses choix tactiques commencer à porter leurs fruits. Pour Lamine Sané, cette victoire constitue une étape importante dans le processus de préparation. Elle permet non seulement de renforcer la confiance du groupe, mais aussi d’affiner les automatismes avant le début des choses sérieuses. Le sélectionneur pourra s’appuyer sur cette performance pour ajuster son dispositif et tirer les enseignements nécessaires en vue des échéances à venir. Après cette confrontation réussie, la délégation sénégalaise met désormais le cap sur le Maroc, où elle pour‐ suivra son stage de préparation. Un passage stratégique qui permettra aux Lionceaux de peaufiner leur condition physique et de corriger les derniers détails avant leur entrée en lice dans la compétition continentale. Le rendez‐vous est d’ores et déjà fixé : le Sénégal affrontera l’Afrique du Sud le 14 mai à 16 heures pour son premier match officiel. Un test grandeur nature qui donnera le ton de leur campagne. Forts de cette victoire face à la Tunisie, les Lionceaux abordent cette échéance avec ambition et détermination. Dans un contexte où chaque détail compte, ce succès, aussi étriqué soit‐il, pour‐ rait bien constituer le déclic nécessaire pour lancer une dynamique positive. Les Lionceaux ont montré qu’ils avaient du caractère. Reste désormais à confirmer sur la scène continentale, là où les rêves prennent forme… ou se brisent.
MEETING «DIOMAYE-PRÉSIDENT» LES SYMPATHISANTS DU DR ABDOURAHMANE DIOUF MOBILISENT !
Compte tenu de sa prise de position politique courageuse et ses discours équilibrés, francs et tranchants, le ministre de l’Environnement Dr Abdourahmane Diouf est en train de gagner en sympathie dans la banlieue dakaroise, particulièrement à Thiaroye‐Gare où de nombreux élèves, étudiants, ouvriers et autres citoyens lambda se proclament pro‐Rakhou, l’une des figures emblématiques de la coalition « Diomaye‐Président ». A l’approche du grand meeting de la Coalition « Diomaye‐Président » prévu samedi 9 mai 2026 à Mbour, des fans et sympathisants d’Abdourahmane Diouf sonnent la mobilisation ! Hier, renseigne « Le Témoin » Quotidien, des groupes de jeunes s'affairent à la confection de banderoles et pancartes avec leurs propres moyens. Des messages du genre « Pour Abdourahmane Diouf, nous sou‐ tenons l’action du Président Diouf », « Rakhou moy Diomaye, Diomaye moy Rakhou » etc. Mbour sera la capitale nationale de la mobilisation politique. La coalition « Diomaye‐Président » entend faire une démonstration de force grandeur nature. La banlieue dakaroise ne sera pas en reste !
ÉMIGRATION IRRÉGULIÈRE 35 CANDIDATS INTERPELLÉS À KEUR AYIB
Le Commissariat spécial de Keur Ayib a mis la main sur trente‐cinq candidats à l’émigration clandestine lors d’une opération menée le 6 mai 2026. Les personnes interpellées, originaires de plusieurs pays de la sous‐région, projetaient de rallier les côtes espagnoles via la Gambie. Une enquête est en cours pour identifier et démanteler le réseau de trafic de migrants impliqué. Selon la police, les candidats arrêtés ont une moyenne d’âge de 29 ans. Le groupe est composé de vingt‐cinq Maliens, six Sénégalais, trois Guinéens et un Burkinabé. D’après les premiers éléments de l’enquête, ces migrants provenaient des régions de Dakar et de Thiès et envisageaient de rejoindre Brikama, en Gambie, considérée comme le point de départ de leur voyage vers les côtes espagnoles à bord d’une embarcation de fortune. La police indique que l’autorité judiciaire a été saisie de l’affaire. Les investigations se poursuivent en collaboration avec l’antenne de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) de Karang afin de remonter la filière et d’identifier les organisa‐ teurs de ce réseau criminel.
AVENUE CHEIKH ANTA DIOP DES ORGANISATIONS DÉNONCENT LA DÉBAPTISATION
Selon notre confrère Aps, des organisations panafricanistes du Sénégal ont annoncé, jeudi à Dakar, leur intention de saisir les plus hautes autorités du pays afin d’obtenir l’annulation de la délibération du Conseil municipal de Mermoz–Sacré‐Cœur débaptisant une partie de l’Avenue Cheikh Anta Diop. “Nous allons saisir directement les plus hautes autorités pour faire annuler cette décision du Conseil municipal”, a déclaré Saliou Diop, membre du mouvement Carbone 14, lors d’un point de presse consacré à la cérémonie de dénomination organisée le 2 mai dernier par la municipalité de Mermoz–Sacré‐Cœur. Outre la saisine des plus hautes autorités, ces organisations panafricanistes envisagent d’organiser des manifestations, des actions de sensibilisation et d’autres initiatives de protestation afin ”d’exercer une pression” sur les autorités municipales de Mermoz‐ Sacré‐Cœur. Cette portion de l’avenue Cheikh Anta Diop a été rebaptisée au nom de Serigne Modou Kara Mbacké, chef religieux et petit‐fils de Mame Thierno Birahim Mbacké, frère cadet du fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Les organisations panafricanistes qualifient cette décision de “juridiquement nulle et non avenue”, au motif que “l’autorité en question n’a pas les prérogatives” de débaptiser une partie de cette avenue qui traverse quatre communes, à savoir la Médina, Fann–Point E, Mermoz–Sacré‐Cœur et Ouakam. Saliou Diop a rappelé que l’Avenue Cheikh Anta Diop avait été dénommée ainsi par le décret n° 87‐382 du 30 mars 1987, signé par le président Abdou Diouf en hommage à l’illustre égyptologue sénégalais, un an après sa disparition le 7 février 1986. Les organisations panafricanistes ont estimé que la décision du Conseil municipal relève de motivations ”purement politiciennes et constitue un manque de respect total à la mémoire du pro‐ fesseur Cheikh Anta
APRES AVOIR PURGE LEURS PEINES AU MAROC LES TROIS SUPPORTERS SÉNÉGALAIS RENTRENT AU BERCAIL
Les trois supporters sénégalais retenus au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) ont regagné le Sénégal hier jeudi après avoir purgé leurs peines de prison prononcées par la justice marocaine. Arrivés à 18h25 à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass à bord d’un vol de la Royal Air Maroc, Abdoulaye Dieng, Ibrahima Diop et Aziz Wade ont été chaleureusement accueillis par une foule nombreuse composée de proches, de supporters et de sympathisants. Les trois hommes faisaient partie des 18 supporters sénégalais inter‐ pellés au Maroc à la suite des violences ayant éclaté lors de la finale de la CAN opposant le Sénégal au pays hôte, le Maroc. Poursuivis pour des faits qualifiés de « hooliganisme », les supporters étaient notamment accusés de troubles à l’ordre public, de jets de projectiles, d’invasion de pelouse, de dégradations d’équipements sportifs et de violences contre les forces de l’ordre. La Cour d’appel de Rabat avait confirmé les peines prononcées en première instance, mal‐ gré les recours introduits par la défense. Les condamnations allaient de trois mois à un an de prison ferme : trois supporters ont écopé de trois mois de détention, six autres de six mois et neuf d’un an de prison. Les trois Sénégalais arrivés jeudi à Dakar avaient été condamnés à trois mois de prison. Ils ont été libérés le 18 avril après avoir entièrement purgé leurs peines